‹ Histoire naturelle des insectes, composée dáprès Réaumur, Georffroy, Degéer, Roesel, Linnée, FabriciusChapitre 51 sur 66 · ANDRÈNES · texte numérisé non relu

ANDRÈNES

Ciuraetères génériques. Antennes conrtet , filîfbnnes; le premier artide long, mince à m base; le second très petit; les antres égaax, cylindriqnes. — Trompe dirisée en trois pièces; suçoirs enfermée dans une gaine. — Quatre antennnies filiformes , inégales ; les antérienres composées de six articles , les postérienres de deux. — Aiguillon simple , caché dans Fabdomen. — Trois petits yenx lisses.

Les andrènes ODt été placées , par plusieurs Daturalistes , avec les abeilles et les nomades, dont elles diffèrent par la trompe, la forme du corps et les tarses des pâtes postérieures. Les abeilles et les nomades ont la trompe composée de cinq pièces; celle des andrènes n'est que de trois pièces. Les andrènes ont le corps moins velu que celui des abeilles, et plus velu que celui des nomades ; elles l'ont aussi plus allongé. Les tarses de leurs pâtes postérieures sont moins longs et moins chargés de poils que ceux des abeilles, et elles ne s'en servent VIII. i5

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point pour transporter !a poussière des étaraines. Les andrèces ont le dessous de Tabdomen velu , et c'est aux poils qui le recouvrent que s'attache la poussière que plusieurs espèces emploient à la construction de leurs nids y et pour nourrir leurs petits.

Les antennes des and rênes sont un peu plus grosses à l'extrémité qu'à la base ; celles des mâles sont composées de treize articles ; celles des femelles de douze.

Leur tétcest ovale, de la largeur du corselet ; les yeux sont allongés.

La trompe est composée de trois pièces ; celle du milieu est une espèce de tuyau aplati qui porte à son extrémité deux antennules , et une langue courte très velue; les deux autres sont minces , concaves intérieurement , convexes extérieurement , terminées par une petite partie garnie de poils. Ces deux pièces latérales forment un fourreau cylindrique, qui sert à garantir la trompe; elles sont coudées près de leur origine, et ont deux antennules insérées à leur courbure. La trompe des andrènes est dirigée en avant. Lorsqu'elles n'en font point usage, elle est appliquée

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contre la tête; sa partie antérieure /placée près des mandibules , est recouverte par la lèvre : pour la faire agir , l'andrène soulève sa lèvre , qui est mobile, et le fourreau paraît alors à découvert dans toute son étendue ; elle allonge sa langue , et la retire ensuite dans le fourreau qui lui sert de gaine.

Le corselet est obtus ; l'abdomen est allongé , attaché au corselet par un pédicule très court; les femelles ont un aiguillon semblable à celui des abeilles , avec lequel elles piquent très fort.

Les andrènes ne vivent point en société : on ne trouve point parmi elles d'ouvrières, comme on en voit dans les républiques des abeilles et des guêpes : les femelles sont seules chargées de faire les nids, et de pourvoir à la nourriture des larves. La terre la plus battue est celle que quelques espèces préfèrent pour y construire leurs nids ; d'autres creusent plus volontiers à peu près horizontalement les terres ou les sables qui s'élèvent au-dessus des chemins , ou sur les bords des fossés. Ou trouve souvent une

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grande quantité de ces trous ; ils n'ofîrent rien de particulier : les uns sont creusés en ligne droite; les autres font un coude vers le fond. C'est au fond de ces trous que la femelle dépose une masse de pâtée mielleuse destinée à nourrir la larve qui doit y croître. Dès qu'elle y en a porté une provision suffisante, elle y pond un œuf, et bouclie le trou avec la terre qu'elle en avait ôtée. Si elle tardait à en fermer l'ouverture , elle aurait inutilement pourvu d'aliment la larve qui doit sortir de l'œuf : le miel serait bientôt pillé par les fourmis qui rôdent continuellement aui environs du nid ; elles sont très friandes de cette pâtée, et ne tarderaient pas k découvrir qu'au fond du nid il y en a dont elles peuvent aisément s'emparer.

Les larves, des andrènes ressemblent à J ^

celles des abeilles; elles sont blanchâtres; leur corps est composé de treize anneaux ; leur tète est dure et écailleuse; elles sont pUpées au fond du nid , couchées sur une pâtée qui est une sorte de miel noirâtre , légèrement sucré, et d'une odeur un peu narcotique.

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qu'au commencement du printemps suivant ; qu'aussitôt que les andrènes sont nées , elles s'accouplent , travaillent à la construction de leur nid , et font leur ponte ; qu'en juin ou en juillet il doit en sortir les insectes parfaits qui donnent la seconde génération , qui passe l'hiver , et qu'il est probable que les insectes parfaits meurent quelque temps après leur accouplement ou la ponte.

Ce genre est composé d'une trentaine d'espèces, dont la plus grande partie habite l'Europe; on les trouve presque toutes aux environs de Paris. Nous allons passer à la description de quelques unes.

L'Andrène mineuse, Andrena succincta.

G. Hjiée, Lath.

Elle a la tète et le corselet noirâtres , cou^ verts de poils d'un roux cendré; l'abdomen brun , avec l'extrémité de chaque anneau bordée de poils bUnct ; les pâtes sont couvertes de poils fauves.

DES ANDRENSS.

On la trouve en Europe , sur les f Cette andrène construit dans la ten nids de forme cylindrique, compos plusieurs cellules placées l'une au bc l'autre; chacune a la figure d'un coudre; son extrémité circulaire es chassée dans l'ouverture de l'autre, i trouve quelquefois que deux cellule semble, souvent trois ou quatre; ci cellule a environ deux lignes de dian le cylindre qu'elles forment a des h transversales rouges et blanches; la leur blanche est placée à la jonctio deux cellules ; la couleur rouge parai à la matière qu'elles renferment, et aperçoit au travers des parois qui soi trémement minces : des cylindres soni chés horizontalement , et semblent ce ses d'une matière analogue à celle soie. Selon Réaumur, il y a deux génér de cette espèce dans l'année.

I7G HISTOIBK NATUREL IF

L' Andrène du coquelicot , Andrena

papaveris.

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