‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1090 sur 1317 · MELANITIS ETUSA · texte numérisé non relu

MELANITIS ETUSA

Cybdetis Etusa, Borsn., in Doyere , Icon. du Reèg. Anim. de Cuv., Ins. —Env.

2 pouc. +. —— Ailes noires, avec cinq bandes plus ou moins interrompues sur les premières, et trois sur les secondes, d’un bleu vif, les antérieures ont encore quelques taches blanches prés de leur sommet, — Du:

Mexique.

EURYTELA, Boiso.; Biblis, Gon.

Ce genre diffère des deux suivans par les palpes plus longs et plusterminés en pointe, par les ailes dont les antérieures ont leur sommet coupé plus obliquement et profondément échancré vers le milieu; les postérieures sont fortement dentelés.

La collection du Muséum renferme quatre espèces de ce genre, deux de l’île de Java , et les deux autres de l’Afrique Méridionale.

Celle que l’on doit considérer comme le type est l’

EURYTELA HIARBA.

Papilio Harba, Fazr., Ent. Syst., t. Î11, p. 128, n. 391. — Aïles dentelées.

noires, avec une bande transversale blanche, et une série de lunules fauves contre:

leur bord terminal. — Des Indes-Orientales.

HYPANIS, Borsp.; Biblis, Gon.

Ce genre diffère bien peu du précédent, il s’en distingue par lés antennes plus gréles et plus arquées; les palpes pius grêles ; les ailes plus arrondies et plus faiblement dentelées.

Les deux seules espèces de ce genre que nous connoissions, sont d’un jaune fauve, tachetées de noir, avec les ailes inférieures. ornées en dessous de taches à peu près analogues à celles des Melitea.

A. HYPANIS ANVATARA.

Borsn,, Faun. de l’île de Mad. , p. 56.

pl. 7, fig. 5. — Enverg. 20 à 22 lig. —

LIBYTHEA.

— Ailes arrondies, légèrement dentelées, fauves, avec une bande , la base et le bord marginal noirs, ce dernier divisé par une rangée de taches fauves ; en dessous les secondes ailes ont trois bandes transversales blanches, et le hord fauve, avec une ligne noire. — Madagascar.

L'autre espèce est le Papilio Illithya, Fabricius.

BIBLIS, FaBr., LATR.; Melanitis, Far.

Corps peu épais. —- Palpes dépassant la tête de plus de la moitié de leur longueur, ayant leur second article droit et fort long, le dernier très-petit, fortement infléchi en bas, et garni de longs poils qui le font paroître élargi en forme de petite palette. — Antennes moins longues que le corps, ayant une très petite massue courbée en dedans. — Ailes oblongues, légèrement dentelées: les antérieures assez longues, les postérieures arrondies, ayant un grand espace couvert par Îles premières ailes comme cela a lieu dans les Euplæa.— Pattes peu longues, les jambes et les tarses garnis en dessous d’épines fortes et assez courtes. — Les tarses à peu près de la longueur de Ja jambe; leur premier article presque aussi long que les quatre suivans réunis; les trois autres allant en décroissant de longueur, et le dernier plus long que le précédent, supportant une pelote tres forte ; les crochets courts et arqués,

Si le nom de Biblis n’étoit employé depuis long-temps comme dénomination générique, nous l’eussions changé puisque c’étoit le nom d’une espèce à laquelle il a fallu appliquer un nouveau nom.

Le type de ce genre est le

BLIBLIS THADANA. (PI. 48, fig. 4).

Papilio N. Biblis, FaBr., Ent. Syst., t. 111, p. 419, n. 365. — HergsT, Pap., tab. 248, fig. 4, 2. — Papitio Hyperina, Cram., Pap., pl. 236, fig. E, EF. — Biblis T'hadana, Gop., Enc. Méth.,t. IX, p. 326, n. 4. — Enverg. 2 pouc. 3à G lig. — Corps noir ; tête ponctuée de blanc ; antennes noires, avec leur massue fauve au moins en dessous ; ailes d’nn noir brunätre velouté ; les antérieures sans taches, mais plus pâles vers leur extrémité; les secondes ailes ayant une large bande parallèle au bord postérieur, d’un rouge vermilion vif, divisée par taches biiobées en dessous, ces laches sont plus petites et beaucoup

plus pâles, et à la base des ailes il se trouve encore trois laches de la même couleur.

Cette espèce n’est pas rare au Brésil,

LIBYTHÉITES.

Caractères. Palpes très-longs, contigus dans toute leur longueur et en forme de bec. — Ailes anguleuses, à cellule discoidale des inférieures ouverte. — Pattes ambuialoires au nombre de quatre dans les mâles et de six dans les femelles.

Les Chenilles sont dépourvues d’épines, et légèrement pubescentes; les chrysalides sont courtes et légèrement carénées.

Ce groupe est le plus singulier de tous les papillons Diurnes, et il est tres-difficile de lui assigner une place réellement convenable ; par ies pattes des mâles il s’é. loigne notablement des autres groupes de cette famille ; il se compose du seul genre Libythea.

LIBYTHEA, Larr.; Hecaærge, Ocus.

Corps court. — Palpes quatre fois aussi longs que la tête, presque droits, presque contigus, larges à leur base, assez fortement aplatis, très-velus, ayant le premier article long, presque droit; le second formant un coude avec celui-ci, guëre plus long, mais plus mince ; le dernier trés-petit, terminé en pointe. — Antennes presque aussi longues que le corps, fusiformes, renflées graduellement depuis leur quart antérieur jusqu’à leur extrêmité. — Ailes grandes, plus ou moins dentelées. — Pattes courtes, assez épaisses, velues ; les jambes et les tarses garnis en dessous d’épines trèspetites; les premières ayant leuis deux dernières seulement très-fortes; les tarses ayant leurs articles peu distincts entre eux, le premier guère plus long que les deux suivans réunis, le quatrième plus court que le précédent ; les crochets écartés, petits et courbés.

Les chenilles sont dépourvues d’épines, légèrement pubescentes; les chrysalides sont courtes, fortement carénées en dessus.

Le type du genre est la

LIBYTHEA CELTIS. (PI. 12, fig. 4.) Fasr., Znt. Syst.,t. LIT, p.140, n. 430, — Enverg. 20 lig. — Corps noirâtre, avec ses poils brans ; antennes d’un brun noiràtre; ailes d’un brun velouté en dessus,

CA

ayant leur extrémité découpée, de manière à former un angle aigu très-prononcé, et sur leur surface cinq taches d’un fauve vif, deux placées sur la nervure discoïdale ; l’une carrée, l’autre plus près de la base, presque triangulaire, une autre grande presque carrée vers leur milieu, et au-dessous une plus petite, attenant à elle, et enfin une autre plus près de leur extrémité; l’on remarque encore contre leur bord costal une tache blanchâtre ; les postérieures sont dentelées et ornées d’une grande tache sinueuse ; en dessous les quatre ailes sont d’un gris brunâtre ; les antérieures ont les mêmes taches qu’en dessus, mais plus pâles, les postérieures sont moins foncées, et sans taches, mais pointillées de noir.

Sa chenille est d’un vert jaunûtre finement pointillé de blanc, avec une raie latérale d’un jaune pâle ; elle vit sur le Micocoulier, Celtis Australis., Sa chrysalide est d’un gris plus ou moins ferrugineux, avec le dos marqué de six points noirs, et chaque anneau de deux semblables. (Boisduval, Rambur, Gr., Coll. Icon. des Ch.

d'Eur.)

Cette espèce se trouve dans le midi de la France et dans toute l’Europe méridionale,

NYMPHALITES.

Caracteres. Palpes rapprochés, plus ou moins ascendans. — Ailes ayant leur bord abdominal formant une gouttière très-prononcée pour recevoir l’abdomen pendant le repos, leur cellule discoidale presque toujours ouverte.

Les chenilles sont cylindriques, épineuses sur la tête, ou couvertes d’éminences charnues ou épineuses dans toute leur longueur.

Genres : Cyrestis, Megalura, Victorina, Aterica, Cybdelis, Phyllophasis, Romaleosoma, Catagramma, Helerochroa, Limenitis, Neplis, Nymphalis, Charaxes, Aganisthos.

CYRESTIS, Borsr.; Nymphalis, Go».

Corps assez grêle. — Tête arrondie, avec les yeux saillans. — Palpes grêles , dépassant la tête de plus de la moitié de leur longueur, hérissés de poils dans toute leur longueur, ayant leur second article relevé contre le dernier, et le dernier trés-mince,

MEGALURA.

au moins aussi long que le précédent, et dirigé droit en avant, en formant un coude très-prononcé avec le second article. — Antennes presque aussi longues que le corps, terminées par une massue fusiforme , allongée. — Ailes larges, légèrement dentelées , les postérieures ayant leur bord abdominal fortement creusé en gouttiére , et ordinairement formé par une petite queue, et à l’angle interne par une sorte de spatule. — Pattes assez longues: les jambes n’ayant en dessous que quelques petites taches trés-grêles, les deux terminales seules assez fortes; les tarses ayant leur premier article aussi long que les quatre autres réunis; les crochets écartés et trés-petits.

Ce genre ne renferme que quelques espèces de moyenne taille des parties méridionales de l’Asie et de l'Afrique,

Une de ces espèces est le

CYRESTIS ELEGANS.

Borsp., Faun. de l'ile de Mad., p. 42, pl. 7, fig. 4. — Corps blanc, roussâtre en dessus; ailes minces, d’un blanc de neige, légèrement dentelées, traversées un peu audelà de leur milieu par une bande rousse, plus foncée vers l’angle anal des postérieures, et après cette bande par une ligne noire interrompue, et autre double ligne contre le bord terminal; les supérieures présentent encore vers leur base trois autres bandes rousses plus courtes; la première bordée de noir de chaque côté, et entre les seconde et la troisième, l’on observe ce double trait noir; les ailes postérieures sont terminées par une queue aiguë, noirâtre, et dilatées à l’angle anal, en une sorte de spatule d’un fauve roussâtre, ponctuée de noir et de bleu; elles sont semblables en dessous, mais les taches sont plus pâles, et la dilatation spatulée est marquée d’une tache d’un noir bleuâtre. — Cette espèce se trouve à Sainte-Marie et à Tamatave, (ile de Madagascar). Collection du Muséum.

MEGALURA , Brancu.:

Nymphalis, Aur.

Ce genre se rapprocheassez notablement du précédent, par la forme du corps, des antennes et même un peu par les ailes, il en diffère surtout par les palpes plus épais, moins longs, et moins fortement coudés, leur dernier article étant beaucoup plus court que le précédent et un peu relevé; par les ailes plus consistantes, les anté-

PHYLLOPHASIS,

rieures anguleuses , les postérieures terminées par une trés-longue queue, et l’angle anal terminé par une autre plus petite, mais non pas élargi comme dans les Cyrestis, et par les pattes munies d’épines plus longues.

Nous connoïssons une douzaine d’espèces toutes américaines de ce genre; celle que en considérons comme le iype est le

MEGALURA CORESIA.

Nymphalis Coresia, Gon., Enc. Méth., t. IX, p.359, n. 31. — Enverg. 2 pouc. :.

— Corps d’un noir brunâtre en dessus, et blanchâtre en dessous; antennes noires en dessus, ferrugineuses et annelées de blanc en dessous ; ailes d’un brun noirâtre, avec la base et deux bandes d’un ferrugineux rougeâtre; les postérieures ayant une queue anale assez courte , ferrugineuse , et une queue extérieure fort longue, dont l’extrémité seule est blanche; les quatre ailes ont en dessous leur moitié antérieure d’un blanc satiné, bordée en dehors par une bande ferrugineuse, dentelée et ces dentelures noires, et sur la partie blanche trois lignes sinueuses, roussâtres, à peine marquées; l’autre moitié est d’un brun cendré, avec le bord postérieur ferrugineux. — Cette espèce se trouve au Brésil.

Se rapportent encore au G. Megalura.

Les Nymphalis Clytemnestra, Hippona , Thetis, Eleucha, Chiron, et Ornilochus de Fabricius, etc.

VICTORINA, Bzancu,; Nymphalis, Aucr.

Ce genre diffère peu du précédent; il s’en distingue par la massue des antennes un peu plus forte et moins longue ; par les palpes moins rapprochés, avec leur dernier article moins sensiblement infléchi; par les ailes plus longues, fortement dentelées ; les postérieures ayant leur quatrième dentelure un peu plus longue en manière de petite queue, et par les pattes munies de plus fortes épines. |

L’espèce que nous considérons comme le type du genre est la

VICTORINA STENELES. (PI. 14, fig. 4.)

Papilio Steneles, Linn., Syst. Nat., t. II, p. 750, n. 30. — FaBr., Ent, Syst., t. III, p. 84, n. 263. — Cram., pl. 79, fig. À, B. — IIergsT, tab. A7, fig. 3, 4.

— Nymphalis Steneles, Gon., Enc. Méth., t. IX, p. 378, n. 95.—Enverg. 3 pouc. :.

— Corps noir ; antennes noires, avec leur extrémite ferrugineuse ; ailes d’un noir brunâtre, avec deux bandes transversales un peu obliques, d’un vert glauque ; la bande antérieure extrêmement large, se terminant à l’angle anal des ailes postérieures, est fortement interrompue en trois ou quatre taches sur les premières ailes ; la seconde bande est étroite et divisée sur les deux ailes en deux séries de taches ; en dessous, les quatre ailes sont ferrugineuses, avec les mêmes bandes vertes qu’en dessus, séparées l’une de l’autre dans les femelles, par une ligne blanche; les premières ont vers la base de la côte une autre ligne blanche divisée par une ligne transversale bleue en zigzag.

Cette belle espèce se trouve à la Guyañe.

Nous rapportons aussi à ce genre les Nymphalis Epaphea Traija de V'Encyclo-

pédie.

PHYLLOPHASIS, BLancu.; Nymphalis Gon.

Corps épais, mais beaucoup moins que dans les Romaleosoma.—Yeux moins gros.

— Antennes plus écartées et beaucoup plus courtes que chez ces derniers, plus épaisses dans toute leur longueur, avec leur massue moins atténuée à l’extrémité, — Palpes très-relevés, un peu écartés, dépassant la tête d’au moins la moitié de leur longueur, avec le second très-long et trèsascendant ; le dernier fort petit, en pointe aciculaire. — Ailes grandes, larges, sans dentelures; les antérieures plus ou moins anguleuses à leur sommet, les secondes ailes ayant leur bord abdominal fort large,

-embrassant complétement l’abdomen. —

Pattes épaisses très-courtes; les jambes n’ayant que de très-petites épines, les deux terminales même fort petites; les tarses épais et courts, avec leur premier article presque aussi long que les quatre autres réunis; les crochets très-écartés, grêles et arqués.

PHYILOPHASIS GALANTHIS,

Papilio Galanthis, FaBr., Ent. Syst., t. 111, p. 46 n. 442. Cram., Pap., pl. 25, fig. D. E. — Heresr, pl. 438, fig. 4, 2. — Gop., Enc. Méth., t. IX, p. 422, n. 228.

— Enverg, 2 pouc. 6 à 8 lig. —Corpsnoir:; ailes d’un noir foncé, avec deux bandes d’un rouge cramoisi sur les antérieures, et une seule sur les postérieures; la bande antérieure des premières ailes occupant

toute leur base, la seconde bande arquée, et se dirige obliquement de la côte vers l’extrémité du bord postérieur, celui marqué de deux points blancs; la bande des secondes ailes est située dans leur milieu qu’eile traverse dans toute leur longueur ; mais quelquefois elle est effacée vers le bord postérieur ; les quatre ailes présentent en dessous les mêmes dessins qu’en dessus; mais le fond est d’un brun ferruginenx, et les bandes plus pâles et bordées au côté externe par une large ligne verdàtre très peu marquée. —Cette espèce provient de la Guyane.

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