LL
* . ve 4 Eumenia PUNIJAS ,
DESMOZONXA. r
ayant Îcur premier articie un peu moins long que les suivans ; les crochets écartés, extrêmement petits; les pattes antérieures du mâle trés-courtes et trés-velues, celles de la femelle longues et moins velues.
Ce genre, par les couleurs et les dessins, ressemble un peu aux Melitea, ce qui l’avoit fait confondre avec ces derniers par plusieurs entomologistes, |
Les chenilles sont onisciformes et poilues ; les chrysalides sont obtuses.
La seule espéce connue est le
NEMEOBIUS LUCINA. (PI. 8, fig. 4. Fig. 5, sa chenille; fig. 6, sa chrysalide.)
Papilio Lucina, Lins., faun. Suec., t. 1, p. 280, n. 4061. -— Far. Ent. Syst., t UT, p. 250, n. 778. — Huen., Pap.; tab. 4, fig. 21, 22 ; Ocus.— Argynnis Lucina, Gop., Enc. Méth., t. IX, p. 283, n. 57.— Le Faune à taches blanches, Exc.
= Enverg. 44 à 45 lig.— Ailes d’un brun noirâtre, avec destaches fauves , disposées par lignes transversales, les plus rapprochées du bord renfermant chacune un point noir , la frange entrecoupée de blanc et de noir, les secondes ailes ayant en dessous deux rangées transversales de taches d’un blanc jaunâtre.
Gette espèce se trouve dans la France australe et boréale ; elle n’est pas rare aux environs de Paris.
Le genre Eurygra de Godart se place ici ; il ne renferme que quelques espèces d'Amérique, ayant la plus grande analogie avec le genre suivant.
NIMULA, Borsp.
Ce genre a assez d’analogie avec les précédens par la forme des ailes, mais il en diffère bien notablement par la longueur extrême des antennes, qui, en outre, sont beaucoup plus grêles, et renflées vers leur Extrémité en une petite massue fusiforme, par leurs palpes encore plus courts, dépour- Vus de longs poils, avec leur dernier artile petit et pointu.
Le type de ce genre est le
NIMULA LUCINDA.
Papilio Lucinda, Fagr., Ent. S'yst®, Bi; p.454, n. 476, — Craw., pl. 4, g: E, F. — Erycina Lucinda, Gon., nc. Méth., t. IX, p. 574, n. 32. — Enrg. 18 lig. — Ailes d’un gris foncé, avec nq lignes transversales ondulées, et une rie marginale de points d’un brun noirà-
Ins, ILT,
tre ; en dessous , les ailes sont d’un roux foncé, avec les mêmes bandes qu'en dessus. — Du Brésil,
NYMPHIDIUM, Bois».
Ce genre ressemble aux Nimula par les antennes et la forme des ailes ; mais il en diffère notablement par les palpes, qui sont plus longs, dépassant le bord du chaperon, l'ayant leur dernier article trés-grêle, :
long et pointu.
Les espèces de ce genre sont assez nombreuses et toutes américaines.
NYMPHIDIUM ARMINIUS.
Papilio Arminius, Fagr., Ent. Syst., t. LIT, p.455, n, 478.—Gop., Enc. Méth., LR, RAS in A Enverg. 18 lig.— Ailes d’un fauve roussâtre en dessus, avec quatre lignes transversales ondulées brunâtres, et une série marginale de points noirs ; en dessous, les quatre ailes sont d’un jauve chatoyant, tirant sur le fauve dans la femelle, avec les mêmes lignes qu’en dessus, mais de couleur ferrugineuse,
Les Papilio ou Erycina Cleonus, Gram. ; Cleodorus, God.;Oridius, God.;T'hersandra. Cram.:; Belise,Cram.;Perditus, Fabr.; Hyria, Argyope, God., Enc. Méth., appartiennent à ce genre ainsi que quelques autres espèces.
DESMOZONA, Bois». ; Erycina, Go. ;
Ce genre ne devroit peut-être pas être distingué du précédent, dont il ne nous paroît différer que par les antennes plus filiformes, inoins renflées à leurextrémitéet généralement plus grêles, avec leurs ailes plus oblongues,
Les espèces de ce genre sont peu nombreuses, toutes de l'Amérique Méridionale,
DESMOZONA LAMIS.
Tlesperia Lamis, Fazr. , Ent: Syst., t: ALI, D: 305, n. 457, © Cram., pl. 399, figsE GC. — Erycina Lamis, Gon., Enc.
Méth., t. IX, p. 575,n. 59. — Enverg.
20 à 24 lig. — Ailes d’un blanc pur, avec le borä costal des antérieures et le bord Postérieur des quatre ailes bruns, avec des demi cercles d’un bleu grisâtre , et une bande fauve avant les demi cercles ; en dessous, les cercles sont blancs, et ceux du bord postérieur renferment chacun un point noir ; abdomen blanc dans Je mâle , brun
en dessus dans la femelle. — Du Brésil.
À joutez encore comme devant faire parüe de ce genre, les £rycina Odites,Cram.; Corica, Cram.; Pelops, Gram.; Manthus, ejusd.; Emulius, Cram.,; Aristus, Stoll.
EMESIS, Borso.; Eurygona et Diophthalma , Borsn.; Erycina, Go».
Ce genre se distingue des précédens par les antennes plus courtes, renflées à leur extrémité en une petite massue, et par les palpes très-petils, beaucoup moins longs que la tête.
Le iype est le
DIOPHTHALMA CPRESUS. Papilio N. Crasus, FaBr., Ent. Syst., t. Il}, p. 216, n. 676.— Papilio t'apanea, Cram., pl. 286, fig. D.— Ærycina Crœsus, Gop., Enc. Méth.,t, 1X, p. 581, n. 81. — * Enverg. 20 à 24 lig. — Ailes d’un beau bleu : métallique chatoyant, avec la base, quelques ligues transversales, le bord postérieur, une grande tache ocellée vers le milieu des premières ailes, noirs; cette derniére ayant une triple prunelle blanche ou bleuâtre. — De la Guyane.
Les ÆÉrycina Eumenns, Kabr.; Rhodia, God.: Zcarus, Fabr.: Philocles, Gram.; Lysias, Fab., etc., sontausei Ge ce genre.
HELICOPIS, Far. ; Erycina, Gop.
Ce genre présente un caractère qui ne permet de le confondre avec aucun autre :
c’est celui Liré de la structure des antennes, dont tous les articles sont dilatés à leur extrémité ; ceux formant la massue sont plus larges et plus aplatis, et le dernier article est long et terminé en pointe. — Les palpes sont extrêmement courts. — Les secondes ailes présentent des dentelures liuéaires formant autant de petites queues, dont une plus longue que les autres.
HELICOPIS GNIDES. (PI. 8, fig. À et 2.)
Hesperia Gnidus, KFazr., Ent. Syst., t. 111, p. 258, n. 2. — Papilio Endymion, Craw., pl. 244, fig. C, D, E, F, — Érycina Gnidus, Gob., Encycl. Meth..t. 1X, p. 563, n. 1. — Enverg. 20 à 24 lig. — Ailes blanches, avec leur bord fauve et leur extrémité noire ; les postérieures ayant une série de petites lignes blanches ; en dessous les pre-
ERYCINA
miéresailes ont une ligne blanchâtre contre le bord terminal, et les secondes vingt-une taches argentées bordées de noir. — Guyane.
À joutez encore à ce genre l'Erycina Cupido, God., Encycl. Mélh.
BARBICORNIS, Gop., Lare.
Ce genre singulier se distingue et s'éloigne de tous les autres par les antennes sé-
tacées et plumeuses. — Les palpes sont « courts et atteignent à peine le bord du cha- « peron. — Les ailes antérieures sont assez
Jongues, et les postérieures sont terminées par une queue en spatule.
La seule espèce connue de ce genre est le
BARBICORNIS BASILIS. (PL. 8, fig. à.)
Gop. ae de Meth.,t. \X,p. 506, n.1.4 — Enverg. : i5 à 20 lig.—Corps noir; ailes noires, avec deux bandes fauves, obliques, « sur les premières ; une bande longitudinale près le bord interne des secondes, et un“ point de cette même couleur à la base de” la queue. — Du Brésil.
EUMENIA.
Celui-ci, trés-voisin des Erycina pro prement dits, en diffère par les antennes plus épaisses, renflées en une massue fusi= forme, et par les ailes parfaitement arron* dies. |
Le type de ce genre est l”
EUMENIA MINISAS. (PI 7, fig. 6.) 4 Éntel 20 lig à 2 2 6 lig. — Ailes noires: les antérieures saupoudrées de blet dans les deux tiers de leur longueur, @ manière à les faire paroître comme radiées!
les postérieures ayant près Ge leur bord um rangée de six à sept lunules d’un vert mél tailique ; en dessous les premières ailes so unies, et les secondes onttrois rangées tram versales de taches d’un vert doré et u grande tache ferrugineuse à l’angle ana l'abdomen est ferrugineux. — Du Mexiqut
ERYCINA , Larr. (ex parte); Diorina, Boisp., Monisse:
Rhetus, Swarns.
Ce genre se distingue detousles autresi ce groupe par un Cür psbeaucoup piusé € pa — Les palpes sont plus d’une fois aussi or que la tête, presque glabres, avec leur de nier article assez court et obtus (les Æu
EUDAMUS.
nix seules ont des palpes analogues); — par Jes antennes renflées en une massueamincie à l'extrémité; — un thorax irès-large ; — des ailes antérieures coupées obliquement, et des postérieures prolongées en une trèslongue queue.
Oùn ne connoît qu’un petit nombre d’espèces de ce genre, dont M. Morisse a donné une monographie dans le tom, VI des 4nn, de la Soc. Ent.
Le type est :
ERYCINA LICARSIS,
Fagr., Ent. Syst. 1. III, p. 25, n. 85.
— Gop.,Encycl. Méth.,t. 1X,p. 564, n. 3.
— Monisse, Ann. de la Soc. Ent. de Fr., t Vi, p. 419, pl. 14, fig. 4 et 2. — Env.
18 lig. — Ailes noires, avec deux bandes transversales d’un bianc bleuâtre, un point rouge à la base de la côte des premières ailes ; une tache rouge glacée de bleu à l’angle anal des secondes, et leur queue d’un bleu violacé, avec l'extrémité blanche,
QUATRIÈME FAMILLE
Caractéres. Antennes ordinairement terminées par un crochet en forme d'hamecon.
— Palpes courts, ayant leur dernier article trés-pelit, — Jambes postérieures munies de deux paires d’épines, une dans leur milieu, et Pautre à lextrémité.
Les chenilles sont cylindriques. dépourvues d’épines, ayant leurs premiers segmens trés-amincis. avec la tête irès-saillanté ; elles plient les feuilles et se font une coque soyeuse, trés-mince , pour se mélamorphoser ; les chrysalides sont cylindrotdes, allongées, sans éminences angulaires bien sensibles.
Cette famille se compose de deux groupes : les Hespérites et les Cydimonites,
Caracteres. Corps trés robuste.—Antennes renfiées en massue, avec ieur extrémité amincie, — Palpes larges, très-garnis d’ecailles.
Ce groupe se compose d’espèces à corps trés épais, avec les ailes étroites ; elles sont tout-à-fait sur Ja limite des Diurnes avec les Crépusculaires; à cause de leur vol Jourd et saccadé, Geoffroy les désignaii sous le som de Papillons Estropiés, et Linné
ZEONIA, Swains., Moniser.
Ce genre a tout-à-fait le même port que le précédent, dont il différe par les paipes courts, ne dépassant pas le chaperon, trésvelus, appliqués contre le bord du chaperon,
ZEONIA MORISSÆI. (PI.7, fig. 7.)
Boisn., Morisse, Ann. de la Soc. Ent.
de France, 1, 1X, p. 427, pl. 14. fig. "et 8. — Enverg. 48 lig, — Ailes diaphanes, avec tout le tour des ailes et une bande transversale noirs, ainsi que Jes nervures; deux taches rouges prés l'angle anal des posterieures, suivies d’une petite ligne blanche.
— Du Brésil,
M. Morisse rapporte à ce genre les sept espèces suivantes : Periander, Cram.; Aulestes, Gram.; Tedea, Gram.; Lysippus, Lion.; Melibœus, God.; Octavius, God.; et Heliconides, Morisse.
— HESPÉRIENS.
les nommait Papillons Plébéiens Urbicoles, Lätreille les réunissait tous sous le nom d’Hespéries. MM. Swainson et Boisduval les premiers créérent quelques genres qui réellement présentent peu de caractères.
Genres : Eudamus, Steropes, Hesperia, Syricthus, Tanaos.
EUDAMUS, Borsp.;
Hesperia Aucr.
Tuïlyris et Ismene , Swaixs.
s Corps extrêmement épais. — Antennes renflées à leur extrémité en une massue ovalaire, allongée, formant un coude avec ja tige de l'antenne. — Palpes fort épais, très-hérissés, ayant leur dernierarticle tréspetit, en pointe circulaire.— Pattes fortes.
eyant leurs tarses beaucoup plus longs que les jambes, très-garnis d’épines en dessous.
Ce genre se compose d’un assez grand nombre d'espèces toutes exotiques.Ce sont les plus grandes du groupe.
PREMIÈRE DIVISION
Ailes postérieures prolongées en une queue Jarge et longue,