DIURNES
genres pour le nombre des espèces connues aujourd’hui, est cependant l’une des plus naturelles qui aient été présentées,
Nous citerons encore parmi les entomologistes qui ont contribué à avancer les connoissances dans l’ordre des Lépidopteres, Dalman, qui a fait un usage heureux desnervures des ailes, ainsi que Godart, qui a présenté dans l'Encyclopédie Méthodique l’ensemble des Papillons Diurnes d’une manière vraiment satisfaisante ; et les Lépidoptères de France, dans un ouvrage spécial continué par M. Duponchel, qui l’a étendu à tous les européens, en donnant des caractères tirés des parties les plus essentielles de l’Insecte parfait, en les coordonnant avec les caractères secondaires présentés par les chenilles. M. Boisduval, déjà connu par ses nombreux travaux sur les Lépidopteres, tels que l’Icones des Lépidoptéres d’ Europe, la Faune de Madagascar, etc., a publié récemment le premier volume d’un ouvrage intitulé : Spécies général des Lépidoptères; cet ouvrage, fait avec une conscience et un talent remarquables, sous le rapport de la distribution et de la description des espèces, pèche surtout par les caractères assignés aux genres, L’auteur attache beaucoup trop d'importance aux formes des chenilles, et trop peu à celles de linsecte parfait; et, cependant comme M. Duponchel l’a si bien prouvé (4nn. de la Soc. Ent. de France) , il est bien évident qu’un être parvenu à son dernier degré de croissance est bien plus complet qua celui que l’on prend au sortir de l’œuf, D'ailleurs nous pouvons avancer avec toute certitude que les entomologistes qui établissent des classifications sur les chenilles ne connoissent ces chenilles que d’une manière bien imparfaite, car il n’en est encore aucun qui ait étudié la structure d’une chenille, tandis que tous les classent d’aprés le faciès. Cependant, malgré ce reproche que l’on doit faire au Spéciès de M. Boisduval, il est bien certain que ce sera un ouvrage des plus importans quand sa publication sera achevée, et nous regrettons sincèrement qu’un guide aussi utile pour nous s’arrêle jusqu’à présent à la fin de notre famille des Papilloniens,
PAPILLONIEXS.
PREMIÈRE SECTION
DIURNES,, Lare.;
RHOPALOCÈRES, Dux., Bo:ss.
Caractères. Antennes plus ou moins renflées à leur extrémité. Point d’ocelles. — Ailes relevées perpendiculairement pendant le repos; les postérieures n’ayant point de crin à leur bord antérieur pour retenir les antérieures.
Nous séparons cette section en quatre familles. La première, que nous désignons sous le nom de PAPILLONIENS, se compose de presque tous les Lépidoptères Diurnes pourvus de six pattes, et connus généralement sous le nom d’Hexaypodes, et dont les chrysalides sont maintenues par le milieu du corps par un lien transversal.
Cette famille est très-nombreuse en espèces ; plusieurs genres en renferment un très-grand nombre. La plupart sont exotiques.
Les NyMPHALIENS, qui constituent la seconde famille, ont presque toujours quatre pattes dans les deux sexes, et leurs chrysalides ne sont pas entourées par un lien transversal, mais suspendues, à quelques exceptions prés, par leur partie postérieure.
Les Nymphaliens peuvent être divisés en une assez grande quantité de genres, et plusieurs d’entre eux renferment des espèces de grande taille, et ornées de belles couleurs.
La troisième famille est celle des Eny-
PREMIÈRE FAMILLE
Caractères. Corps assez long. — Tête grosse. — Yeux grands. — Palpes courts, pe dépassant pas les yeux.— Antennes longues, terminées en massue allongée. — Ailes larges, à cellule discoïdale fermée ; les postérieures ayant leur bord abdominal replié ou aplati. — Les six pattes ambulatoires, — T'arses ayant leurs crochets simples.
Cette famille renferme un grand nombre de belles espèces réparties dans les diverses parties du globe ; elles ont des for-
CINIENS ; elle se compose d’espèces qui, en général, n’ont que quatre pattes ambulatoires dans les mâles et six dans les femelles:
leurs chrysalides sont ceintes dans leur milieu, comme celles des Papilloniens, et leurs chenilles ont une forme qui les a fait comparer à des Cloportes; presque toutes les espèces sont de petite taille, mais cependant revêtues généralement de belles couleurs.
M. Boisduval prenant en considération la manière dont s’attachent les chrysalides, a rapproché ces insectes des Pieris et des Papilio ; mais, comme les insectes à l’état parfait n’ont pas de rapports frappans avec ces derniers, tandis qu’ils en ont de trèsgrands, d’une part avec les Satyres et d’auire part avec les Hespéries, nous avons pensé qu’il valait mieux les laisser à la place qui leur a été assignée par le célèbre Latreille.
Eofin la dernière famille de cette section est celle des HEsPÉRIENS,qui renferme des Lépidoptères Diurnes qui établissent réellement un passage de cette section avec la suivante ; ils ont généralement un gros corps, et leurs chenilles se filent une coque soyeuse pour se métamorphoser en chrysalides.
— PAPILLONIENS.
mes généralement trés-gracieuses, une grande tailie et des couleurs vives et variées ; la plupart volent très-haut, et oni un port majestueux. Leurs chenilles sont cylindriques, épaisses, dépourvues d’épines, et souvent munies de deux tentacules rétractiles, situées sur leur premier anneau.
Leurs chrysalides sont anguleuses, et elles s’attachent par leur extrémité, et par un ou plusieurs fils transversaux.
Nous sépsrons cette famille en deux
groupes, répondant aux tribus de M, Bois-
duval : ce sont :
Les Papillonites et les Piérites.
PAPILLONITES.
Caractères. Ailes inférieures ayant leur bord abdominal replié. — Abdomen libre, n'étant pas reçu dans une gouttière formée par les ailes postérieures.
Les Chenilles sont munies de deux tentacules rétractiles situées sur le premier segment.
Ce groupe renferme les sept genres suivans : Ornithcplera, Papilio, Leptocircus, T'hais, Doritis, Eurycus, Parnassius.
ORNITHOPTERA, Borsp.; Papilio, Lin , FaBr., LATe.
Corps long, presque cylindrique.—Tête grosse ; les veux saillans; les palpes assez courts. — Antennes fort longues, à massue allongée. — Prothorax formant une sorte de cou. — Ailes grandes, à nervures tréssaillantes; les antérieures allongées; les postérieures dentelées. — Abdomen gros, fort allongé, presque cylindrique, muni à l'extrémité chez les mâles de deux vulves anales fort grandes, et en dessous d’une profonde gouttière.
Ce genre ne renferme que quelques espèces exotiques de la plus grande taille, et ornées des plus belles couleurs.