A HISTOIRE NATURELLE
la place des ailes , de chaque côté de la poitrine , qu’une longue pièce plate et étroite, qui diminue insensiblement de largeur, et se termine en pointe; dans quelques espècesÿ ces pièces sont très courtes , et ne sont » que des moignons , ou des rudimens d’ailes, qui ne sont point propres au vol. Plusieurs ” espèces ont des ailes membraneuses, dont elles font rarement usage.
Les pates sont longues et minces; les - cuisses sont un pen renflées; les jambes sont " terminées par deux épines.
* Les tarses sont divisés en cinq articles ; garemier et le dernier sont presque Her longueur; les trois autres sont plus courts et plus larges ; le dernier est un peu renflé ] à son extrémité, et terminé par deux cro- . chets assez forts et pointus; les tarses des -pates antérieures sont un peu plus larges que les autres, tous sont garnis de poils ou d'épines roides, ainsi que les jambes; les : cuisses postérieures ont à leur base un ap- ” pendice ovale assez grand.
+ On trouve les carabes dans la terre et sous les pierres ; on les voit aussi courir fort
+ “ ” cm , LE] n DES CARABES. J
vite à terre dans les jardins et dans les champs : les plus grandes espèces se cachent pendant le jour sous terre, elles en sortent la nuit; maïs les petites espèces se montrent dans le jour. Tous les carabes sont carnassiers; ils se nourrissent d’autres insectes, sous l’état de larve et sous celui d’insecte parfait. F Les larves des carabes vivent dans la terre et dans les bois pourris; elles sont peu connues ; leur corps est allongé, com- é posé de douze anneaux ; elles ont six pates & écailleuses ; leur bouche est armée de deux fortes mâchoires, dontelles se servent pour saisir les larves ou insectes dont elles vivent. Réaumur a trouvé plusieurs fois la larve du ” carabe sycophante dans le nid des chenilles processionnaires. rx?
Un des insectes les plus redoutables pour les chenilles, dit cet observateur, est un
du
ver noir, qui a seulement six jambes écailleuses attachées aux trois premiers anneaux; il devient aussi long et plus gros qu'une chenille de médiocre grandeur ; le dessus de son corps est d’un beau noir lustré ; il semble
+ Le … É FU ", É &
* que ces anneaux soient écailleux ou erustacés ; au-devant de la tête, il porte deux pinces écailleuses, recourbées en croissant l’une vers l’autre, avec lesquelles il a bientôt percé le ventre d’une chenille, car c’est ordinairement par le ventre qu'il les atta- È que ; la chenille qu’il a une fois percée, a » beau se donner dés mouvemens, s’agiter, se tourmenter pour marcher, il ne l’abandonne pas jusqu’à ce qu'il l'ait entièrement . ou presque entièrement mangée; la plus grosse chenille ne suffit qu'à peine pour le s nourrir un jour; il en tue et en mange plusieurs dans la même journée, quand il les trouve.
s Ces vers, très gloutons, savent se placer à merveille pour que la proie ne leur manque pas; ils savent trouver les nids des processionnaires et sy établir. Il ne m'est guère arrivé de défaire un nid de ces chenilles où je n’aie rencontré quelque ver de cette espèce, et souvent j'y en ai rencontré cinq à six : là, ils peuvent assurément manger autant qu'ils veulent; il n'y a pas de jour apparemment où chacun d’eux ne
fasse périr un bon nombre de ces chenilles, ou de leurs chrysalides ; car ils continuent À se tenir dans les nids des processionnaires ; même après qu’elles se sont changées ent chrysalides. ;
Ce ver n’est pas en tout temps précisément de même couleur; le temps où il pa- , raît d’un plus beau noir.est celui où ‘ilta +4 besoin de nourriture. Quandil a bien mangé, F comme il lui arrive souvent, sa peau de vient tendue, ses anneaux sont plus débo tés, et laissent voir du brun sur le corps et du Dee sur les côtés. A force de manger ;# il se met quelquefois dans un état où sa peau paraît prête à crever; il semble pres= que étouffé : aussi, quoiqu’ils soient vifs et farouches dans d’autres temps, ils se laissent alors toucher comme s'ils étaient morts; mais quand leur digestion est avancée, et :
qu'ils se sontrvidés, ils commencent à se mouvoir , et à Re l'agilité qui leur est ordinaire.
J'ai vu quelquefois les plus gros de ces vers bien punis de leur gloutonnerie : lorsqu’elle les avait mis hors d'état de se pou- .
- «voir remuer, ils étaient attaqués par d’autres vers de leur espèce, encore jeunes et assez petits, qui leur perçaient le ventre,
… etles mangeaient. Rien ne mettait ces jeunes
… mers dans la nécessité d’en venir à une telle barbarie, car ils attaquaient leurs camarades
dans des temps où les chenilles ne leur man-
” ® quaient pas. Réaumur, Mém. des Insect.,
. tome 11, page 455.
L.. Les carabes répandent une odeur très Pénétrante qui approche de celle du tabac et de quelque plante vénéneuse. Pour peu
“qu'on les touche , cette odeur s’attache aux doïgts ; et se fait long-temps sentir. Elle est produite par une matière onctueuse qui transpire de leur corps; mais quand on touche linsecte un peu rudement, il fait sortir, tant de la bouche que du derrière,
* une liqueur âcre et caustique, dont l'odeur est encore plus forte, et qui souvent est seringuée hors du derrière en manière de jet, quelquefois À une assez grande distance. Une goutte de cette liqueur reçue dans l'œil y cause une douleur très vive; ce qui fait croire qu'un insecte aussi caustique, pris
intérieurementiserait un poison très actif »
et très dangereux. Cependant nous trouvons dans l'Encyclopédie, qu'Hippocrate, Pline,»
et les anciens médecins qui attribuaïient aux NA ï :
carabes une vertu peu inférieure à celle des
cantharides, en faisaientusage dans diyerss maladies , et les faisaient prendré i intérieu rement à très petite dose, et ils les employaient quelquefois en pessaires, mélés avec des substances aromatiques.
M. Olivier rapporte qu'au Sénégal, les
nègres font un savon, dans la composition duquel ils font entrer une espèce de petit carabe ; que ce savon, dont la couleur est noire, a la propriété du nôtre , et sert aux mêmes usages tout le long de la côte du Sénégal; et il ajoute, que peut-être parmi les nombreuses espèces. qui habitent l’Eu-
rope , les arts pourraient aussi trouver quel- …
ques substances utiles.
Le genre carabe est très nombreux : il est composé de près de six cents espèces.
On en trouve beaucoup en Europe ; mais les plus grandes habitent les pays chauds.
Le , . “10 HISTOIRE NATURELLE
. LA H Le Carabe chagriné, Carabus coriaceus.
Cefcarabe est un des plus grands de ceux d'Europe : il a quinze à seize lignes de long; il est d’un noir mat en dessus, d’un noir lui- Sant en dessous; les antennes sont un peu ; de longues que le corselet; la tête est couverte de points enfoncés; le corselet est en cœur, légèrement rebordé, avec un sillon peu enfoncé sur le milieu, et une impression de chaque côté du bord postérieur ; il . est finement pointillé ; les élytres sont convexes, rebordées et couvertes de points élevés qui les font paraitre chagrinées.
On le trouve dans presque toute l’Europesssous les pierres, dans les endroits humides : il n’est pas rare aux environs de Paris.
Le Carabe alternant, Carabus alternans.
G. Pambore. Larr.
Il est long de treize lignes , et large de quatre lignes trois quarts; son corpsestnoir,
DES CARABES+ dx avec les côtés du corselet d’un bleu violet; les élytres sont sillonnées , et d’une couleur bronzée foncée; les sillons sont coupés par des impressions transverses , et présentent.
chacun une rangée de tubercules ou de grains élevés.
On trouve cet insecte à la Nouvelle-Hols… lande.
Le Carabe purpurin, Carabus purpurascens.
Il a un peu plus d’un pouce de long; il est d’un noir violet luisant en dessus, avec les bords du cerselet et des élytres d’une belle couleur violette dorée ; le dessous du corps est d’un noir luisant ; les antennes sont un peu plus longues que le corselet ;" la tête est pointillée ; le corseletest en cœur, rebordé, aminci postérieurement ; les angles postérieurs s’avancent un peu vers les
élytres; il est finement pointillé; il à une Ne
ligne longitudinale peu enfoncée sur le milieu; les élytres sont convexes, avec des stries très rapprochées : quelques espèces
ont trois rangées de points enfoncés. Cette espèce n’a point d’ailes.
On le trouve en Europe, sous les pierres, et dans les ordures des jardins : il n’est pas rare aux environs de Paris.
. Le Carabe bleu , Carabus cyaneus.
Il est un peu moins grand que le précédent; les antennes sont beaucoup plus longues que le corselet, noires, et d’un noir cendré à l'extrémité; les yeux sont fauves ; la tête est noire, pointillée ; le corselet est presque en cœur, rebordé , pointillé, sillonné à sa partie supérieure, d’une couleur violette foncée; les élytres ne sont pas réunies quoiqu'il n’y ait point d’ailes en dessous ; elles sont raboteuses, noires, avec le rebord extérieur violet ; le dessous du corps et les pates sont d’un noir luisant.
On le trouve au nord de l’Europe, en Allemagne : il est rare aux environs de Paris.
‘ z DES GARABES. 13
Le Carabe varié, Carabus variegatus.
G. Graphiptère. Lame.
Il a neuf lignes de long; son corps a une forme aplatie ; la tête n’est pas très grosse ; elle est noire, ponctuée , avec deux enfoncemens longitudinaux entre les yeux, qui sont garnis d’un duvet blanchätre ; la lèvre supérieure est avancée, arrondie, et presque échancrée à son extrémité; les antennes ne sont guère plus longues que la tête et le corselet réunis; les yeux sont brunâtres , et peu saïllans ; le corselet est en forme de cœur tronqué; il est beaucoup plus large que la tête à sa partie antérieure , il se rétrécit postérieurement ; il a des points enfoncés et des rides irrégulières qui se confondent avec ces points, ce qui le fait paraître rugueux ; il est de la couleur de la tête, et il a de chaque côté une bordure blanche , assez large, formée par un duvet blanc; l’écusson est petit, noir et triangulaire; les élytres sont planes et le double plus larges que le corselet dans leur milieu;
elles forment un ovale très peu allongé, et sont tronquées à leur extrémité; elles sont d’un noir mat soyeux , et elles ont une bordure blanche qui va depuis la base jusqu’à l'extrémité de la suture; cette bordure est un peu plus large à l’extrémité , et elle a deux grandes dents intérieures; la première près de la base, formant une tache triangulaire assez grande, et la seconde au milieu, en forme de bande un peu oblique , arrondie, à son extrémité et n’allant pas jusqu’au milieu de l’élytres elles ont en outre six points blancs, formés, ainsi que la bordure, par un duvet court et serré; le dessous du corps est d’un noir un peu Ali brillant que le dessus , avec quelques poils blanchâtres, assez longs, sur le corselet et sur la poitrine; les pates sont noires , assez longues.
On trouve cet insecte en Égypte.
Le Carabe sillonné, Carabus sulcatus.
G. Anthie. Larn.
Il à environ seize lignes de long ; les antennes sont noires, un peu plus longues que
le corselet ; la tête est noire, raboteuse; le corselet est en cœur, aminci postérieure ment, noir, avec les bords latéraux couverts d’un duvet blanchâtre ; les élytres sont fortement striées, avec trois taches rondes enfoncées sur chacune , formées par un duvet blanchâtre; les bords extérieurs sont couverts d’un même duvet; le dessous du corps et les pates sont noirs. à On le trouve au Sénégal.
Le Carabe jardinier, Carabus hortensis.
Il a près d’un pouce de long ; les antennes sont noires à leur base, noirâtres à leur extrémité, de la longueur du corselet ; la tête est raboteuse, d’un noir bronzé ; le corselet est en cœur, pointillé , sillonné à sa partie supérieure, d’un noir bronzé, avec les bords latéraux cuivreux; les élytres sont convexes, un peu chagrinées, bronzées , avec trois rangées de points enfoncés , cuivreux; les bords latéraux sont ‘d’une couleur cuivreuse ; le dessous du corps et les pates sont d’un noir luisant.
On le trouve au nord de l’Europe, en
Suisse, et aux environs de Paris, dans les boïs.
Le Carabe convexe, Carabus convexus.
Il à environ huit lignes de long; tout le corps est noir; les antennes sont un peu plus longues que le corselet; la tête est pointillée; le corselet est en cœur, rebordé, légèrement sillonné et chagriné; les élytres sont convexes , rebordées ; elles ont des stries très fines et très rapprochées; entre chaque strie est une rangée de points enfoncés.
On le trouve en Allemagne : il est rare aux environs de Paris.
Le Carabe doré, Carabus auratus.
Il est un peu plus grand que le précédent, et de forme plus allongée; les antennes sont jaunes depuis la base jusqu’au milieu , brunes dans le reste de leur longueur , plus longues que le corselet; la tête est verte ; les mandibules et les antennules sont rougeâtres; le corselet est un peu en
cœur, finement pointillé, d’un vert doré, avec une petite ligne longitudinale peu enfoncée sur le milieu; les élytres sont réunies ; elles ont trois larges sillons; leur couleur est d’un vert doré, avec les bords latéraux cuivreux ; le dessous du corps est noir, luisant; les cuisses et les jambes sont rougeâtres ; les tarses sont noirs.
On le trouve dans presque toute l’Europe, dans les champs et dans les jardins.
Il est très commun aux environs de Paris.
Le Carabe granulé, Carabus granulatus.
Il a un peu plus d'un pouce de long; les antennes sont noires, plus longues que le corselet; la tête est bronzée, pointillée ; le corselet est presque en cœur, bronzé, un peu cuivreux sur les côtés, marqué sur le milieu d’une petite ligne longitudinale enfoncée; les élytres sont bronzées; elles ont des lignes longitudinales élevées et trois rangées de points allongés élevés ; le dessous du corps et les pates sont noirs. Cet insecte n’a
point d'ailes, quoique les élytres ne soient pas réunies.
Onle trouve dans presque toute l’Europe:
il n’est pas rare aux environs de Paris.
Le Carabe doré brillant, Carabus auronitens.
Il est de la grandeur du carabe doré ?
auquel il ressemble beaucoup ; les antennes sont noires, avec le premier article rougeûtre; la tête est d’un vert brillant, finement pointillée; le corselet est presque en cœur, échancré antérieurement, sillonné sur le milieu, d’un vert doré brillant, avec les bords latéraux cuivreux, couvert de points enfoncés,; les élytres sont d’un vert, doré brillant, avec les bords latéraux cuivreux ; elles ont trois larges sillons , entre lesquels sont des points enfoncés; le dessous du corps est noir, brillant; les cuisses et les jambes sont rougeâtres ; les tarses sont noirs.
On le trouve en Allemagne : il est rare aux environs de Paris,
Le Carabe rugueux, Carabus rugosus, G. Calosome. LaTR.
Il a près d’un pouce delong; tout le corps est noir; les antennes sont presque de la longueur de la moitié du corps; la tête est pointillée ; les yeux sont jaunâtres ; le corselet est un peu arrondi, légèrement chagriné, marqué d’üne ligne longitudinale peu enfoncée sur le milieu; les élytres ont des stries rapprochées et trois rangées de points oblongs élevés, entre lesquels sont de petits points d’un vert doré. |
On le trouve au cap de Bonne-Espérance,
Le Carabe inquisiteur, Carabus inquisitor.
G. Calosome. Lame.
Il a environ huit lignes de long ; il est moins allongé que les espèces précédentes ; il est en dessus d’une couleur de bronze antique un peu verdâtre, avec les bords des
élytres et du corselet d’un vert brillant; le dessous du corps est d’un noir verdâtre bril-
lant; la tête est finement pointillée ; le corselet est court, finement pointillé ; il a une ligne longitudinale peu enfoncée sur le milieu ; les élytres sont striées, et les stries sont pointillées ; elles ont sur le milieu trois rangées de très petits points enfoncés.
On le trouve dans presque toute l’Europe ; il se tient ordinairement sur les chênes, où il mange différens insectes qu'il trouve sur ces arbres.
Le Carabe muselier, Carabus rostratus.
G. Cychre. Larr.
Il a environ dix lignes de long; tout son corps est noir luisant ; sa tête est étroite et avancée ; sa lèvre inférieure est formée de trois pièces séparées ; le dernier article de ses palpes est très dilaté; celui des antérieurs . est en forme de cuilleron, et couvre toute l'extrémité de la mâchoire; le corselet est presque carré ou en trapèze; il est fine-
DES CARABES. 21 ment chagriné, et marqué d’une ligne lon-.
gitudinale enfoncée, peu apparente ; les élytres sont dures, coriaces, réunies, et ne recouvrent pas d’ailes membraneuses ; elles embrassent l'abdomen, sont chagrinées ; et présentent une ligne longitudinale, saillante, sur le côté externe.
Cet insecte est commun dans les Alpes, en Allemagne; on le trouve en France, aux environs de Strasbourg; enfin, on en a trouvé quelques individus aux environs de Paris, mais très rarement.
Le Carabe à trompe, Carabus proboscideus.
G. Cychre, Larr.
. Cette espèce est un peu plus petite que les précédentes ; Fabricius lui a donné le nom de cychrus attenuatus ; tout son corps est roirâtre, bronzé ; son corselet est rebordé, sillonné au milieu ; ses élytres sont légèrement raboteuses, marquées de trois rangées longitudinales de points élevés oblongs. |
On la trouve en Allemagne, en Suisse, en France, aux environs de Strasbourg; le comte Dejean en a trouvé un assez grand nombre dans la forêt d’Eu, département de la Seine-Inférieure.
Le Carabe sycophante, Carabus sycophanta.
G. Calosome. Larn,
Il est une fois plus grand que le carabe inquisiteur, auquel il ressemble par la forme ;
les antennes sont noires, plus longues que
“le corselet; la tête est noire; les yeux sont
jaunâtres; le corselet est pointillé d’un noir bleuâtre sur le milieu, les côtés sont verdà- ?
tres; les élytres sont striées ; elles ont trois
rangées de très petits points enfoncés ; elles sont d’un rouge cuivreux, brillant sur le milieu, et d’un beau vert brillant le long de la suture et des bords latéraux ; le dessous du corps est d’un noir bleuâtre; les pâtes sont noires.
On le trouve en Europe, sur les chênes eksur les frênes ; il n’est pas rare aux en-
virons de Paris. Nous renvoyons aux généralités pour voir l’histoire de sa larve.
Le Carabe déprimé, Carabus depressus.
G. Siagone. Larr.
Cet insecte a près de neuf lignes de long, ctestentièrement, en dessus, d’un noir assez brillant; sa tête est assez large, et a deux lignes transversales enfoncées et une ligne longitudinale élevée de chaque côté; les antennes Sont pubescentes; les yeux sont gros et très saillans ; le corselet est large, court, arrondi sur les côtés, et rétréei brusquement en arrière; il a quelques points enfoncés peu marqués, et éloignés les uns des autres ; l'écusson est petit, lisse, ét presque en forme de cœur ; les élytres sont planes, plus larges que le corselet, assez allongées, presque parallèles, et coupées presque carrément antérieurement, avec les angles de la base arrondis ; elles sont très légèrement ponctuées ; les points enfoncés sont peu marqués, et assez éloignés les uns
des autres ; le dessous du corps et les pates sont d’un brun noirâtre. Ù On trouve cet insecte aux Indes orientales.
Le Carabe dentipède , Carabus dentipes.
G. Ozène. Larr.
Cet insecte est long de dix lignes; son corps est noir, luisant, tirant un peu sur le brun; sa tête, est assez allongée, plane, inégale et ponctuée ; les antennes sont plus courtes que la moitié du corps; leur premier article est un peu plus long que les suivans ; tous les autres sont presque égaux, serrés , peu distincts, surtout depuis le cinquième article; ils vont en grossissant insensiblement vers l'extrémité ; le corselet est pointillé, marqué d’une ligne longitudinale enfoncée, avec les bords larges et un peu raboteux; les élytres sont irrégulièrement striées, avec quelques petits points enfon-.
cés entre les stries; les jambes antérieures sont munies à leur partie interne d’une pe-
tite dent au-dessous de laquelle sont des cils courts, placés dans une légère entaille. Cette espèce se trouve à Cayenne.
Le Carabe monilicorne, Carabus monilicornis.
G. Morion. Larr.
Il a sept à huit lignes de long ; sa tête est”,
assez grande, presque plane et lisse; elle est un peu rétrécie derrière les yeux; la lèvre supérieure est d’un brun noirâtre, avancée et fortement échancrée ; les mandibules sont fortes, aussi longues que la tête; les autennes moniliformes , et grossissant un peu vers l'extrémité, sont de la longueur de la tête et des mandibules réunies; elles sont d’un brun ferrugineux ; les yeux sont saillans, gros et brunâtres ; le corselet est plus large que la tête; il est presque aussi long que large, presque carré, et assez plane; il a au milieu une ligne longitudinale très.enfoncée, et une impression de chaque côté ; les élytres sont un peu plus larges que le
corselet; elles sont allongées, presque pa- 1v. 3
rallèles, coupées carrément à la base, et arrondies à l’extrémité ; elles ont des stries très fortement marquées, qui sont légèrement ponctuées à leur base et lisses vers l'extrémité ; on voit un point enfoncé À peu près aux deux tiers de leur longueur, entre la seconde et la troisième strie ; on voit, le long du bord extérieur, une rangée de pe-
ttes lignes obliques assez serrées ; le dessous du corps et les pates sont d’un noir un peu moins brillant que le dessus.
On le trouve aux États-Unis, aux Antilles, à Cayenne et au Brésil; ceux de Amérique méridionale sont un peu plus grands que ceux de l'Amérique du Nord.
Le Carabe leucophtalme, Carabus leucophtalmus.
G. Féronie. Late.
Il a près d’un pouce de long; le corps est entièrement noir ; les antennes sont presque aussi longues que la moitié du corps; le corselet est presque en cœur, plus étroit que les élytres, un peu échancré antérieu-
# é DES GARABES. d 27 rement , et postérieurement il a une ligne peu enfoncée sur le milieu ; les élytres ont des stries à peine marquées. ; On le trouve dans presque toute l’Europe, dans les endroits humides : il n’est pas rare aux environs de Paris.
Le Carabe ruficorne, Carabus ru- Jicornis. L G. Harpale. Lame.
Il est moins grand que le précédent ; tout le corps est noir ; les antennes et les pates sont rougeûtres ; le corselet est en cœur, rebordé avec un sillon enfoncé sur le milieu; les élytres sont striées; on voit dans les stries des points enfoncés.
Il habite presque toute l’Europe : on le trouve aux environs de Paris,
Le Carabe velouté, Carabus holosericeus.
G. Féronie. LaTR.
Il a près de six lignes de long; les antennes sont d’un brun noirâtre ; la tête est
sai d D : M : Ÿ 28 HISTOIRE NATURELLE 4 A 4 ..
verdâtre , bronzée, luisante; le corselet et les élytres sont noirs, soyeux, point luisans; les élytres sont striées, et paraissent finement chagrinées ; le dessous du corps et les pates sont d’un noir luisant.
. On le trouve à Kiell : il est rare aux environs de Paris.
Le Carabe paresseux, Carabus madidus.
G. Féronie. LATR.
Il a près de sept lignes de long; il est convexe, noir ; les antennes sont brunes, de la longueur du corselet ; la tête est luisante; le corselet est de la largeur des élytres; il a deux points enfoncés à sa partie postérieure , et une ligne longitudinale peu marquée sur le milieu; les élytres sont striées,
et les stries ont des points enfoncés; les cuisses sont noires; les jambes et les tarses sont rougeàtres.
On le trouve en Angleterre, et aux envi-
rons de Paris.
Le Carabe silphoïde, Carabus sil phoides.
G. Licine. Larr.
Il est de la grandeur du précédent ; tout le corps est d’un noir mat en dessus, luisant en dessous ;le corselet est moins large que les élytres, déprimé, arrondi sur les côtés, un peu coupé antérieurement et postérieure ment, marqué d’une ligne peu enfoncée sur le milieu; les élytres ont trois lignes élevées assez écartées, entre lesquelles sont des points irréguliers enfoncés; elles sont tronquées à leur partie postérieure; les cuisses antérieures sont un peu renflées; les deux premiers articles des tarses de ces pates sont très larges , en forme de palette ; le premier est plus long que le second; les deux suivans sont très courts; le dernier est allongé, cylindrique ; les tarses des autres pates sont filiformes.
On le trouve aux environs de Paris : il est rare.
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Le Carabe terricole | Carabus terricola. G. Féronie. Larr.
Il a environ huit lignes de long; il est d’un noir bleuâtre, luisant, en dessus, plus nôir en dessous; les antennes sont noirâtres , un peu plus longues que le corselet; le corselet est presque en cœur, rebordé, coupé antérieurement; il a deux impressions À sa partie postérieure, et une ligne longitudinale enfoncée sur le milieu ; les élytres sont un peu déprimées et striées; les stries sont lisses.
Il habite l’Europe : on le trouve aux en- . virons de Paris.
Le Carabe céphalote, Carabus cephalotes.
G. Féronie. Larr.
Il a environ neuf lignes de long; il est noir, de forme cylindrique; la tête est courte, arrondie; les antennes sont de la longueur du corselet; le corselet est lisse,
Lu à DS |
= DES CARABÉS, 31
un peu convexe, plus étroit à sa partie postérieure qu’à sa partie antérieure ; il a une ligne peu enfoncée sur le milieu; les élytres paraissent lisses; vues à la loupe, on y découvre des stries peu marquées , formées par de petits poimts enfoncés.
Il est assez rare aux environs de Paris :
on le trouve dans les champs.
Le Carabe pensylvain, Carabus pensylvanicus.
G. Haras Larr.
Il a environ sept lignes de long ; il est.
tout noir, avec les antennes et les pates rou=. geâtres ; les yeux sont grisâtres ; les antennes sont filiformes, de la longueur du corselet le corselet est’ presque de la largeur des élytres; il a deux points enfoncés à sa partie postérieure, et une ligne longitudinale sur le milieu; les élytres sont un peu coupées postérieurement ; elles sont striées; les stries sont lisses.
On le trouve dans la Pensylvanie
32 "* ISTOIRE NATUREBLE
Le Carabecasside, Carabus cassideus.
G. Licine. LT.
Il est un peu plus étroit et moins long que le carabe silphoïde , auquel il ressemble beaucoup par la forme ; il est entièrement noir; les antennes sont de la longueur du corselet; le corselet est moins large que les élytres, un peu déprimé, coupé antérieure- . mentet postérieurement, finement chagriné ; il a un point peu enfoncé de chaque côté de sa partie postérieure; les élytres sont un peu coupées postérieurement, et couvertes de petits points enfoncés; les cuisses antérieures sont comprimées ; les deux premiers articles des tarses deses pates sont très larges, d’égale longueur; les deux suivans sonttrès courts ; le dernier est plus long, cylindrique.
Onle trouve aux environs de Paris, dans les champs : il est très rare.
Le Carabe américain, Carabus ame- TICAnus.
G. Galerite. LATR.
Cette espèce est longue de huit à dix lignes ; sa tête est noire, ovale , peu allongée antérieurement , arrondie postérieurement ; et tenant au corselet par un col étroit; le corselet est d’un jaune ferrugineux , tant en dessus qu’en dessous ; il est plus large que la tête, un peu plus long que large, arrondi antérieurement , et presque en forme de cœur tronqué; l’écusson est petit, triangulaire; les élytres sont presque le double de la largeur du corselet; elles sont en ovale allongé, arrondies antérieurement, tronquées un peu obliquement à l'extrémité, et légèrement rebordées ; elles sont d’un noir un peu bleuâtre ; le dessous du corps est d’un noir obscur; les pates sont grandes , fortes, et entièrement d’un jaune ferrugineux.
On trouve cette espèce dans l'Amérique septentrionale.
Le Carabe mélanure, Carabus melanurus .
G. Odacanthe Law.
Cet insecte est long de trois lignes ; sa tête est assez grande, amincie, postérieurement et d’un bleu noiïrâtre; son corselet est de la même couleur , presque cylindrique ; les élytres sont un peu plus larges que la tête, allongées, presque cylindriques, et tronquées postérieurement; elles sont jaunes, et leur extrémité est de la couleur du corps, ou d’un noir bleuâtre; les pates et la base des antennes sont jaunes.
On trouve ce joli insecte en Allemagne, en Suède, en Angleterre, et dans le nord de la France; il habite les endroits marécageux , et se trouve au pied des joncs.
Nous en avons reçu beaucoup de Lille, où il n’est pas rare.
Le Carabe de Cayenne, Carabus
Cayennensis.
G. Agre. Larr.
Cet insecte, auquel Fabricius a donné le nom d’agraænea , a onze lignes de long ; sa tête a une forme ovale allongée, un peu rétrécie entre les yeux et les antennes : ; elle est lisse, et elle a une petite ligne longitudinale enfoncée de chaque côté entre les antennes ; elle est d’une couleur bronzée obscure, avec la partie antérieure , la boucheet les palpes d’un brun obscur; les antennes sont de cette dernière couleur, qui est un peu plus foncée vers l’extrémité de chaque article ; elles ne sont guère plus longues que la tête et le corselet réunis ; les yeux sont petits, assez saillans et jaunâtres ; le corselet est en dessus d’un belle couleur bronzée ; il est un peu plus long que la tête, plus étroit qu’elle à sa partie antérieure ; il grossit insensiblement jusque un peu au-delà du milieu, où ilest de la même largeur que la tête; il est couvert de gros
1236 HISTOIRE NATURELLE 7, points irréguliers , presque rangés en stries ; les bords antérieur et postérieur sont un peu relevés ; il a une ligne longitudinale “élevée au milieu, et une autre de chaque côté, très peu marquées, un léger étranglement et une impression transversale près du bord postérieur : en dessous , il est presque lisse et d’une couleur plus foncée; l’écusson est petit, presque triangulaire, et lisse ; les élytres sont plus longues que la tête et le corselet réunis ; elles sont de la couleur du corselet, presque le double plus large que lui à leur base; d’abord presque parallèles, et ensuite un peu plus larges vers l'extrémité , qui est tronquée obliquement, presque échancrée, et qui forme presque deux dents, une vers le bord extérieur et l’autre à la suture : elles sont couvertes de gros points énfoncés, presque rangés en stries ; ceux situés vers la base et la suture sont un peu plus petits que les autres ; le dessous du corps est d’une couleur plus obseure; les pates sont d’un brun foncé, avec une teinte cuivreuse assez brillante.
Elle se trouve à Cayenne.
Le Carabe pétard , Carabus crepitans.
G. Brachine, Lark.
Celui qu’on trouve aux environs de Paris n’a que quatre lignes de long; dans les départemens méridionaux, il est deux fois plus grand ; les antennes sont filiformes , de couleur rousse, plus longues que le corselet; la tête est ferrugineuse; les yeux sont noïrs ;.le corselet est en cœur, beaucoup plus étroit que les élytres, de couleur ferrugineuse; les élytres sont striées, d’un noir bleuâtre ; le dessous du corps est noir; les pates sont ferrugineuses.
Quand on touche le ventre de cet insecte, où quand on le prend dans la main , il fait sortir avec éclat de son derrière une
fumée bleue qui fait un petit bruit, tel que …
celui d’un peu de poudre À canon à laquelle on met le feu, et il répète cette fumée avec un pareil bruit plus de vingt fois de suite, et aussi long-tenips qu’on lui gratte le dessus du corps. Il a pour ennemi déclaré le carabe inquisiteur. Rolander a observé que ,
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quand il est poursuivi par cet insecte carnassier , il fait sortir la fumée , ce qui arrête ce carabe, et donne au petit le temps d'échapper par la fuite ; mais s’il ne trouve pas eu chemin quelque trou ou quelqu’autre endroit propre à se cacher, il devient enfin la proie de son ennemi.
On le trouve dans presque toute l’Europe,
Le Carabe bimaculé, Carabus bimaculatus.
G. Brachine. Lara.
Il a près de neuf lignes de long ; les antennes sont jaunes, filiformes , plus longues que le corselet ; la tête est jaune , avec une tache noire à sa partie supérieure; le corselet est noir, avec une grande tache jaune de chaque côté; il est beaucoup plus étroit
que les élytres, presque en cœur et légère-
ment bordé ; les élytres sont striées, coupées postérieurement, de couleur noire, avec une petite tache jaune à la base, une très grande sur le milieu , et une très petite à l'extrémité; quelquefois cette dernière
DES GARABES. 39 tache manque; le dessous du corps est noir ; les pates sont jaunes,
On le trouve aux Indes occidentales.
Le Carabe soyeux, Carabus sericeus.
G. Féronie. Late.
11 a environ huit lignes de long; les antennes sont brunes, de la longueur du corselet; la tête est d’un vert soyeux ; les yeux sont noirs; le corselet est presque en cœur, d’un vert soyeux, finement pointillé; les élytres sont d’un vert soyeux, finement pointillées ; elles ont chacune huit stries peu marquées, formées par des points enfoncés ; les ailes sont blanches , avec le bord extérieur fauve; le dessous du corps est noir ; les pates sont fauves.
On le trouve dans l'Amérique septentrionale. nm @
Le Carabe bordé, Carabus limbatus.
G. Omophron. LATR.
Cet insecte est long de près de trois
40 HISTOIRE NATURELLE lignes, et large de deux; son corps est aplati, ové, d’un jaune rouillé; maïs la bouche, les palpes, les antennes et les pates sont plus pâles ; la tête est large et est marquée de deux traits, qui de la base des antennes se dirigent obliquement au milieu de la tête où ils se joignent, et représentent un V, derrière lequel le reste de la tête est vert métallique, et pointillé; le corselet, dont le milieu est occupé par une grande tache du même vert métallique, est carré, plus large que long; il se relève un peu à la artie supérieure, ou est un peu échancré du côté des angles, tandis que le milieu de sa ‘base s’avance en pointe , comme dans les dytiques; il n’a point d’écusson ; les élytres ont des stries formées par des points; elles ont la suture verte, et trois bandes transversales de la même couleur et très sinueuses; le dessous du corps est un peu plus ferrugineux que le dessus. Cet insecte est assez commun dans une des îles de la Seine, vis-à-vis Sèvres, Les omophrons semblent faire le passage des carnassiers terrestres aux aquatiques, et
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DES CARABES. 4x Clairyille a même placé l'espèce qui nous occupe à la tête de sa division des adephages aquatiques; on les trouve toujours sur le bord des rivières, dans les sables baignés par l’eau, et à la racine des plantes, surtout dans les lieux où croissent celles qu’on a nommées vulgairement l’argentine, la renouée persicaire, etc. On n’en rencontre jamais hors du sable pendant le jour ; mais c’est le soir qu'ils courent et qu’ils vont même dans les endroits où l’eau arrive. La larve de cette espèce a été découverte par M. Desmarest; elle tient le milieu entre celles des dytiques et des carabes; son corps est conique, allongé et déprimé, ayantsa plus grande largeur du côté de la tête; il est composé de douze anneaux ou segmens etest d’un blane sale, à l'exception de la tête, qui est d’un brun de rouille; elle a deux petits yeux noirs et deux petites antennes sétacées, formées de cinq articles, et placées au-devant de ces yeux; la bouche est pourvue de deux fortes mandibules arquées et dentelées, de deux mâchoires portant chacune deux palpes, et d’une lèvre inférieure munie égale-
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42 HISTOIRE NATURELLE ment de deux palpes; la tête a la forme d’un trapèze, et est plus étroite que les anneaux - suivans ; les trois premiers donnent naissance à trois paires de pates écailleuses, toutes dirigées en arrière, et terminées par deux ongles aigus ; le dernier anneau est terminé supérieurement par un filet relevé, composé de quatre articles, dontle dernier porte deux poils. On connaît encore quatre où cinq espèces d’omophrons. Elles se trouvent dans les pays chauds et tempérés de l’Europe, l'Asie, l’Afriqué et l'Amérique.
Le Carabe brévicol, Carabus brevicolis.
G. Nébrie. Lan.
Il a près de six lignes de long; il est d’un noir luisant ; les antennes sont rougeûtres, plus longues que le corselet; les antennules sont rougeûtres; le corselet est court, presque en cœur, bordé, enfoncé à sa partie postérieure, et sillonné sur le milieu; les élytres ont des stries formées par des points enfoncés; le dessous du corps et les cuisses
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sont noirs ; les jambes et les tarses sont rougeâtres, s
On le trouve aux environs de Paris.
Le Carabe pilicorne, Carabus pilicornis. à
G. Loricère, Lan. ri 3
11 a environ quatre lignes de long; il est noir ou bronzé; les antennes sont ferrugineuses, garnies de poils longs; les yeux sont noirs, très gros et saillans; le corselet est en cœur, avec un point enfoncé de chaque côté de sa partie postérieure, et une ligne enfoncée sur le milieu; les élytres sont striées; elles ont chacune trois points enfoncés sur le milieu; les cuisses sont noires; les jambes et les tarses sont fauves.
On le trouve aux environs de Paris et en Angleterre.
D ir HISTOIRE NATURELLE À
Le Carabe bleuâtre, Carabus cœrulescens. |
1G. Pogonophore. Lan.
Il à environ cinq lignes de long; les antennes sont noirâtres , fauves à leur base; il est'en dessus d’un vert bleuâtre ou d’un bleu violet; le corselet est presque aussi large que les élytres ; il a un point enfoncé de chaque
. côté de sa partie postérieure, et une ligne
longitudinale peu marquée sur le milieu; les élytres sont stries; le dessous du corps est noir; les pates sont rougeâtres, avec les cuisses noires.
On le trouve dans presque toute l’Europe.
Le Carabe agréable, Carabus lepidus.
é G. Féronie. Larn.
Il est un peu plus grand que le précédent; il est d’un vert bronzé, brillant en dessus,
. d’un noir violet en dessous; les antennes
sont noires ; le corselet est carré; il a deux petites lignes rapprochées à sa partie posté-
rieure, et une ligne longitudinale enfoncée
sur le milieu; les élytres sont striées; les
pates sont noires; les cuisses et les jambes
des pates antérieures sont un peu renflées.
On le trouve en Portugal, dans le sable :
on le trouve aussi aux environs de Paris; il
y est rare.
Le Carabe Kugelañn, Carabus Ku-
gelanni.
G. Féronie. Late.
Il est de la grandeur du précédent; les antennes sont noires, filiformes, un peu plus longues que le corselet; la tête est d’un vert doré cuivreux; le corselet est carré, moins large que les élytres; il a une petite ligne courte de chaque côté du bord postérieur, et une ligne longitudinale enfoncée sur le milieu; il est d’un vert doré; les élytres sont vertes, finement chagrinées, avec des stries peu marquées; le dessous du corps est noir ;
les pates sont rougeâtres, avec les tarses
bruns, On le trouve aux environs de Paris.
Le Carabe métallique, Carabus metallicus.
G. Féronie, Lara.
. Il a environ sept lignes de long; les antennes sont noires, un peu plus longues que le corselet; tout le dessus du corps est rouge cuivreux, bronzé, brillant; le corselet est carré; il a une ligne longitudinale enfoncée sur le milieu, et deux points enfoncés près du bord postérieur; les élytres paraissent lisses; vues à la loupe, on y aperçoit quel- : ques stries peu marquées, formées par de petits points enfoncés; le dessous du corps et les pates sont noirs.
On le trouve au nord de l’Europe.
Le Carabe spinibarbe, Carabus spinibarbis.
G. Pogonophore. Lara.
I à environ quatre lignes et demie de long; les antennes sont fauves, un peu plus - Jongues que le corselet; il est d’un noir
sont doté he à és did. HAT à
* bleuâtre en dessus; les parties de la bouche sont fauves; les mâchoires sont garnies extérieurement de cils longs et roides ; le corselet est en cœur, rebordé, un peu plus long que la tête; les élytres sont strices ; le dessous du corps est noir; les pates sont fauves.
On le trouve aux environs de Paris et en Angleterre.
Le Carabe nigricorne, Carabus RIgTICOTNIS.
G. Féronie. Lara. ‘
Ila quatre ligne$ de long; les antennes … sont noires, de la longueur du corselet; la tête est d’un vert bronzé; le corselet est cuivreux, brillant, avec une ligne longitudinale sur le milieu , et un point enfoncé de chaque côté du bord postérieur ; les élytres sont vertes, strices ; le dessous du corps est noir; les pates sont brunes, avec les tarses noirs.
On le trouve en Danemarck, et aux environs de Paris. :
Le Carabe six-points, Carabus sex-punctatus
G. Féronie. LaATR.
Il ressemble beaucoup au précédent, par la forme et la longueur; les antennes sont noires, aussi longues que la moitié du corps; la tête est d’un vert cuivreux; le corselet est en cœur, convexe en dessus, bordé sur les côtés, avec une ligne longitudinale enfoncée sur le milieu; il est d’un vert cuivreux, brillant ; les élytres sont cuivreuses,
“brillantes, striées, aveé six points ns sur chaque, rangés sur la même ligne; I dessous du corps et les pates sont noirs.
11 habite l’Europe; on le trouve aux environs de Paris, dans les champs.
Le Carabe petits-points, Carabus parum punctatus.
G. Féronie. Larr.
Il est de la grandeur du précédent, auquel il ressemble beaucoup ; les antennes
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DES CARABES. 49 sont noires, de la longueur de la moitié du corps ; la tête est d’un vert bronzé, brillant; le corselet est en cœur, d’un vert bronzé, rebordé; les élytres sont striées, bronzées, un peu cuivreuses; elles ont chacune trois petits points enfoncés, placés sur une même ligne; le dessous du corps est noir; les pates sont rougeûtres.
On le trouve aux environs de Paris, dans les champs.
Le Carabe ceint, Carabus cinctus.
G.. Féronie. LATR.
Il a sept lignes de long ; les antennes sont. rougeâtres, de la longueur de la moitié du . corps; la tête est d’un vert brillant; la lèvre supérieure , les mandibules et les antennules sont rougeâtres; le corselet est d’un vert brillant, presque en cœur, rebordé, avec une ligne longitudinale enfoncée sur le milieu , et un point enfoncé de chaque côté du bordpostérieur ; les élytres sont striées, vertes, couvertes d’un léger duvet soyeux , jaunâtre , et extérieurement bordées de jaune;