‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 46 sur 83 · IV · texte numérisé non relu

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254 HISTOIRE NATURELLE A est le premier qui les en a séparés. Outre ces insectes, cet auteur en à encore séparé d’autres du genre ténébrion de M. Geoffroy, avec lesquels il a formé plusieurs genres , qui sont les genres cistèle, pimélie, hélops et blaps. Quoïque tous ces insectes soïent de la famille des ténébrions, ils diffèrent cependant assez entre eux et des ténébrions , pour former des genres, comme on le verra par la description des caractères qui sont particuliers à chacun de ces genres , et qui servent à les distinguer.

Les opatres diffèrent des ténébrions par la forme de leur corps, qui est court, convexe, un peu arqué; au lieu que celui des ténébrions est allongé , un peu aplati.

Les antennes des opatres sont plus courtes que le corselet, composées de onze articles, dont le premier est allongé , le second petit et arrondi ; les huit suivans sont arrondis ; le dernier est un peu aplati : elles sont insérées à la partie antérieure et latérale de la tête, près de la base des mandibules.

La tête est petite, enfoncée dans une large échancrure du corselet; les yeux sont

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. DES OPATRES. 255 ie , peu visibles ; la bouche est composée d’une lèvre supérieure, de deux mandibules cornées, arquées, bidentées à l’extrémité; de deux mâchoires courtes, bifides, à divisions inégales ; d’une lèvre inférieure, et de quatre antennules inégales.

Le corselet est rebordé, échancré antérieurement, arrondi sur les côtés, et presque aussi large que les élytres ; l’écusson est pétit et arrondi.

Les élytres sont dures et recouvrent les côtés de l'abdomen ; dans quelques espèces elles sont rétrécies à l'extrémité, et terminées en pointe mousse.

Les pates sont de longueur moyenne ; les cuisses et les jambes sont légèrement comprimées ; les tarses des quatre pates antérieures sont composés de cinq articlès, et ceux des postérieures de quatre; et les ar= ticles de tous les tarses sont bilobés.

Presque tous ces insectes sont dépourvus d'ailes : on les trouve: dans les endroits arides et sablonneux, et sous les cadavres »

desséchés : leurs larves sont inconnues. Ils forment un genre composé de quinze es-

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pèces : on en trouve une partie en Europe:

L'Opatre gris, Opatrum griseum.

G. Asyde. Larr.

. Ila environ sept lignes de longueur et - quatre de largeur; il est d’un gris noirâtre terne, quelquefois couvert de poussière, ce qui le fait paraître gris ; les antennes sont plus courtes que le corselet et n’ont que dix articles; le corselet est large, chagriné, échancré antérieurement, avec les rebords des côtés relevés ; les élytres recouvrent les | côtés de l'abdomen; elles sont très convexes près de l'extrémité, qui est étroite; elles ont trois stries longitudinales, formées par des élévations irrégulières interrompues.

On le trouve aux environs de Paris, en Italie, dans les endroits sablonneux.

L’Opatre sabuleux, Opatrum sabulosum.

Il a environ quatre lignes et demie de longueur; il est entièrement noir; les an-

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