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striées, de la longueur de l'abdomen; elles sont réunies dans quelques espèces. On trouve parmi les scarites, comme parmi les carabes, quélques espèces qui n’ont point d’ailes.
Les pates sont de longueur moyenne; les euisses sont assez grosses ; les jambes sont un peu comprimées, épineuses à lextrémité, garnies de poils roides dans toute leur longueur; les antérieures sont quelquefois palmées; les tarses sont composés de cinq articles presque égaux, le dermier est terminé par deux crochets assez longs.
La bouche est composée d’une lèvre supérieure, de deux mandibules, grandes, arquées, cornées, dentées à leur bases; de deux mâchoires droites,'avancées, fortement ciliées à leur partie interne ; d’une lèvre inférieure, et de six antennules filiformes, inégales.
Le corps est allongé, presque d’égale largeur, peu convexe.
© Les scarites courent très vite , ét né volent point, quoique quelques espèces soïent pourvues d'ailes; on les trouve dans les en-
droits sablonneux; ils s’enfoncent dans des trous qu'ils éreusent en terre avec leurs pates antérieures, qui sont très fortes. La seule inspection de la bouche des scarites suffit pour faire juger qu’ils sont carnassiers ,
et ils le sont en effet. Leur larve n’est point connue.
Les scarites forment un genre composé d’une trentaine d’espèces : on en trouve dix ou douze en Europe, dont quatre ou cinq aux environs de Paris.
Le Scarite géant, Scarites gigas.
Il à près de quinze lignes de long ; les antennes sont filiformes, de la longueur du çorselet ; il est entièrement d’un noir Lies tant en dessus qu’en dessous; la tête est grande; déprimée à sa partie antérieure; les mandibules sont très grandes, avancées; le corselet est lisse, rebordé ;:marqué d'un sil lon longitudinal sur le milieu, beaucoup plus étroit que les élytres à sa partie postérieure; les élytres sont lisses; vues à la loupe, on y aperçoit sept stries légèrement
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68 HISTOIRE NATURELLE marquées, formées par de petits points enfoncés; elles sont larges vers le milieu, arrondies à l'extrémité, étroites à la base; les jambes antérieures sont palmées; les autres sont ciliées à leur partie interne.
On le trouve en Afrique et au midi de la France.
Le Scarite céphalote , Scarites ce- Phalotes.
G. Féronie. LaTR.
11 a près de neuf lignes de long; tout le corps est noir, luisant; les antennes sont filiformes, moins longues que le corselet; la tête est grande, déprimée , avec deux lignes
‘Icngitudimales, courtes à sa partie anté-
rieure ; le corselet est presque en cœur, convexe, marqué d’un sillon longitudinal à sa partie supérieure; les élytres sont lisses; vues à la loupe, on y découvre quelques stries formées par des points peu enfoncés; les jambes antérieures sont armées de deux épines à leur partie interne.
On le trouve dans presque toute l'Europe : il est rare aux environs de Paris.
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Le Scarite souterrain, Scarites subterraneus.
Il est presque de la longueur du précédent; tout le corps est d’un noir Juisant; la tête est un peu déprimée à sa partie antérieure, où elle a des impressions longitudinales; les yeux sont gris; les mandibules sont presque aussi longues que la tête; le corselet est presque en cœur, rebordé, marqué d’un sillon longitudinal sur le milieu ; les élytres sont fortement striées ; les cuisses antérieures sont plus grosses que les autres, et les jambes sont dentées et armées d’épines. ”
On le trouve dans l'Amérique septentrionale, à la Caroline.
Le Scarite calydonien, Scarites calydonius.
G. Ariste. LATR.
Il à de sept à huit lignes de long; il est noir; sa tête est pointillée, armée, dans les mâles , d’une corne avancée et courbée;
les mandibules sont courtes, arquées, avec üne corne courbée latéralement en dessus dans les individus du même sexe ; les élytres sont striées.
On le trouve en Italie, en Barbarie et dans le midi de la France, dans les lieux secs et sablonneux.
Le Scarite à pates fauves, Scarites fulvipes.
G. Ariste. Larr.
Cet insecte est tout noir; il a à peu près cinq lignes de long; sa tête est un peu moins large que le corselet, rétrécie postérieuremént et pointillée ; les antennes sont trois fois plus longues que la tête, brunes et velues; le corselet est pointillé, plus large que la tête, presque en forme de croissant et ayant, postérieurement un étranglement brusque pour s’articuler avec le corps; les élytres sont aussi larges que le corselet, assez allongées, parallèles, et arrondies à leur extrémité; elles ont des stries pointillées, assez profondes ; le dessous du corps
DES SCARITES, 71 est noir; les pates sont assez fortes et d’un rouge ferrugineux.
On trouve. cet insecte aux environs de
Paris, dans les lieux secs et sablonneux :
il est rare.
LeScaritearénaire, Scarites arenarius.
G. Clivine. Lame.
Il a près de trois lignes de long; les antennes sont ferrugineuses, presque moniliformes, à peine de la longueur du corselet; la tête est d’un noir rougeâtre, avec les antennules ferrugineuses ; le corselet est lisse, d’un noir rougeâtre luisant, marqué d’un sillon longitudinal sur le milieu; les élytres sont striées, brunes ou rougeâtres; les pates sont ferrugineuses ; les jambes antérieures sont palmées:
On le trouve aux environs de Paris, dans les endroits sablonneux, en Angleterre et en Suède.
Le Scarite thoracique, Scarites thoracicus.
G. Clivine. Larr.
Il a une ligne et demie de long; tout le corps est d’unnoir bronzé très luisant; les antennes sont ferrugineuses ; le corselet est convexe, arrondi , sillonné sur le milieu; les élytres sont striées; les pates sont d’un brun ferrugineux; les jambes antérieures sont armées d’épines très longues, recourbées.
On le trouve, au printemps, aux environs de Paris, dans les terrains humides et sablonneux.
Le Scarite roux, Scarites rufus.
G. Apotome. Lan.
H est long de deux lignes ; d’un rouge ferrugineux, tant en dessus qu’en dessous; il est presque entièrement couvert de poils assez longs, assez serrés , et d’une couleur un peu plus claire ; la tête est assez avancée ; elle est lisse , légèrement convexe, et
DES SCARITES, 73 elle n’est nullement rétrécie derrière les yeux ; les antennes sont à peu près de la longueur dela moitié du corps, et d’une couleur un peu plus obscure que le reste de l’insecte ; les yeux sont noirs et assez peu saillans; le corselet est plus rouge que la tête ; il est un peu plus long que large, presque globuleux, coupé carrément antérieurement, et arrondi postérieurement; il .a une ligne longitudinale enfoncée et peu marquée, et le milieu de la base est un peu prolongé ; les élytres sont plus larges que le corselet ; elles sont assez allongées , coupées presque carrément antérieurement, avec les angles de la base et l'extrémité assez arrondis ; elles ont des stries bien marquées et fortement ponctuées ; les pates sont de la couleur du corps.
Il se trouve dans les provinces méridio= nales de la France, en Italie, en Espagne.
et en Portugal. M. Dejean l’a trouvé assez communément , pendant l'hiver, sous les pierres , près de Naval-Moral, dans l'Estramadure espagnole.
iv. wi