‹ Histoire naturelle des insectes, coléoptèresChapitre 155 sur 1045 · DERMESTES · texte numérisé non relu

DERMESTES

— Jambes étroites, allongées. — Corps orilinairenient allongé ou peu bombé.

Les Dermestins sont de taille petite ou au plus moyenne ; ils sont connus pour la plupart par les ravages qu'ils font dans les collections d'animaux conservés; leurs larves, non moins redoutables que l'insecte parfait , sont velues ; leur dernière dépouille sert souvent d'enveloppe à la nymphe.

DEKIWESTiTES.

Caractères. Antennes libres.

Genres: jéspidiphorus , Dermestes, Mcgatoma.

ASPIDIPHORUS, Ziégler; Niiidida , Gyll.

Antennes de dis articles distincts ; la massue très-allongée , cylindrique , de trois articles. — Palpes très-courts , gros à la base , et terminés en pointe. — Tarses allongés ; les quatre premiers articles presque égaux. — Tète grande , anguleuse. — Corselet court. — Elytres grandes, plus larges que le corselet , recouvrant l'abdomen , convexes. — Pattes grêles.

Les Aspidiphorus vivent dans les endroits plantés d'arbres fruitiers. Ils sont très-rares et fort petits.

ASPIDIPHORUS ORBICUI-ATUS.

Gyll., 1, 242, 32. — Long. ' lig. Larg. \ lig. — Presque orbiculaire , finement ponctué, convexe, légèrement pubescent, noir ; corselet brillant ; élytres avec des stries régulières de points enfoncés; dessous du corps d'un brun-noir ; pattes d'un rougeàtre pâle. — Suède.

DERMESTES, Fabk., Oliv.

assez grand ; les suivans globuleux ; les trois derniers perfoliès , un peu aplatis . formant une massue ovale ; le dernier plus petit, plus court que le préeédent, ou tout au plus de sa longueur. — Palpes trèscourts, presque filiformes. — Tarses épais, assez courts. — Mandibules courtes, épaisses, presque droites, dentelées sous leur extrémité. — Tète petite , inclinée. — Corselet trapézoïde , incliné et rétréci en avant. — Ecusson petit, arrondi. — Elytres convexes, embrassant l'abdomen. — Pâlies fortes; les Jambes comprimées.

Insectes. II.

Ces insectes , un peu au-dessus de la taille moyenne, ne sont pas moins nuisibles par les dégâts qu'ils causent dans nos collections, qu'utiles par les services qu'ils nous rendent en contribuant à la destruction surtout des parties nerveuses ou tendineuses des cadavres. Ils fuient la lumière, et marchent d'une manière incertaine et timide ; le repos semble leur plaire ; lorsqu'on les touche, ils demeurent immobiles quelques instans, jusqu'à ce que le danger soit passé. Leurs larves se rencontrent dans presque toutes les matières animales , et surtout dans les cadavres en putréfaction : celle du D. Lardarius est allongée, plus large antérieurement , garnie de longs poils , avec deux tubercules en forme de cornes écailleuses sur le premier segment.

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