‹ Histoire naturelle des insectes, composée d'après Réamur, Geoffroy, Degéer, Roesel, Linné, Fabricius, et les meilleurs ouvrages qui ont paru sur cette partie; rédigée suivant la méthode d'Olivier, et ornée de figures dessinées d'après nature (volume 2)Chapitre 51 sur 83 · CXLI° GENRE · texte numérisé non relu

CXLI° GENRE

SERROPALPE.

Caractères génériques. Antennes filiformes, an peu plus longues que le corselet, composées de onze articles presque égaux, presque coniques. — Quatre antennules inégales ; les antérieures très

- longués , composées de quatre articles , les trois premiers articles en scie , le dernier ovale ; sécuriforme ; les postérieures très courtes , de trois articles, dont le dernier plus gros, — Tête inclinée.

Ox a donné le nom de serropalpe aux insectes de ce genre, à cause de la forme de leurs antennules antérieures, dont les articlés sont saillans, etimitent les dents d’une

Scie.

DES SLRROPALPES, 267 Les antennes sont insérées au-dessous des yeux. à 200

La tète est inclinée, arrondie, un peu

enfoncée sous le corselet ; les yeux sont ar-

rondis, peu saillans ; la bouche est composée d’une lèvre supérieure , de deux mandibules cornées, obtuses, tridentées à leur extrémité ; de deux mâchoires bifides , à divisions inégales et cilites ; d’une lèvre inférieure, et de quatre antennules, dont les antérieures sont six fois plus longues que

les postérieures. :

Le corselet est aplati, plus étroit à sa

, partie antérieure qu’à sa partie postérieure, qui est sinuée et anguleuse; l’écusson est

très petit, arrondi postérieurement.

Les élytres sont un peu flexibles, de la longueur de l'abdomen, qu’elles recouvrent, ainsi que deux ailes membraneuses fort grandes.

Les pates sont de longueur moyenne ; les tarses des quatre antérieures sont composés de cinq articles, et ceux des postévieures de quatre; le pénultième article de tous les tarses est large, bifide, le dernier.

tnt dés did

Lt. né

268 HISTOIRE NATURELLE est cylindrique, terminé par deux petits” crochets arqués et pointus.

Le corps est de forme allongée : la larve de ces insectes est inconnue.

Ce genre n’est composé que de deux espèces, qui se trouvent aux environs de Paris.

Le Serropalpe strié, Serropalpus striatus.

Cet insecte a près de huit lignes de long; il est d’un brun foncé, un peu soyeux, avec les antennes , les palpes , les bords des anneaux de l’abdomen, et un peu les tarses, d’un brun plus clair ou roussâtre; les élytres sont un peu pointillées, et ont quelques faibles apparences de stries.

On trouve cet insecte dans le nord de

l’Europe : il a été pris aussi aux environs de

Bordeaux.

Le Serropalpe huméral, Serropalpus | humeralis.

G. Hallomène. Late.

- Cette espèce est assez petite, d’un rous-

DES SERROPALPES. 269 sûtre soyeux ; son corselet a deux taches noires; ses élytres sont légèrement striées et

ont les épaules jaunâtres.

On le trouve en Allemagne.

Le Serropalpe brunette, Serropalpus Jfusculus. .

G. Scraptie. Larr.

Scraptia fusca. Larr.

Get insecte à un peu plus d’une ligne et demie de longueur ; il est , en dessous, d’un brun très foncé, presque noir, assez luisant, et en dessus d’un brun un peu plus clair, sur les élytres surtout; le corps … est entièrement couvert d’un léger duvet soyeux; la tête est arrondie postérieurement, de sorte que la séparation avec le corselet est distincte; le corselet est trèscourt, en segment de cercle; les élytres sont très finement pointillées, sans stries ; les pates sont d’un brun plus clair, ou de la couleur des élytres ; les palpes maxillaires sont simples.

Or trouve cet insecte sur les fleurs, NE -

toute la France : il n’est pas rare aux environs de Paris.

Le Serropalpe caraboïde, Serropalpus caraboides,

G. Mélandrye. Late.

Il a six lignes de longueur; la tête et les antennes sont noires; les antennules sont ferrugineuses ; le corselet est noir, ayilati, sinué et,triangulaire à sa partie postérieure , couvert de petits points enfoncés ; les élytres sont légèrement velues , d’un bleu noirâtre, striées et pointillées ; le dessous du corps est noir luisant; les pates sont noires; les tarses ferrugineux. >

On le trouve aux environs de Paris, dans . bois, dans les parties froides et monta- . gneuses de la France, et dans tout le nord de l'Europe.

DES HÉLOPS. 271" CXLIIF GENRE. 1 HÉLOPS,

Caractères génériques. Antennes filiformes, souvent r presque moniliformes ; second article un peu plus court , le troisième à peine plus long que les autres. — Quatre antennules inégales ; les antérieures composées de quatre articles, dont le premier très mince à sa base, les autres coniques , | le dernier en masse, large, comprimé, presque … triangulaire , en forme de hache ; les postérieures composées de trois articles, dont le dernier plus gros et obtus.— Corps oblong; corsélet plat.

Les hélops ont beaucoup de rapports avec les ténébrions, parmi lesquels Linné et M.sGeoffroy les ont placés ; mais ils en d fèvent par leurs antennes , qui sont longues, filiformes, et par les antennules, dont le dernier article des antérieures est séeuriforme , et le dernier des postérieures arrondi.

Les antennes sont filiformes, un peu plus longues que le corselet, et composées de ouze articles, dont le second est le plus court, et le troisième le plus long ; ‘elles

sont insérées à la partie antérieure et latérale de la tête, à quelque distance et audessous des yeux.

La tête est inclinée, moins large que le corselet, sous lequel elle est un peu enfoncée ; les yeux sont arrondis, peu saïllans ; la bouche est composée d’une lèvre supérieure, de deux mandibules cornées, bifides; de deux mâchoires arrondies , ciliées, unidentées; d’une lèvre inférieure, et de quatre antennules inégales.

Le corselet est plus ou moins convexe, légèrement rebordé, arrondi sur les côtés, aussi large que les élytres; l’écusson est petit, triangulaire.

Les élytres sont dures, convexes, de la

. Jongueur de l’abdomen ; elles recouvrent

deux aïles membraneuses, repliées, qui manquent dans, quelques individus.

Les patessont longues, simples; les cuisses un peu renflées, légèrement comprimées ; les tarses sont garnis de poils en dessous ;

… ceux des quatre pates antérieures sont com-

4 "posés de cinq articles, ceux des postérieures

de quatre; le dernier article de tous les

not

- ÿ * « DES HÉLOPS. 273

tarses est long, renflé à l’extrémité , et terminé par deux crochets aigus.

Le corps est plus ou moins allongé. On trouve ces insectes dans les maisons, dans les endroits sablonneux, et sous les écorces des arbres : leurs larves sont entièrement inconnues.

Des vingt-quatre espèces connues, on u’en trouve que cinq en Europe; une grande partie des autres habitent la Nouvelle-Hollande; parmi celles-ci, quelques unes sont décorées d’assez belles couleurs.

L'Hélops lanipède, Helops lanipes.

Il a environ sept lignes de longueur ; les antennes sont noirâtres, de la longueur de la moitié du corps; la tête est noirâtre, bronzée ; le corselet est bronzé, convexe, finement pointillé; les élytres sont bronzées, luisantes, pointillées, striées et terminées en pointe; le dessous du corps et les pates sont noirs ; les tarses sont couverts en dessous d’un duvet roussâtre.

On le trouve aux environs de Paris et dans toute l’Europe.

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L'Hélops strié, Æelops striatus.

Il est d’un quart plus petit que le précédent, et moins allongé pour les proportions ; le dessus du corps est d’un brun très foncé , luisant, bronzé et pointillé; les antennes , le dessous du corps et les pates sont d’un brun fauve; le corselet est moins allongé que celui du précédent, en carré transversal , sans rétrécissement aux angles postérieurs ; les articles des tarses sont soyeux.

On le trouve aux environs de Paris, sous les écorces des arbres : il est commun au bois de Boulogne.

L'Hélops bicolor, /Zelops bicolor.

Il a environ trois lignes de longueur; il est de forme ovale ; les antennes sont noires, un peu plus longues que le corselet ; la tête est bronzée; le corselet est lisse, bronzé, cuivreux ; les élytres sont luisantes, bronzées, avec des points enfoncés assez gros, qui forment des stries ; le dessous du corps

et les pates sont d’un noir bronzé ; les tarses

sont garnis de poils en dessous.

DES HÉLOPS. * 275

On le trouve à la Nouvelle-Hollande tx la Caroline.

” L'Hélops âtre, /elops ater.

Il à environ cinq lignes de.long ;1le corps est ovale, convexé, noir, ou d’un brun marron foncé luisant ; les antennes sont un peu plus longues que le corselet; la tête est petite , arrondie ; le corselet est large, finement chagriné; les élytres sont légèrement |

striées, et les stries sont formées par des ”

points enfoncés ; les cuisses sont un peu renflées ; les tarses sont garnis de poils en dessous.

On le trouve dans presque toute l’Eu= rope : il n’est pas rare aux environs de Paris. "

L’Hélops glabre, Æelops glaber.

G. Cryptique. Lan.

Il a environ trois lignes de long; les antennes sont brunes, avec les quatre derniers articles moniliformes ; tout le corps est noir luisant ; la tête est petite; le corse-

PE k

LA

276 % xiSTOIRE NATURELLE

let est de la largeur des élytres, finement.

pointillé ; les élytres sont lisses ; les pates d’un brun noir, avec les tarses fauves. …

On le trouve aux environs de Paris, et dans toute ÉRNréRt dans les endroits

at

sablonneux. %

A la suite des hélops, vient se placer un genre que M. Latreille a établi, et qui renferme un petit nombre d’espèces propres à

» fa l'Amérique.

G. Nixrow.

(Voyez les Caractères, tome 11, page 256.) ” Le Nilion velu, Nilio villosus.

- Cette espèce est longue de quatre lignes ; son corps est hémisphérique, aussi long que large, bruri en dessous, noirâtre et velu en dessus, avec les bords du corselet et des élytres jaunâtres; la tête est petite, très inclinée, et cachée presque sous le corse-

let; les antennes sont composées d’articles - grenus ou ronds; les palpes sont presque

cylindriques ; le corselet est très court et

” 2e Fe LAS

DES MÉLOPS. v“ he transversal; les élytres ont des stries Fe:

tillées.

On trouve cet insecte à Cayenne, sur les arbres : il est très commun.

CXLINME GENRE. PIMÉLIE.

Caractères génériques. Antennes filiformes à leur, Â

base , moniliformes à leur extrémité; premier etn second articles très courts , le troisième très long,

les derniers globuleux. — Quatre antennules iné- k‘ gales, filiformes ; les antérieures beaucoup plus longues , composées de quatre articles presque coniques , un peu renflés , le dernier obtus; les pos= Le tévieures plus courtes, composées de trois articles presque égaux. — Corps'souvent renflé. É.

M. Fasnraus a le premier séparé ces in- ds.

sectes des ténébrions, parmi lesquels tous les naturalistes les avaient placés. Le nom qu'il leur a donné, qui signifie gras, huileux , vient sûrement de ce que quelques espèces répandent une liqueur onctueuse, comme certains carabes et les méloés.

se

On distingue les pimélies des ténébrions ”

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