‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 24 sur 83 · CXXV° GENRE · texte numérisé non relu

CXXV° GENRE

COSSYPHE.

Caractères génériques. Antennes plus courtes que le corselet, un peu en masse, composées de onze articles, les quatre derniers en masse. — Quatre antennules inégales ; les antérieures plus longues, composées de quatre articles, le dernier-large, sécuriforme; les postérieures de trois articles, le premier plus petit, les autres presque égaux. — Corps très déprimé. — Tête petite, cachée sous le corselet.

Le seul insecte qui compose ce genre ressemblé aux lampyres par la forme du corselet. Aussi M. Fabricius, dans ses premiers ouvrages , l'avait confondu avec ces insectes; mais comme il en diffère non seulement par ses antennes, qui sont en masse perfoliée, mais encore par le nombre des articles des tarses postérieurs , M. Olivier l'en à séparé.

LES COSSYPHES. 173

Les antennes sont plus: courtes que le corselet ; le premier article est assez gros, le second court, les suivans allongés , les quatre derniers en masse perfoliée,

La tête est petite, attachée sous le corselet; les yeux sont petits, arrondis, saillans; la bouche est composée d’une lèvre supérieure, de deux mandibules courtes, cornées, arquées, bifides à leur extrémité; de deux mâchoires courtes, divisées en deux pièces inégales; d’une lèvre inférieure, et de quatre antennules inégales.

Le corselet est très grand, large et rebordé de tous les côtés ; l’écusson est petit, presque en cœur; les élytres embrassent l’abdomen par les côtés, et elles ont un très large rebord presque foliacé, semblable à celui du corselet.

Les pates sont courtes, simples ; les tarses des quatre pates antérieures sont composés de cinq articles, et ceux des pates postérieures de quatre ; le dernier de tous a au milieu de sa partie inférieure un prolongement aigu formé par une entaille demi-circulaire.

Ne connaissant point cet insecte, nous avons donné sa description d’après celleique nous avons trouvée dans l'Encyclopédie. Sa manière de vivre et sa larve sont entièrement inconnues.

Le Cossyphe déprimé, Cossyphus depressus.

Il a environ six lignes de long, et près de trois de large; tout le corps est brun ferrugineux; le corselet et les élytres ont des rebords planes, très larges, d’un brun ferrugineux plus pâle; fes pates sont brunes.

On le trouve aux Indes orientales, sur la côte de Coromandel.

Le Cossyphe de Hoffmansegg, Cossyphus Hoffmanseggiü.

Il est iong d’environ quatre lignes, d’un brun foncé, avec la bordure d’un brun très clair, tirant sur le jaunâtre, et demi-transparente ; les élytres ont la suture élevée , et le milieu de chacune d'elles a une ligne longitudinale et droite en relief.

DES COSSYPHES, 195

On trouve cet insecte en Barbatie, en Espagne , et en Sicile.

Le Cossyphe perforé, Cossyphus perforatus.

G. Hélée. Larr.

Son corps est très noir et luisant; le corselet offre, à sa partie antérieure, une ouverture pour laisser passer la partie supérieure de la tête; les deux lobes de l’échancrure sont croisés; le disque des élytres a des poils disposés en lignes longitudinales; leur limbe extérieur, ainsi que celui du corselet, déborde fortement le corps, de même que dans les cossyphes.

On le trouve dans l’île des Kanguroos, à la Nouvelle-Hollande.

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