PIERIS AUSONIA
Papilio Belia, Huex., Pap., tab. 83, fig. 416. — Papilio Ausonia, Ocns,, t. I], p. 464. — Pieris Ausonia, Gon., Pap. de France, t. 11, pl. 6, fig. 3-4. — Anthocharis Ausonia, Borspuvaz, Sp. Gén. des Lépid., t. 1, p. 561, n. 5. — Enverg. 26 à 26 lig. — Corps noir, velu ; ailes très-blanches, ayant une tache costale noire, leur extrémité noirâtre, ayant en dessous leur tache costale marquée d’un croissant blanc ; les postérieures vertes en dessous, avec des taches blanches assez grandes, fort irrégulières et sans reflets nacrés.
Cette espèce se trouve dans la France méridionale et centrale , et en Espagne.
Le 28 juillet 4835, j'en ai pris un individu mâle près Luzarches, à six lieues nord de Paris; je crois que cette espèce n'avait jamais été trouvée dans nos environs, et qu’on ne l’y a pas rencontrée depuis.
A0. PIERIS CARDAMINES.
PapilioCardamines, Lin., Sys. Nat.,t. 1], p. 762, n. 88. — Fas., Ent. Syst.,t. II, p. 206 , n. 644. — Pieris Cardamines, Gon., Pap. de France. — Anthocharis Cardamines, Boisp., Sp. Gén. des Lépid., t. I, p. 564, n. 9. — L’Aurore, GEorr., list. des Ins. — Enverg. 26 à 28 lig. — Corps noirätre, couvert de poils d’un blanc jaunätre ; ailes blanches ; Jes antérieures ayant à leur extrémité une grande tache aurore, marquée d’une petite bande noirâtre à l’extrémité de la cellule discoiïdale , et bordée de noir en dehors, ayant en dessous celte tache aurore, bor-
dée de vert et leur base d’un jaune pâle; les postérieures également blanches en dessous, marbrées irréguliérement de vert foncé.
Dans la femelle la tache aurore n'existe pas, mais l’extrémité des ailes est saupoudrée de noirûtre.
La chenille est verte, pubescente , trèsfinement pointillée de noir, avec une bande latérale blanche peu marquée ; elle vit sur différentes crucifères.
La chrysalide varie du vert au gris jaunâtre.
Cette espèce est commune en avrileten mai dans toute l’Europe.
A1. PIERIS EUPHENO.
Papilio Eupheno, Laxn., Syst. Nat., tu }l, p. 762. — Far., Ent. Syst., t. AIT, p. 206, n. 644. — Pieris Eupheno, Go»., Pap. de France, t. Il. — L’Aurore de Provence, ERxsr. — Anthocharis Eupheno, Bousn., Sp. Gén. des Lépid., t. #, p. 562, n. 7. — Enverg. 20 à 22 lig. — Corps noir, couvert de poils d’un blanc jaunûtre ; ailes d’un jaune vif; les antérieures ayant à leur extrémité une large tache aurore , bordée par une ligne noire de la même couleur en dessous, avec une Junule noire centrale ; les postérieures également jaunes en dessous, avec trois bandes transversales cuivreuses, d’un vert obscur, plus ou moins confondues entre elles.
La femelle diffère du mâle par ses ailes presque blanches, avec la tache aurore divisée par une ligue transversale et quelques traits brunâtres.
Cette espèce se trouve dans toute l’Europe méridionale.
On connoît encore un certain nombre d'espèces exotiques de ce genre, entre autres l’Antocharis Eupompe. (PI. 4, fig. 4, et pl. 5, fig.1.)— Du Sénégal.
TROISIÈME DIVISION
Zegris, Raus., Bors».
Cette division ne se distingue guëre des précédentes par les caractères fournis par J'insecte parfait ; le corps paroît seulement plus robuste.— Les antennes sont courtes ; terminées par une forte massue ovoide, mais la chrysalide présente des différences sur lesquelles Îes auteurs se sont appuyés pour en faire un genre distinct.
fille est assez courte, convexe et étranglée au milieu ; elle est attachée à la queue par un lien transversal, presque rudimen-
1DMAIS.
taire , et enveloppée par un réseau soyeux à Ja manière des Parnassius et des T'hais.
Cette particularité méritait sans doute bien d’être prise en considération ; mais comme jusqu’à présent l’on n’a pas reconnu de différences tranchées entre les insectes parfaits, nous avons préféré ne le regarder que comme une division du genre Pieris.
Le type est la