FOURMI
Caracam générijuti. Anleniin filiforme*, coadéei ; premier tnide trè> long. — MandibnUt grOHo, mnliideotéet. — Trompe un conrte, Tottaèc ds tiDÛ piècn pmqne écailleiua. — Qnitre inieiiDiilet filifontiet ; la ■nlcrànm compo*^ de ù irtidei , eL le* paatérienrea de quatre. — Pcdicnlc de l'mbdomen lUoDgé , nodnleni, on mnui d'ans écaille droite, ëtnit. ■— Troii peliu jtas lius.
Lits fourmis oot deux antennes filiToniies, coudées : te premier article , fort long, les distingue des tiphies ; les mâles et les feinelles portent quatre ailes membraneuses,
DES roumift.
veinées , inégales ; TabdonK corselet par un pédicule Ion muni à sa partie supérieur écailleuse droite.
Ces insectes ont beauco avec les mutiiles ^ mais ces d premier article des antennes pédicule de l'abdomen sans < site , et Tanus armé d'un aigi caché dans le ventre.
Les antennes , composée douze articles , dont le premi les autres courts, cylindrii égaux 9 sont insérées à quelqi yeux, et forment un angle < nion du premier et du secon
La lèvre supérieure est cot les mandibules cornées, gra arquées.
La tête est de moyenne \ les mâles et dans les femell beaucoup plus grande dans I produit par la forme du corse ci a très étroit et souvent é| que les premiers Tout large i
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L'abdcNoen Mt orale et compCMé de cinq ou tiz iBneaiui distincte ; le* pares sont nin~ pla > de nkojtstae graadeur; les tarses sont compoaés de onq anicles, et tenninés par
Les fodimis TJveni en société; elles ressembleMen cela aux abeilles et anx guêpes; elles travailleni comme elles d'tm mime accord fc des onrrages qui <mt ponr but l'tttilité générale de la petite république, dont riies Mot menibres.
Les habitudes de ces insectes , cfui ment en société , ne poRTÙent manquer d'exciter la curiosité : mxuA ont-ellea eu beauconp d'historiens, dontquelqnet um se sont laissé entraîner par l'amour du merveiJIenx. En donnant quelques détaiU sur leur manière de vîrre, nons chercherons à écarter le faux, sans nuire à l'admiration que doivent «Krater les procédés industrieux de ces petits insectes.
Lesfbnrmis, ainnqnelaplaptrt de leurs htbitatioBs , tout connites de tout le monde. On trouve parmi HIes des iudiridus de trais sortes , des mulots , des mAles et des fe-
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* melles. Les premiers sont chargés de tous les détails du travùi, comme parmi le* abeilles: auui eit-il plus que probableqa'ili sont, comme dans ce genre, de véritables TemeHes privées de toute faculté génératrice , atnai que l'indiquent les rapports eûv tans entre les organes sexuels extérieurs des fourmis reoonoaes pour fécondes , et ceux de celles que l'on nomme improprement des motets. Ils sont de U plus petite taille , et dépourvus d'ailes. Les mile*, qui sont ailé* , sont [rin* grands , moins cependant que les femelles , qui sont de la plu* grande taille , et dont l'abdomen est très gros : œlles-ei portent ausû des ailes, mais bdlei à arndKr , et qui leur manquent très souvent après t'accan[dement.
Les fourmis placent leuts habitalioni dans dUTérens endrcnts. Les nnes élèvent dans les bob des c6nes de deux pieds anvironde hauteur; d'antres creusent des souterrain* a*fes profond*. Le coitre pourri d'un arbre , on les fentes d'une vieille morùUe, servent de demeure i celleft^ ; celleslà la trouvent son» une pierre.
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U vieot aboutir cette longue suite de fonmiis que l'on voit toujoun en activité, etstiivant toutes le même chemin. Les unes reviennent châtiées de fardeaux immenses ; les autres partent sur les traces de ceUes>ci pour «lier prendre leur part du butin.
Cependant les fanelles restent dans l'intérieur occupées seulement à poudre , et n'en sortent jamais que pour s'accoupler. Cet accouplement a lieu dans diflërentes saisons , selon les espèces. Il varie depuis le printemps jusqu'à la fin de l'autonme. On n'a pas encore la certitude que cette sortie donnelien i des essaims comme dans les abeilles.
L'accouplement fini , les miles meurent , ou au moins ne rentrent plus dans la fourmilière. Les femelles, an contraire, j rentreitt au moins en partie: les onvrières alors leur arrachent leurs ailes pour les Torcer, en quelque sorte, àne point abandonner la république , et k y faire leur ponte. Elles' se chargent de nourrir les larves qui sortiront de leurs œuEi, et de les défendre des attaques extérieures. Ces ceufs sont très petits , arrondis, d'un blanc jaunâtre, rassemblés
par Us. Ceux qui ont été dépotés dus l'ai^ rière-saUon n'éclosent qu'au priotempii les larves qui en sortent sont de petits vers blancs , apodes , gros , courts , de douie anneaux. Ce sont ces larves que l'on appelle ordinairement œufs de fourmis; leor tête, s'il faut donner ce nom k une partie menue , recourbée sur la poitrine, est munie de deux dents, de quelques cils et d'un mamelon mou, rétractile, par lequel la larve re^it la becquée. La fourmi ouvrière dégorge dans ce canal des sucs nécessai res à sa croissance. Celui des fruits, et la liqueur mielleuse qtii se trouve auprès des puceroos, paraissent en faire la base.
Au bout de quelque temps, cette larve se change en une nymphe , sur laquelle on aperçoit, comme dans les chrysalides des «déoptères, toutes les parties de l'insecte parfait.
Lesnymphesetles larves sont incapables de tout mouvement; mais la fourmilière estelle attaquée par l'homme ou par quelque autre ennemi , les ouvrières emportent aussitôt dans les souterrains les plus reculés de
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leur hftbiUticNi, ces précieux gages de la prospMté future de l'état On croit coounuiMDeat que les matériaux cotasses par les fourmis sont destinés à leur senrir de nourriture pendant rhôrer; en conséquesoe, on a beaucoup loué leur industrieuse prévoyance : cependant c'est un Cait connu aujourd'hui, et confirmé par les uMÎlieurs obserrateurs 9 que le froid engourdit les fourmis de manière k ne point leur laisser la faculté d'user de ocsproyisbns. Cestdonc à tort qu'en leur attribuant nos vertus , on les a comparées au père de famille qui sème et recueille dans la belle saison pour les besoins de l'hiver, ou à l'homme sage qui profite de sa jeimesse pour se procurer, par son travail, de quoi soutenir sa vieillesse. Il est également probable (pi'exemptes de nos défauts , ce n*est point une avarice mal entendue qui les engage à faire ces énormes amas. Il se peut que des observations suivies découvrent on but utile à ce rassemblement informe de matériaux ; mais la nature ne prodigue point ses secrets à ceux qui veulent la deviner sans sortir de leur cabinet.
Les liquenn tucréei, légèrcnent acidulées , que ccrUiiu «rbres bÛMM Adupper des partiel intérieures, oeilea que tea paceroBs Inneat suinter, paraissent Atre paiticulièr«nieat du goût des fourmis, et leur faumirlear principale nounitura, Halkeur nu hanoetoii (^meloloatka) qui tombe au milien d'elles, aa carabe {earaim) étourdi qni trarerte lear wntîer. Attaqué de toutes parts, il sHccoaibe bient6t sous mw multilnd« de plaies ; il périt, et ses débris, a«cés «Btiérement, vont accroître le monticDle qn'habitMit les vusqueum. Cest aiiM que l'iimon triomphe de la force.
Qndques expériences Elites sur les bnv mis sembleraient faire crcîpe, contre ce que fions avons dit, que le sens de l'odorat réside dans les antennes ; h l'on passe le bout du doigt sur le sentier soÏTi par cm insectes, elles se irouTent déroutées , ne reooDoaissent plus leur chemin ; alors on les voit toujours porter sur la terre le bout de leurs antennes , et ce n'est qu'après avoir cherché de tom cAlés de cette manière qu'elle franchissent lentemenl l'espace sur lequel a
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passé le doigt, pour retrouver leur trace habituelle. Si l'on fait l'amputation de cette partie à une fourmi , elle paraît étourdie, et erre çà et là, sans pouvoir retrouver son chemin.
Les espèces comprises dans ce genre sont nombreuses et ont entre elles des difTé> rences remarquables. £n effet, les nymphes de quelques unes sont nues, tandis que celles de quelques autres restent au moins quelque temps enfermées dans une coque d'un blanc mat Cette coque ne paraît point composée de fib comme celle des bombyces; on n'y découvre aucun tissu; elle ne paraît être qu'une pellicule. Il parait que les ouvrières la déchirent peu avant la transformation. Il ne reste plus à l'insecte qu'à se défaire d'une pellicule fort mince qui enveloppe immédiatement toutes ses parties.
Quelques espèces de fourmis ont un aiguillon assez fort pour percer notre peau , et déposent dans la plaie une liqueur acide qui occasionne une douleur assez forte.
D'autres sont privées de tout aiguillon : celles-ci seringuent une liqueur rouge, trans-
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parente, qui, s^attachant à la peau de Tobservateur ioconsidéré, y cause des pustules douloureuses ressemblant à celles qu'occasionne la piqûre de Tortie ( unica ).
Au reste, toutes sont munies de mâchoires qui pincent assez fortement.
Les espèces de ce genre sont nombreuses. Nous allons donner la description de quel- ^
ques espèces remarquables de fourmis; nous les diviserons , d*après notre savant maître M. Latreille, en deux sections.
PREMIÈRE SECTION
Corselet des ouvrières ayant le dot arqué, et sans i
interraption dans sa coorbnre ; ailes sapérienres . . ^
des aotres individus sans nervures récurrentes.
La Fourmi ronge -bois, Formica herculeana.
Cette espèce est la plus grande d'Europe ; elle a quelquefois jusqu'à sept lignes de longueur. Le mulet est noir , avec le corselet et les cuisses d'un rouge sanguin foncé *, le mâle et la femelle en diffèrent peu pour les cou-