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lesquelles comprennent plusieurs coupes on
grands genres, qui sont ensuite subdivisés en petits genres. Les crustacés et les arach-
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nides sont encore placés avec les insectes ; mais ils occupent la tête de la série, et constituent le premier ordre, en comprenant quatre familles : 1°. les crustacés, qui ont plusieurs paires de mâchoires : il y rapporte les grands genres monocle, écrevisse, cloporte; 2». les mille-pieds , qui ont le corps composé de beaucoup de segmens portant des pieds, mais qui n'ont pas plusieurs mâchoires: les iules, les scolopendres ; 32. les aranéides: une seule pièce pour la tête et le corselet, portant huit pieds; l'abdomen sans pieds : les scorpions, les araignées, les faucheurs ; 4°. les phtyréides, à tête dis= tincte, corselet portant six pieds; abdomen sans pieds : les podures, les forbi- t cines, les ricins. Le second ordre, celui des névroptères, divisé en trois familles :
1. les libelles à quatre grandes ailes non ployées, à mâchoires pourvues d’un, palpe non articulé, à lèvres enveloppant toute la bouche, sans palpes : le grand genre des demoiselles, Xbelula ; 2°. les perles à ailes * se rejetant sur le dos dans l’état de repos , à mächoires et lèvres pourvues de palpes T. 12
articulés, à bouche pourvue de mandibules : les termites, les hémérobes, les panorpes, les raphidies; 3°. les agnathes, à mâchoires et lèvres pourvues de palpes articulés, sans aucunes mandibules: les friganes et les éphémères. Le troisième ordre, celui des hyménoptères , est partagé simplement en grands genres : les abeilles, les guépes, ete. Le quatrième ordre, celui des coléoptères, est divisé en plusieurs coupes auxquelles appartiennent des grands genres servant de type : 1°. coléoptères dont les antennes sont terminées par une massue feuilletée, cinq articles à tous les tarses : les luücanes, les scarabées, etc. ; 2°. coléoptères * - dont les antennes sont portées sur un bec qui n’est qu’un prolongement de la tête, et au bout duquel est la bouche; quatre articles à tous les doigts : les charançous et les bruches ; 3°. coléoptères dont les antennes sont en forme de massue;, et qui n’ont que trois articles aux doigts : les coccinelles ; 4°, coléoptères dont.les antennes sont terminées en forme de massue, et qui ont cinq articles à tous les doigts : sylphes , hydrophiles, ete.; 5°, coléoptères dont les an-
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tennes sont terminées en massue , et qui ont quatre articles À tous les doigts : les bostriches ; 6°. coléoptères à quatre palpes dont les antennes sont en forme de fil, et qui ont cinq articles À tous les doigts, et les élytres durs : les ptines, richards, lampyres, cantharides, etc.; 7°, coléoptères à quatre palpes ; à antennes en forme de fil ou de chapelet, qui ont cinq articles aux quatre doigts de devant, quatre seulement à ceux de derrière, et des élytres durs: les ténébrions , les mordelles ; 8o, coléoptères à quatre palpes dont les antennes sont en forme de fil ou de chapelet, se renflant
quelquefois au bout, et qui ont quatre ar ticles à tous les doigts: les cassides, chry=
somèles, etc. ; 9e. coléoptères dont les antennes sont en forme de soie, composées le plus souvent d'articles allongés, et qui ont quatre palpes à la bouche, et quatre articles à tous les doigts : les capricornes, etc. ; 10°. coléoptères dont les antennes sont en forme de fil ou de soie, et qui ont six palpes à la bouche , eteinq articles à tousles doigts : les ditiqués , carabes, ete.; 11°, coléoptères dont les élytres sont beaucoup
plus courts que l'abdomen, et recouvrent néanmoins entièrement les ailes lorsqu'elles sont repliées : les staphylins. Lercinquième ordre, les orthoptères, est divisé en quatre grands genres : les perce-oreilles , lesblattes, les mantesetles sauterelles. Le sixième ordre, les hémiptères, comprend huit divisions: les punaises , les nèpes, les notonectes, les cigales, les thrips, les pucerons, les psylles et les gallinsectes. Le septième ordre, celui des lépidoptères, renferme les genres papillon, sphinx et phalène. Le huitième ordre, les diptères, se partage aussi en plusieurs grands genres : les tipules, les cousins, les Abies, les taons , les empis, les bombilles, les conops, les asiles, les hippobosques et lés œstres. Enfin, le neuvième et dernier ordre contient les puces, les poux et les mites.
Nous avons présenté avec détail le plan de la méthode de M. Cuvier , parce qu’elle constitue une date essentielle dans l’histôire de la science. On ne peut en dire autant d’un assez grand nombre d’ouvrages qui ont paru plus tard , où vers la
même époque, et dans lesquels on voit se s
reproduire des classifications analogues à celles de Linné, de M. Latreille et de M. Cuvier : tel est l’ouvrage de M. Clairville (Æntomologie Hekétique, 2 vol. in-8°, 1798 et 1806), remarquable sous plusieurs rapports, mais dans lequel l’auteur s’est attaché à changer tous les noms d'ordres, et à les remplacer par des dénominations souvent barbares. Il divise les insectes en ailés ou ptérophores, et en aptères. Les insectes de la première division sont mandibulés ou haustellés; les mandibulés se divisent en quatre sections : 1°. les élytroptères, ailes crustacées; 2°. les dératoptères, ailes coriacées ; 3°, les dictyoptères, ailes réticulées ; 4°. les phléboptères , ailes vei- ” nées : les insectes haustellés, c’est-à-dire 2.
munis du suçoir, comprennent trois autres * x
sections; bo, les haltériptères, ailes avec
balanciers ; 6°. les lépidioptères, ailes pulvé-
lurentes ; 70. les hémiméroptères, ailes mixtes. M. Cuvier ne s'en tint pas à ses pré-
miers essais, qui avaient été si heureux:
il fit paraître , en l'an vi (1799), dans son
premier volume de F4ratonue comparée,
une division des animaux articulés, dans laquelle il distingue les crustacés comme une classe nouvelle. M. Duméril, alors associé à ses travaux, à conservé presque toutes Ses coupes dans sa Zoologie analytique.
En 1801, le célèbre de Lamarck fit connaître, dans un ouvrage ayant pour titre :
Système des Animaux Sans vertèbres , un nouvel arrangement des animaux articulés ; dans cet ouvrage, les annélides ne constituent pas encore une classe à part, ils sont rangés parmi les vers. Les insectes de Linné sont partagés en trois classes : les crustacés ; les arachnides et les insectes; les crustacés se composent de deux ordres. Les arachnides sont, pour la première fois, séparés des autres aptères pour former une classe nouvelle
- divisée en deux ordres, et se divisant eux-
mèmes de la manière suivante :
Arachnides palpistes. Point d’antennes, mais seulement des palpes ou antennules ; tête confondue avec le corselet; corps muni de huit pates. #. Bouche munie de mandibules et de mächoires. Genres scorpion ;, araignée, phryne, galéode, faucheur, pince,
D'ENTOMOLOGIE. 159 élaïis, trombidion. #. Bouche munie d’une trompe ou d’un suçoir: Genres hydrachne , bdelle, mite, pyenogonon, nymphon. .
Arachnides antennistes. Deux. antennes et tête distincte; vingt pates et davantage dans les uns ; constamment six pates dans les au-
tres. a. Vingt pates ou davantage. Genres.
scolopendre, scutigère, iule, à. Six pates. Genres pou, ricin, podure.
Les insectes sont broyeurs ou suceurs ; les uns ont des mandibules, des-mächoires, et d’autres organes manducateurs; les autres ont une bouche plus ou moins tubulaire où en forme de suçoir. La première division se compose des ordres suivans : coléoptères, orthoptères , névroptères et hyménuoptères, La seconde est formée par les lépidoptères,
hémiptères, diptères et aptères. Dans son
Histoire naturelle des Animaux sans vertèbres , M. de Lamarck ne change rien au plan général de sa méthodé; seulement il établit la série en sens inverse, c’est-à-dire en allant des êtres les plus simples aux plus composés.
En 1804, M. Duméril a publié sous le titre de Traité d'Histoire naturelle , des ta-
do +tié tri" thés té. à à AN NE
bleaux dans lesquels il présente les diverses classes d'animaux, depuis les plus composés jusqu'aux plus simples. Les animaux articulés y sont traités avec soin, et on voit, par diverses publications antérieures de l’auteur, qu'il avait depuis long-temps médité le plan ingénieux qu'il présente, et qui se trouve patfaitement bien développé dans sa Zoolos gie analytique , publiée en 1805, ainsi que dans ses Considérations générales sur la classe des Insectes. Le but de l’auteur a été d’appliquerà l'étude des insectes la méthode analytique, qui, suivantses propres expressions, est une sorte desystème appliqué à un mode d’arrangement tel que les espèces sont autant rapprochées que possible par leur analogie , afin de pouvoir plus facilement généraliser ce qui les concerne, et les comparer entre elles. Cette marchene laissant de choix qu'entre deux propositions, facilite et abrége -éonsidérablement les recherches. M. Duméril s’est occupé principalement de la classe des insectes, Il y établit huit ordres : les coléoptères , les orthoptères, les névroptères, les hyménoptères, les lépidoptères, les di-
D'ENTOMOLOGIE. 141 ptères et les aptères. Ce dernier ordre comprend six familles : 10. les parasites ou rhinoptères : les genres puce , pou , smaride, tique, lepte et sarcope ; 2°. les ricins ou ornithomyzes: le genre ricin ; 3°. les séticaudés ou nématoures les genres forbicine, ma-
chile et podure; 4°, les aranéides ou acères®
genres araignée , mygale, pince, galéode, faucheur y trombidie ; 5°. les mille-pieds, ou myriapodes : genres scolopendre, lithobie, scutigère , polyxène, polydesme , iule, gloméride ; 6°. les quadricornes ou polygnathes; genres armadille, cloporté; physode. On voit, par l'exposé de ce dernier ordre, que M. Duméril comprend dans les aptères plusieurs animaux qui constituent ailleurs des ordres et des classes distinctes ; les arachnides sont dans ce dernier cas. Il admet ce pendant la classe des crustacés.
A la suite de tous ces travaux, de tous
ces essais pour arriver à une méthode n4
turelle, parut l'ouvrage de M. Latreille, ayant pour titre : Genera Crustaceorum et Tnsectorum (4 vol. in-8°. 1806-1809), dans
lequel il développe sa méthode naturelle k