‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 21 sur 83 · CXXIV‘ GENRE · texte numérisé non relu

CXXIV‘ GENRE

PÉDÈRE.

Caractères génériques. Antennes moniliformes; premier article un peu allongé, les autres égaux, presque sphériques. — Quatre antennules inégales; les antérieures beaucoup plus longues, composées! de quatre articles, dont le dernier ovale, un peu plus gros, presque en masse; les

L postérieures de trois articles égaux, filiformes.

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Les pédères diffèrent peu des staphylins, parmi lesquels Linné et les autres naturalistes les ont placés. Le principal caractère qui sert à les distinguer de ces insectes, dont M. Fabricius les a séparés, consiste dans la forme de leurs antennules, qui sont terminées en masse, tandis que celles des staphylins sont filiformes; les mandibules dentées des pédères empêchent aussi de les confondre avec les oxypores, dont les mandibules sont simples. D'ailleurs, les insectes de ces trois genres se ressemblent beaucoup

par la forme du corps.

Les antennes des pédères sont composées

DES PÉDÈRES. Mr67

de onze articles; presque aussi longues que le corselet, elles sont insérées à la partie latérale antérieure de la tête, entre les yeux et la base des mandibules.

La tête est de la largeur du corselet, dirigée en avant; les yeux sont arrondis, plus ou moins Sete la bouche est composée d’une lèvre supérieure, de deux mandibules cornées, arquées , aiguës et dentées; de deux mâchoires comnées, bifides, à divisions inégales; l’extérieure grande et arrondie, l’intérieure aiguë et ciliée; d’une lèvre inférieure et de quatre antennules.

Le corselet est un peu convexe, arrondi postérieurement ; l’écusson est très petit; les élytres sont très courtes : elles couvrent À peine le tiers de l'abdomen; en dessous sont deux ailes membraneuses, repliées.

Les pates sont de longueur moyenne; les tarses filiformes, composés de cinq articles ; les antérieurs sont plus larges et plus courts que les autres; le dernier article est terminé par deux petits crochets pointus; le corps est allongé, linéaire.

Les pédères habitent les endroits sablon-

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neux qui se trouvent au bord des eaux :

ils sont très agiles, courent très vite, et volent facilement. Ils sont carnassiers, et vivent des petits insectes qu'ils peuvent attraper.

Leurs larves ressemblent à celles des staphylins. Ils forment un genre composé de huit ou dix espèces. On les trouve presque toutes en Europe.

Le Pédère ruficolle, Pæderus ruficollis.

Il est long d’environ trois lignes et demie, d'un noir bleuâtre, avec le corselet rond, ovoide, convexe, lisse, et d’un fauve un peu jaunâtre, luisant; l'abdomen a des poils courts et gris; le dernier anneau est terminé par deux pointes.

Ontrouve cet insecte dans toute la France, sur le bord des rivières. Il n’est pas rare aux environs de Paris.

Le Pédère riverain, Pæderus riparius.

Il a environ quatre lignes de long; les antennes sont de la longueur du corselet,

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