‹ Histoire naturelle des insectes, coléoptèresChapitre 82 sur 1045 · MYL«:CHl)S SERRIPES · texte numérisé non relu

MYL«:CHl)S SERRIPES

Sahlb., Ins. Faun., 7, 93, 8. — Gyll., Ins. Suec, t. I , pars 4, p. 318. — Long. 2 lig. 7. Larg. 1 lig. {. — Ovale-oblong, brun, pubescent, grisâtre; antennes courtes; massue grande, obtuse; cuisses et jambes presque droites , les postérieures faiblement crénelées. — Finlande.

SEPTIEME FAMILLE. — HISTÉROIDES.

Caractères. Pattes contractiles; les postérieures plus écartées entre elles à leur naissance que les autres. — Antennes toujours coudées, terminées par un massue solide. — Mandibules fortes, saillantes, prolongées en pointe. — Présternum souvent dilaté à sa partie antérieure. — Eiytres tronquées. — Jambes antérieures, presque toujours dentées ou épineuses extérieurement.

Les Histéroides se nourrissent de matières végétales ou animales en décomposition; quelques espèces paraissent vivre de la sève des arbres ; ils ont une démarche lente ; leur taille est moyenne ou petite.

Les espèces soumises aux investigations anatomiques ont offert un canal digestif ayant quatre ou cinq fois la longueur du corps, un œsophage très-court, suivi d'un renflement oblong, qui paraît pourvu intérieurement de pièces propres à la trituration. Levenlricule chylifique est très-long, replié, hérissé de papilles pointues et saillantes. L'intestin grêle est filiforme. Le cœcum s'en dislingue par une contracture annulaire. Les vaisseaux hépatiques ont six insertions autour du ventricule chylifique j ils sont transparens et d'une extrême ténuité.

Les larves des Histéroîdes se nourrissent des mêmes substances que l'insecte parfait ; elles sont linéaires, aplaties, molles. La tête et le premier segment sont écailleux; celui-ci est cannelé dans sa longueur ; elles ont six pattes courtes et sont terminées par deux appendices articulés et par un prolongement anal lubulaire.

M. Erichson a donné dans le lahrbucher de M. Klug une monographie de cette famille, dans laquelle il l'a répartie en un très-grand nombre de genres qui ne nous paraissent pas présenter des caractères assez importans pour les faire adopter.

H8SÏEI10IÏES.

Genres : Hister, Platysoma, Tryponœus, DendrophUus , Onihophilus , Abvœus , Hololepta, Spherites.

HISTER , Fabr. , Oliv. . Latr.

grand, obconique, arqué, très -long; le deuxième de même forme que le premier, et un peu plus long que lessuivans; ceux-ci plus grêles ; les trois derniers épais , trèsserrés. — Palpes inégaux, peu avancés, composés d'articles obconiques ; le dernier cylindrique. — Tarses courts, formés d'articles comprimés ; les quatre premiers armés en dessous de deux épines; le dernier plus long , terminé par deux crochets courbes. — Tète petite, rélractile, cachée sous le corselet, — - Mandibules épaisses , aiguës , dentées au côté interne. — Mâchoires Icrminées par un lobe court. — Menton légèrement échancré. — Corselet rétréci en avant, joint étroitement avec les élytres en arrière , plus ou moins convexe en dessus; en dessous le présternum est fort élevé, et s'avance jusqu'à la bouche. — Ecusson petit , triangulaire, — Elytra plus courtes que l'abdomen , tronquées a l'extrémité ou peu arrondies; le bord latéral incliné en dehors. — Pattes courtes. — Cuisses et jambes comprimées; les intermédiaires et les postérieures avec deux rangées d'épines, dilatées à l'extrémité. — Abdomen court, obtus.

Les Hisfer sont en général de moyenne taille, de forme ovalaire, un peu bombée. Leurs couleurs sont foncées ou méialliques, rarement ils offrent des taches. Ils se ressemblent tous tellement par le faciès, que l'étude des espèces est hérissée de difficultés. Paykull, dans une excellente monographie du genre, l'a divisé en différentes sections et familles. D'après le nombre des dentelures des jambes, celui des stries du corselet et des élytres, et d'après ces caractères, un peu artificiels peut-être , il est parvenu à bien signaler les espèces. Nous ferons usage de son travail, en donnant ici l'explication des termes qu'il emploie pour abréger ses descriptions. Le front est souvent marqué sur le devant et les côtes d'une strie semi- circulaire, nommée Urie ordinaire. Les élytres, à l'exception d'un petit nombre d'espèces , sont ornées de sti-ies dont le nombre ne dépasse jamais neuf, et est souvent inférieur; deux de ces stries, placées dans la partie même des élytres qui s'incline vers l'abdomen, ne peuvent être aperçues qu'en inclinant fortement l'insecte la plus rapprochée du

IIISTER.

bord s'appelle termiuale, et celle qui lui est adjacente latérale. Dans la plupart des espèces on trouve ces deux stries. Près de la strie latérale, mais sur l'espace supérieur des élvlres, on voit la strie nommée marginale; mais elle manque dans beaucoup d'espèces. Après celle-ci on en trouve cinq autres,également éloignées entre elles,et nommées, première, deuxième, troisième, quatrième, cinquième doisalcs; auprès de celte dernière, la neuvième strie, appelée suturale , comme la plus proche de la suture. Le nombre de rjsf, stries varie; mais quand une ou deux manquent, on trouve libre la place où elles déviaient être. Souvent ces stries sont raccourcies, sait en avant, sojt en arriére ; leur nombre et leur longueur fournissent de bons caractères. Ou trouve encore souvent à la base des élytres, au commencement de la première strie dorsale, vers le bord, une petite strie oblique, quelquefois peu marquée , que Paykull appelle linméralc, et qui se réunit quelquefois avec la strie marginale. Les Hisier ont des ailes grandes, dont ils font rarement usage. On rencontre ces insectes dans le fumier, les ordures, les cadavres, les bolets en dissolution , sous les pierres. C'est surtout pendant l'été qu'on les trouTe en plus grand nombre.

Première section. Corselet strié longitudinalement.

Première tribu. Deux stries sur les côtés du corselet.

Première famille. Elytres avec une strie marginale.

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