ATERICA MELEAGRIS
Nymphalis Meleagris, Fasr., Ent.
Syst., t. III, p. 128, n. 393. — Cram., Pap., pl. 66, fig. À, B. — Drury, Exot.
Ins.,t. III, pl. 27, fig. 3, 4. — Heresr, Pap., tab. 445, fig. 1,2. — Gon., Enc.
Méth.,t.1X, p.387, n. 430.—Env. 2 pouc.
3 à 4 lig. — Corps d'un gris brunâtre ; ailes d’un brun obscur en dessus, couvertes d’une trés-grande quantité de points blancs, les premiers disposés irrégulièrement, les autres formant trois bandes arquées, parallèles au bord postérieur, et en outre quelques lignes blanches transversales à la base des antérieures; le dessous des quatre ailes est d’un jaune fauve, avec les mêmespoints qu’en dessus, mais ils sont entourés de noir, excepté ceux de la bande intermédiaire, qui sont noirs au milieu. — Cette espèce est commune au Sénégal.
Les Papilio (Nymphalis) Senegalensis, Borsp.; MNesimachus, Boisp.; Coresia, Hu. , Japis, Gop.; Pelea, Gon.; Cyrna, Gop.; Opis, Far. , et quelques autres appartiennent au genre Aterica.
Le genre Cybdelis indiqué par M. Boisduval sur la planche 5 B, fig. 3, de son Speciés gén. des Lépid., nous paroît devoir se placer ici.
CATAGRAMMA, Borsn.; Nymphalis, Gon.
Corps assez robuste. — Palpes un peu écartés; peu ascendans, dépassant la tête d’au moins la moitié de leur Jongueur, ayant leur dernier article un peu infléchi.
— Antennes presque aussi longues que Île corps, grêles, renflées vers leur extrémité en une massue assez large et comprimée.
— Ailes assez grandes, arrondies, légèrement dentelées; les secondes ayant leur cellule discoïdale, fermée par une petite nervure à peine sensible. — Pattes assez longues, peu épineuses; les crochets des tarses écartés, bifides, courts et arqués.
Ce genre, l’un des plus naturels, renferme un assez grand nombre d’espèces propres à l’Amérique méridionale, qui ont toutes un aspect semblable ; elles sont généralement assez petites, ornées de vives couleurs et de dessins brillans, avec le dessous des secondes ailes varié et présentant ordinairement deux taches imitant plus ou moins le chiffre 80 ou 88.
A. CATAGRAMMA SORANA.
Nymphalis Sorana, Gon., Enc. Méth., t, IX, p. 422, n. 229. — Enverg. 2 pouc.
Ins. III, ‘
2 à 4 Dig. — Corps noir ; antennes de cette couleur ; tête ponctuée de blanc; ailes d’un noir violet velouté, avec les échancrures des dents blanches; les antérieures ayant deux bandes d’un rouge cramoisi ; la première occupant la base, la seconde située un peu au-delà du milieu, plus étroite et légèrement arquée , et près du sommet une petite tache oblique, étroite, d’un jaune rougeàtre ; les secondes ailes ayant aussi une large bande du même rouge, et se dirigeant de leur base vers leur extrémité ; en dessous les ailes sont noires ; les premiéres sont semblables au dessus ; mais la base de la côte est jaune, et le sommet est longé par une ligne bleuâtre ; les secondes présentent dans leur milieu deux taches formées par deux cercles d’un blanc bleuâtre, l’une ayant la forme d’un 8 et ayant deux points , l’autre arrondie, ressemblant à un 0, avec un point blanc dans son milieu ; ces taches encadrées par une ligne jaune serpentiforme, et entre cette ligne et une autre de la même couleur parallèle au bord, on remarque une ligne d’un blanc bleuâtre, très-sinueuse et formant des dentelures aiguës. — Cette espèce se trouve au Brésil,
2, CATAGRAMMA CLYMENUS, (P]. 45, fig. 2.)
Papilio Clymena, Cram., Pap., pl. 24, fig. E, F. — Papilio- Clymenus, FaBr., Ent. Syst.,t. III, p. 43, n. 1431. — Nym.
phalis Clymenus, Gon. , Enc. Méth., t. IX, p. 425, n. 236. — Env. 22 à 24 lio.
— Ailes noires, avec un reflet d’un bleu violacé dans le mâle ; les premières ayant une ligne à leur base ; une bande oblique transversale au milieu , et une petite ligne au sommet d’un jaune verdâtre brillant ; les secondes ayant une bordure de cette couleur. — Brésil.
NEPTIS, Fas.
Nymphalis Aucror.
Ce genre est extrêmement voisin des Limenitis, dont il se distingue par le corps plus grêle, les antennes terminées par une massue beaucoup plus grêle, et les ailes beaucoup plus longues. rappelant un peu la forme des ailes des Heliconius.
Le type de ce genre est le
NEPTIS LUCILLA.
Fagr., Ent. Syst., t. 111. — Gon., Encyclopédie Meth., t. IX, pag. 451, n. 259. — Enverg. 2 pouc., 3 à 4 lig. — Ailes d’un brun noirûtre, légèrement fes-
tonnées à leur extrémité, avec les échancrures blanches, et une large bande transversale de la même couleur, interrompue sur les premières ailes, etinterrompues par toutes les nervures, de manière a former autant de taches distinctes; on remarque encore sur les ailes antérieures quelques petites taches situées dans le sens longitudinal ; en dessous les quatre ailes sont ferrugineuses, avec les mêmes taches qu’en dessous. — Europe Méridionale.
Rapportez encore à ce genre les Papilio {Nymphalis) Aceris, Linn.; Helicopis,Gon., Leucothoe, Linn.; Nefte, Gram.; Eulimene, Gop.; Melicerta, Fasr.; Kikideli, Borsp.; Venilia, Linn.; Dumetorum, Boïsn., etc.
LIMENITIS. Farr.; Nymphalis, Late.
Corps assez robuste et peu allongé. — Palpes très-écartés, redressés, comprimés, ne dépassant pas la tête de la moitié de la leur lougueur, garnis de poils longs et serrés dans toute leur longueur, le dernier article court, presque cônique. — Antennes presque aussi longues que le cofps, écartées à leur base, renflées un peu audelà de leur milieu, en une longue massue fusiforme. — Thorax ovalaire, très-robuste; les paraptères longs et étroits. — Ailes grandes, larges, assez consistantes, à cellule discoïdale ouverte, le bord abdominal des postérieures assez plat. - Pattes assez fortes et assez courtes; les jambes et les tarses garnis en dessous d’épines assez nombreuses, mais généralement tres-petites. — Tarses ayant leur premier article presque aussi long que les quatre suivans ; les deuxième et troisième presque égaux , le quatrième beaucoup plus court, le derpier plus long, avec les crochets trés-petits, bifides et trés-écartés. — Abdomen à peine aussi long que la tête et le thorax réunis.
Ce genre est si voisin des Nymphales, qu’a en juger d’après les insectes parfaits, les deux genres devroient être réunis, mais les chenilles sont presque cylindriques et surmontées de prolongemens charnus ou épineux ; les chrysalides sont extrêmement anguleuses.
À. LYMNITIS SIBYLLA.
Papilio ( Nymphalis) Sibylla, Linx., Syst. Nat.,t. il, p. 781,n.186,%,n. 187, Ç. — Rose, /ns., part. 3, tab. 70, fig. 3, 4.— Esp., tab. 14, fig. 2, 3.—Panz., Faun. Germ., fasc. 87, n. 23. — Rossi,
LIMENITIS.
Faun. Etrusc., tt 11, p. 453. — Huex., Pap., tab. 22, fig. 403. — Ocus., Schan.
von Eur.,t. I, p 137.—Gon.. Enc. Met., t. IX, p. 402, n. 176; ejusd., Papillons de France, t I, pl. 6 bis, fig. 3. — Le Deuil, Georr. — Le petit Sylvain, ENcram. — Enverg. 20 à 24 lig. — Corps noir en dessus et grisätre en dessous; antennes noires, avec leur extrémité ferrugineuse; ailes noires en dessus, légérement dentelees, avec les échancrures blanches; une large bande de cette dernière couleur, transversale, un peu oblique, divisée par les nervures ; les antérieures ayant encore une tache blanche très-peu marquée vers le milieu de la côte , et deux ou trois autres entre la bande et le sommet ; les quatre ailes sont d’un fauve ferrugineux en dessous, avec leur base et le bord anal des posté.
rieures d’un bleu grisâtre , quelques taches noires à leur base, et une double rangée de points noirs entre leur bande blanche et leur sommet, et quelques taches blanches irrégulières, prés leur bord terminal, — Cette espèce est commune dans tout le nord de l’Europe ; on la trouve très-communément dans les bois des environs de Paris.
Sa cheniile est d’un vert tendre, finement pointillé; elle vit sur le chévrefeuille des bois, lonicera periclymenum ; elle a deux rangées d’épines charnues et rameuses, fauves, disposées deux par deux sur chaque anneau. La chrysalide est anguleuse, d’un brun olivacé, avec une protubérance sur le dos. (Voy. Boisduval, Rambur, Gr., Collection Iconographique des Chenilles d'Europe, Nymphulis, pl. 5.)