‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1007 sur 1317 · EUMENES COARCTATA · texte numérisé non relu

EUMENES COARCTATA

Vespa Coarctata, Lann., Syst. nat., t. 11, p. 950, n. 41 ; ejusd., Faun. Suec., n. 1676, — sumenes Coarctata, FaBr., Syst. Piez., p. 288, n. 16. — Vespa Coronata, Panz., Faun. Germ., fasc. 64, tah. 42. — Long. 7 à 8 lig. — Corpsnoir, avec le bord antérieur du thorax, une petite ligne sur l’écusson, et deux points sur le second segment de l’abdomen de couleur jaune. — France.

2, EUMENES POMIFORMIS. (PI. 5, fig. 7.)

Fagr., Syst. Piez., p. 287, n. 9.—PanzER, Faun. Germ., fasc. 63, tab. 7. — Long, 6 à 7 lig. — Corps noir, avec le bord antérieur du thorax jaune, ainsi que le bord. postérieur de l’écusson ; abdomen ayant chaque segment bordé de jaune postérieurement ; le second ayant en outre une tache de chaque côté. — De l’Europe méridionale.

ZETHUS, Fas.

Ce genre diffère surtout du précédent par les parties de la bouche. — Les mandibules sont assez courtes et obtuses, et le: chaperon est presque carré, et le bord antérieur ne présente point d'avancement. — Les palpes maxillaires ont six articles et les labiaux quatre.

Toutes les espèces de ce genre soni exotiques,

L'une d’elles est le

ZETHUS COERULEUS. (PI. 5, fig. 9.) Polistes Cyanea. Faër., Syst. Piez., P. 279, n, L6. TT. Long. 10 à 12 lig. A

EPIPONA.

Corps d’un bleu obscur, avec les antennes noires ; les ailes d’un bleu violacé obscur, et l’abdomen couvert d’une fine pubescence blanchâtre. — Du Brésil.

DIXIÈME FAMILLE, — GUÊPIENS :

GUËPIAIRES, LaTr, ; VESPIDÆ, Wesrw. ; POLISTIDES , Lep. Sr.-Farc.

Caractéres. Corps assez long. — Yeux échancrés. — Mandibules presque aussi larges que longues, tronquées obliquement à leur extrémité et quadridentées.— Chaperon avancé. — Labre trifide. — Antennes vibratiles, légèrement renflées en massue, ayant leur premier article long et le suivant trés-petit. — Ailes pliées longitudinalement, ayant une cellule radiale grande et quatre cellules cubitales, dont la quatrième toujours incomplète. — Pattes moyennes, avec les jambes postérieures pourvues de deux épines à leur extrémité, et le premier article des tarses postérieurs sans dilatation. — Abdomen ovalaire.

Les GuËpriens se composent de trois sortes d'individus : des mâles, des femelles et des neutres qui vivent en société, et chez lesquels les neutres ou ouvrières consiruisent des nids et apportent journellement aux larves la nourriture qui leur est nécessaire, et qui consiste en une sorte de miel qu’elles vont humer principalement dans les fruits; comme leur languette ou lévre inférieure est fort courte , il leur est plus difficile de pomper les sucs qui se trouvent dans le nectaire des fleurs, comme le font les Abeilles. chez qui cet organe est beaucoup plus développé. On prétend que les Guêpes attaquent aussi des Insectes qu’elles triturent et qu’elles donnent ensuite à manger à leurs larves au commencement du printemps, avant que les fruits et les fleurs n'aient paru.

Les sociétés de guêpes sont annuelles, et non pas durables comme celles des abeilles; elles sont nombreuses. Les femelles et les neutres construisent leur nid avec des parcelles de vieux bois ou d’écorce qu’elles délayent en forme de pâte, pour former des gâteaux disposés sur un plan horizontal, suspendus en dessuspar un ou plusieurs pédicules et n’ayant jamais qu’un seul rang d’alvéoles hexagonales, verticales, placées toujours à la partie inférieure des gâteaux ; ils sont tantôt enveloppés par une

enveloppe de même consistance, cachés en terre ou dans des creux d’arbres, et tantôt ils sont isolés et à nu.

Les femelles commencent seules leur nid au printemps, et pondent bientôt des œufs qui donnent naissance à des femelles et à des neutres, et ce n’est qu’à l’automne que les mâles éclosent. Toutes les larves et nymphes qui ne peuvent subir leur dernière métamorphose avant le mois de novembre, sont tuées parles neutres, qui périssent au commencement de l'hiver, ainsi que les mâles; quelques femelles seules survivent, et commencent au printemps suivant de nouvelles colonies.

Genres : Epipona, Chartergus, Agelaia, Polybia, Polistes, Vespa.

EPIPONA, Larr., Lep. St-Fae. ; Polistes, Fas.; Rhopalidia, Lee. Sr-Farc.

Corps allongé. — Mandibules quadridentées ; la première très-distincte, obtuse et rapprochée des trois autres : celles-ci également espacées les unes des autres et plus longues et plus pointues. — Chaperon ayant son bord. antérieur anguleux, très-légérement bifide. — Thorax presque oblong, avec le métathorax tronqué brusquement en arrière.— Ailes ayant une cellule radiale s’avancant plus près de l’extrémité de l’aile que la troisième cubitale ; et trois cellules cubitales dont la seconde fortement rétrécie vers la cellule radiale , et la troisième trés-élargie vers son extrémité. — Paties moyennes. — Abdomen pédiculé; ce pédicule presque aussi long que l’abdomen, et un peu en massue, le second segment beaucoup plus grand que les autres et campanulé.

On ne connoît que quelques espèces exotiques de ce genre, dont le type est le

AGELAIA.

EPIPONA MORIO.

Polistes Morio, Far., Syst. Piez., p.279,

45.-- LarTr., Gen. Crust. et Ins.,t. IV, p. 142. — Lep. et Serv., Enc. mét.,1.X, p. 172, n. 2. — Epipone Tatua, Ler.

ST-FARG.,t.], p. 540, n. 1. — Long. 1 lig.

— Corps entiérement d’un noir brillant, et finement ponctué sur toute sa surface ; antennes noires ; ailes diaphanes, avec leur bord antérieur brun, surtout vers la base.

Cette espèce se trouve à la Guyane, où elle est connue sous le nom de T'aiua.

CHARTERGUS, Ler. ST-Farc.; Vespa, Fas.; Palistes, Lare.; Epipona, LaTRr.

Ce genre se rapproche beaucoup des précédens, dont il diffère un peu par les mandibules, dont la première dent est plus courle. -— Par la seconde cellule cubitale des ailes supérieures, n’étant pas trés-sensiblement rétrécie vers la radiale, — Et par l’abdomen sans pédoncule sensible ; il est de forme conico-ovalaire.

Le type du genre est le

CHARTERGUS NIDULANS.

Vespa Nidulans, Fas., Syst. Piez., p. 266, n. 68. -— Coques., Illust. Icon.

Ins., tab. 6, fig. 3. — Réaum., Mém. Ins., t. VI, pl. 20, fig. 21 à 24. — Polistes Nidulans, Larr., Gen. Crust. et Ins., t. IV, p. 141. — Lep. Sr-Farc., Enc. mét.,t.X, p. 472, n. 5.— Charterqus Nidulans, Ler.

ST-Farc., t. [, p. 546. — Corps d'un noir mat, finemeni ponctué; antennes noires; thorax ayant une ligne transversale sur le prothorax, et une autre sur le métathorax d’un jaune pâle ; ailes transparentes, avec leurs nervures noires ; pattes de cette dernière couleur; abdomen ayant le bord postérieur de chacun de ses segmens d’un jaune pâle.

Cette espèce se trouve à Cayenne ; elle se construit un nid qui a été parfaitement décrit par Réaumur, et qui est, en effet, lun des plus singuliers que l’on connaisse.

Ilest ordinairement trés-grand, en forme de cône renversé , suspendu à une branche d'arbre par un simple anneau, et composé d’une sorte de carton très fin et tres-lisse, et si semblable à du carton de pâte que les fabricans les plus exercés ne sauroient croire qu’il n’est pas sorti d’une fabrique spéciale : cette enveloppe. au premier abord, paroît fermée de toutes parts; mais à la partie inférieure, il existe une seule ouver-

ture arrondie, ayant tout au plus douze millimètres de diamètre, Les gâteaux sont disposés dans l’intérieur par étages, et font corps avèc l'enveloppe même: les loges, toujours hexagonales, sont placées seulement à la partie inférieure des gâteaux, car il n'existe pas de loges de deux côtés dans les Guépiers, comme cela a lieu dans les ruches d’Abeilles. Ces sortes de Guépiers sont susceptibles de s’agrandir considérablement : d’abord ils sont courts et ne renferment qu’un ou deux gâteaux ; mais quand le nombre des individus augmente, les Guêpes agrandissent leur nid, en établissant des cellules sur la partie inférieure de l’enveloppe, qui devient alors un gâteau, et dès ce moment elles prolongent les parois extérieures de l’enveloppe et entourent le nouveau gâteau jusqu’à ce qu’un semblable travail recommence, de manière que l’on trouve des nids qui renferment un grand nombre de gâteaux, et qui ont atteint un très-grand déveluppement en longueur.

AGELAITA, LEP. ST-FARG.

Mandibules ayant quatre dents, la premiére trés-courte, Îles trois autres plus grandes, égales entre elles et également espacées, — Chaperon ayant son bord antérieur anguleux. — Thorax ovalaire. —- Ailes ayant une cellule radiale s’avançant plus près du bout de l’aile que la troisième cubitale, et trois cellules cubitales dont la seconde plus ou moins rétrécie vers la radiale, et plus ou moins dilatée vers le disque. — Pattes grêles, avec les tarses assez longs, — Abdomen pédiculé, ayant ce pédicule formé par le premier segment de l’abdomen et unitubercuié latéralement, et le second campanulé.

Ce genre ne renferme que des espèces exotiques, dont les habitudes ne sont pas connues,

PREMIÈRE DIVISION

Rhopalidia, Lep. Sr-FaRG.

Mandibules ayant la première dent oblitérée, — Ailes ayant la seconde cellule cubitale trés-rétrécie vers la radiale, et peu dilatée vers le disque.

M. Lepeletier de Saint-Fargeau décrit deux espèces de cette division ; l’une d’elles est le

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