‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1114 sur 1317 · SATYRUS DEJANIRA · texte numérisé non relu

SATYRUS DEJANIRA

Papilio Dejanira, Lann., Syst. Nat., t. 11, p. 774, n,454.—FaBr., Ent. Syst., t. LUI, p, 230, n. 749, — Huen., tab. 38, fig. 170, 174. — Ocus.. Schm. von Eur., t. Ï, p. 229, n. 30. — Satyrus Dejanira, Gon., Enc. Méth., t. 1X, p. 509; ejusd., Pap. de France, t. I. — La Bacchante, GEorr., ENG. — Ailes d’un brun grisâtre, avec cinq taches ocellées sur les premières et six sur les secondes. — Cette espèce est assez répandue dans une assez grande partie de l’Europe ; peu commune aux environs de Paris; se trouve dans la forêt de Bondy.

11, SATYRUS HYPERANTHUS,

Linn., Syst. Nat., 1. IL, p. 768, n. 127; ejusd., Faun. Suec., n. 1043. — Fapr., Ent. Syst., t. 111, p. 216, n. 677.—Ocus., Schm.' von Eur., t."1,!p. 225, n. 29. — Gon., Enc. Méth., t. IX, p. 539; ejusd., Pap. de France, t. 1. —Le Tristan, Enc.

— Très-commun dans toute l’Europe.

42, SATYRUS PAMPHBILUS.

Lan, Syst. Nat.,t. Il, p. 791, n. 239; ejusd., Faun. Suec., p. 273, n. 4044. — Fagr., Ent. Syst., t. III. p. 221, n. 691.

— Esr., Pap. Eur. — Hergsr, tab. 186, fig. 78, et tab. 187, fig. 41, 4. — Ocus., Schm. von Eur., t. I, p. 505, n. 66. — Gon., Enc. Méth., t. 1X, p. 549 et Pap.

de France, t. 1.—Papilio Nephele, Husx., Bork. — Le Procris, GEeorr., ENG. — Enverg. 14 à 42 lig. — Corps grisätre:; äiles fauves en dessus, bordées de grisâtre ; les premières ayant en dessous une tache ocellée, les secondes d’un gris verdâtre varié, avec une petite hande d’un gris blanchâtre.

— Cette espèce est des plus communes dans toute l’Europe.

Sa chenille est d’un vert plus foncé en dessus, avec une ligne latérale blanche; elle vit sur la cretelle des prés (cynosurus cristatus). (Voyez Boisduval, Rambur et Gr., Coll. Icon. des Ch. d’'Eur.)

Se placent encore dans cette division, les Satyrus Arcanius, Linn., Fabr., Ochs.; le Céphale, Geoff., Engram.; Hero, Linn., Fabr., ete. (Le Malibée, Eng.): {phis, Fab., God.; Dorus, Esp., Ochs; (le Palemon), Eng. : loutes espèces répandues en France, ct quelques autres propres à certaines parues de l’Europe.

TROISIÈME FAMILLE. — ÉRYCINIENS ;

Caractères. Palpes ayant leur troisième article nu, presque dénué d’écailles. — Tarses ayant leurs crochets itrès-petits, à peine ssillans.

Chenilles onisciformes.

Nous séparons cette famille en deux groupes : les Lycenites et les Erycinites.

LYCÉNITES.

Caractères. Corps assez court. — Ailes ayant leur cellule discoïdale fermée par une petite nervure récurrente; les postérieures ayant leur bord abdominal grand, embrassant l’abdomen.

Ce groupe renferme une assez grande quantité de genres, dont plusieurs sont fort nombreux en espèces; il en est un grand nombre qui sont répandues en Europe, mais on en trouve également dans les diverses autres parties du monde. Ce sont les plus petits papillons Diurnes; il n’en est aucun parmi eux qui atteigne même la taille moyenne, et il y en a beaucoup de très-petits.

Genres : Lycæna, Thecla, Anops, Arphobala, Loxura, Myrina, Zerithis, Polyommatus.

LYCÆNA, Fazr., Ocus.

Polyommatus, Lar., Gon.; Argus, Borsp., Olim.

Corps assez court. — Palpes avancés, ayant leur dernier article long, trés-grêle, et presque nu. — Antennes en massue Ovaaire, — Ailes larges, arrondies. — Pattes grèles, assez longues, avec les crochets des tarses extrémemeut petits.

Presque toutes les espèces de ce genre ont les ailes bleues dans les mâles, et bleues ou brunes daus les femelles, ayant toujours des taches ocellées, très-nombreuses.

A, LYCÆNA ALEXIS.

Papilio Alexis, Fagr., Ent. Syst. — Husx., tab. 60, fig. 292, 294, — Ocus..

Schm. von Eur.,t. 1. — Papilio Thetis et Polyphemus, Esb.—Polyommatus Alexis, Gop., Lépid. de France, t. 1, pl. 41, fig. 3; ejusd., Enc. Méth., t. IX. p. 660; var.

€, T'hersiles, Boisp., Icon. des Lépid.

d'Eur.; &, l'Argus bleu, Gxorr., Exc. —

LYCÆNA.

ste La EL 14 ;

©, l’Argus brun. Gxorr. , et bleu violet, Enc. — Enverg. 42 à 44 lig. — Le mâle est en dessous d’un beau bleu, légérement violacé ; la femelle est d’un brun noirâtre, avec la base des ailes saupoudrée de bleu, et une série de taches oculaires vers leur sommet, la frange est entiérement blanche dans les deux sexes; en dessous, les quatre ailes dans les deux sexes, sont d’un gris pâle , avec une très-grande quantité de poinis noirs ocellés, et une bande marginale de taches fauves.

La chenille est verte, avec une large bande dorsale plus foncée ; elle vit sur la luzerne et différentes autres légumineuses. (Voyez Boisd., Ramb. et Gr., Coll.

Icon. des Ch. d’Eur.) La chrysalide est d’un gris brunûtre. Cette espèce est la plus commune du genre dans presque toute l’Europe.

2, LYCÆNA ADONIS.

Fasr., Ent. Syst., 1.2, pp, n, 334. — Hugn., Hergsr, Ocns., Gon., Pap. de France, pl. A1, bis et ter ; ejusd., Enc., p. 681, var., Ceronus, HuBn. — P1ERRET, Ann. de la Soc. Ent. de France. — L’ Argus bleu céleste, Enc. — Cette espèce est trés-voisine de la précédente, dont elle diffère surtout par les ailes du mâle, d’un bleu d’azur beaucoup plus éclatant, et par la frange entrecoupée de noir dans les deux sexes. — Cette espèce est répandue dans une granae partie de l’Europe ; beaucoup moins commune que la précédente.

Page 1