‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1209 sur 1317 · OPHIUSA LUNARIS · texte numérisé non relu

OPHIUSA LUNARIS

Husx., Bork., FaBr., Ocxs., Gob., pl. 50, fig. 2. — Noctua Meretrix, Fan.

— Noctüa Augur, Esp. — Env. 2 pouc.

— Ailes antérieures d’un gris légèrement rerdàtre, arrosé de brun, ayant deux lignes transversales jaunâtres, un point noir à leur base, et une tache réniforme entre les deux lignes ; au-delà une ligne plus foncée, et contre le bord une rangée de points noirs ; les secondes ailes d’un gris roussàtre, plus foncé vers le bord.

France ; environs de Paris.

On connoît encore beaucoup d’espèces exotiques et indigènes de ce genre, entre autres les O. Pastinum, Treits.; Lusoria, Linn.; Craecæ, Fabr.; Illunaris, Hubn.; Algira, Linn.; Geometrica, Fabr., etc.

OPIIIDERES, Borsp.

Ceux-ci différent des précédens par un corps beaucoup plus gros, des antennes plus épaisses, et surtout des palpes considérablement plus longs, ayant leur dernier article aussi long que le précédent. grêle etcomprimé, légèrement dilaté vers l’extrénité.

On ne connoît que quelques espèces intertropicales de ce genre ; toutes sont d’une assez grande taille, et out le fond de leurs ailes postérieures d’un beau jaune.

L’une d’elles est l

OPHIDERES IMPERATOR.

Bosr., Faun. de Mad., p. 99, pl. 44, fig. 3. — Env. 3 pouc. : à 4 pouc. — Ailes antérieures d’un brun violacé, couvertes de nébulosités violacces et verdâtres, avec une ligne transversale à la base, et une autre oblique, plus päles que le fond de l'aile ; les postérieures d’un jaune fauve, avec une large bande marginale et une tache contiguë noires.

De l'Ile de Madagascar.

PHYLLODES, Borsr.

Ce genre, très-voisin du précédent, en différe par le second article des palpes aplati, trés large et sécuriforme à l’extrémité, et le dernier entiérement nu et irèsgrêle.

La seule espèce connue est le Phyllodes Conspicillator, Boisd., Faune de l'Océanie, p 4. p. 246, pl. 5, fig. 4.

De la Nouvelle Hollande.

AGANAIÏÎTES.

Caractéres. Gorps long. — Antennes se- ‘acées, trés-légérement pectinces dans les

ER EBUS.

mâles. — Palpes ayant leur dernier article extrêmement long, linéaire et comprimé.

— Ailes oblongues et arrondies.

La place que doit occuper ce groupe paroît encore très-douteuse ; par l’aspect général il semble se rapprocher des Chélonites, et il tient aux Ærébites par la structure des palpes.

Genre : Aganais.

AGANAIS, Borsp.; Noctua, FaBr.; Erebus, LATR.

Palpes relevés, ayant leur dernier article beaucoup plus long que les précédens. — Trompe longue. — Abdomen cylindrique.

On ne connoît que quelques espèces exotiques de ce genre ; l’une d’elles est l’

AGANAIS BORBONICA.

g- Borsp., Faun. de Mad., p. 96, pl.45, fig. 4, ©. — 4. Insuluris, loc. cit.. p. 97, pl. 45, fig. 2. — (Mâle). Ailes antérieures brunes, avec la base fauve, ponctuée de noir; les postérieures noires, avec des rayons fauves partant de la base ; (femelle) ailes entièrement d’un jaune fauve, avec quelques points noirs à la base des antérieures; corps d’un jaune fauve dans les deux sexes, avec un poivt sur chaque paraptére, et une rangée dorsale sur l’abdomen.

Des îles Bourbon, Madagascar.

ÉRÉBITES.

Caractères. Antennes simples. — Palpes ayant leur dernier article long, grêle et vu. — Ailes étendues et horizontales.

Chenilles semi-arpenteuses.

Geures: Erebus, Cyligramma, Anthemoisia.

EREBUS, Larr.; Thyasnia, DaLm.; Noctua, Linn., FaBr., CRaw.

Corps épais, robuste, — Antennes longues, sétacées, simples dans les deux sexes.

— Palpes ayant leur dernier article grêle, long et comprimé. — Thorax arrondi. — Ailes immensément grandes, horizontales, légèrement festonnées. — Abdomen cônique.

On connoît plusieurs espèces exotiques de ce genre, dont quelques-unes de trésgrande taille ; l’une d’elles est l’

EREBUS STRIX. (PI. 25.)

Linn., Syst. Nat.,t. 11, p. 852, n. 62.

—CraM., Pap. Exot., tab. 87, fig. À, et 86,

bp

BREPHOS 521

fig. A. — Fas., Ent. Syst., t. 111, p. 2, p. 9. n.5 — Corps d’un gris blanchâtre ; ailes de cette même couleur , traversées par des lignes noirâtres irrégulières, trésondulées ou anguleuses, et réticulées de blanc et de noir.

Les Noctua Bubo, Hieroglyphica Ulula, Fabr., et quelques autres appartiennent aussi à ce genre.

CYLIGRAMMA, Boïsp.; Erebus, Larr ; Noctua, Far.

Ce genre se distingue facilement du précédent par une tête plus grosse proportionnellement , des antennes plus grêles, des palpes beaucoup plus courts, écartés, trèsvelus, ayant leur dernier article en pointe aciculaire, et des ailes presque sans dentelures.

Les espèces de ce genre propres aux contrées les plus chaudes de l’Asie et de l’Afrique, ne sont pas noinbreuses.

CYLIGRAMMA LATONA.

Cram., tab. 13, fig. B, N.—T'roglodita, Faër., Ent. Syst., t. 111, p. 2, p. 44, n. 48. — Ailes brunes, avec deux lignes transversales basilaires noires et ondulées, et une bande et une ligne anguleuse peu marquée, d’un blanc jaunâtre ; les antérieures ayant en outre une petite ligne vers l’extrémité, et une tache ocellée, saupoudrée de bleu, avec l’iris noir et bleu.

Sénégal, Madagascar, etc.

ANTHEMOISIA, Brancs.; Polydesma (1), Borsp.; Erebus, LATR.

Ce genre diffère des précédens par une tète moins grosse, des antennes très-grêles et assez longues, des palpes ayant leur dernier article cylindrique, trés-grêle et trèslong et les ailes dentelées.

Nous ne connoissons de ce genre que quelques espèces du Cap, et des iles africaines.

ANTHEMOISIA UMBRICOLA.

Polydesma Umbricola, Boisp., Faun. de Mad., p. 108, pl. 43, fig. 5.— Ailes brunes, avec de nombreuses lignes transversales ondées, noires.— [les Bourbon, Maurice,

EUCLIDITES.

Corps grêle. — Antennes grêles, sétacées. — Palpes assez petits. — Ailes plus ou moins en toit,

(1) Ce nom est déja employé depuis longtemps dans la classe des Myriapodes.

Cheniiles géomèétres, vivant sur des plantes basses, et se métamorphosant en terre.

Genres : Euclidia, Brephos, Timia, Anthophila, Agrophila, Erastria.

EUCLIDIA, Ocus, Tr., Bois.

Corps grêle. — Antennes simples, sétacées, très-grêles et assez longues. — Palpes courts, ayant leur dernier article très-grêle et nu. — Thorax ovalaire. — Ailes larges, arrondies. — Abdomen lisse, presque glabre , terminé dans les mâles par une petite bosse de poils.

Les chenilles sont longues, pourvues seulement de douze pattes; elles vivent généralement sur des légumineuses.

EUCLIDIA MI.

Linn., Fas., EsP,, Huex., Bork., Oziv., Ocas., Gon,, pl. 52, fig. 3-5. LM Noire, En. — Env. 14 à 45 lig. — Ailes antérieures d’an brun grisàtre, avec deux sortes d’anneaux et une double ligne transversale ondulée blanchâtres, et quelques points noirs ocellés; les secondes ailes noires, avec des points blancs, l’un isolé et les autres disposés sur deux lignes transversales.

Cette espèce esttrès commune en France, aux environs de Paris.

On trouve encore les Euclidia Glyphica, Linn., eic., commune aux environs de Paris; et Monogramina, HuBN., répandue dans le midi de la France.

J’ai trouvé une seule fois cette espèce dans la forêt de Chantilly, à dix lieues nord de Paris.

BREPHOS, Ocus., Te.

Ce genre diffère du précédent par les antennes un peu pectinées dans les mâles ; — les palpes très courts et extrêmement velus; — le thorax très-velu ; — les ailes ayant des écailles relevées ; — et un abdomen plus cylindrique.

Le type du genre est le

BREPHOS lARTHENIAS.

Noctua Parthenias, Linn., Esr., Husx.

— Vidua,°Fas. , Ent. Syst, t.° TITI.

— Noctua Parthenias, Gon., Papillons de France. & V,,p. 89, pl. 51, fig. 4-2:

— Env. 45 à 16 lig. — Ailes antérieures d’un brun fonce, plus ou moins ferrugineux vers la partie centrale , avec deux taches bianchâtres contre la côte ; les secon-

des ailes fauves; avec une grande tache triangulaire, s’étendant de la base au milieu, et une bande terminale Œ’un brun noirâtre. :

Cette espèce se trouve en France, aux environs de Paris.

Elle vole dans le jour dès le mois de février.

M. Boisduval place ici son genre Timra, dont les aflinités nous paroissent encore très-douteuses ; il ne renferme qu’une seule espèce de la France méridionale, figurée par Hubner sous le nom de Margarita.

ANTHOPHILA, Ocus., Tr., Borsp.; Erastria, Tr., Boisp., olim.

Corps assez grêle. — Antennes sètacées, de moyenne longueur. — Palpes comprimés, contigus, dépassant le front. — Thorax petit, de forme arrondie. — Ailes minces, sans les taches ordinaires. — Pattes postérieures longues. — Abdomen cy- Jindrique, lisse et long.

Ghenilles n’ayant que douze pattes.

M. Boisduval, Gen. et Ind. Meth., énumere dix sept espèces de ce genre ; l’une d'elles est l’

ANTHOPHILA ARGENTULA.

Noctua Argentula, Bork., Esp. -- Pyralis Bankiana, Esp. — Far., Ent.

Syst., t. I11.— Noctua Argentula, Dur., Pap. de Fr.,t. VI, p. 373, pl. 193, fig. 2.

— Env. 9 à 40 lig. — Ailes antérieures d’un vert grisâtre , soyeux, avec deux raies obliques argentées, une troisième droite contre le bord terminal, et deux petites courtes, l’une à la base, l’autre au sommet ; les secondes ailes d’un gris verdäâtre pâle.

— France ; environs de Paris.

TROISIÈME FAMILLE

Caracieres. Corps grêle. — Antennes des mâles simples ou pectinées. — Trompe rudimentäire ou membraneuse. — Palpes

petits, et presque cylindriques. — Ailes grandes à proportion du corps. plus frêles que dans les Nociuéliens, horizontales pendant le repos.

Chenilles pourvues de dix et quelquefois de douze pattes,

PHALÉNIENS.

AGROPHILA, Borsp.; Anthophila et Érastria, Ocus., Te.; Nociua Aucr.

Ce genre diffère du précédent par des antennes plus courtes; — des palpes plus courts, plus hérissés; — un thorax plus épais ; — et des ailes plus minces.

Le type est l’

AGROPHILA SULPHUREA. (PI. 27, fig. 6.)

Pyralis Sulphuralis, Linn., Syst. Nat., t. LL. — Noctua Sulphurea , Husx., Esp., Bork., Ocus.— Dur., Pap. de Fr.,t. VI, p. 376, pl. 123, fig. 3. — Bombyx Lugubris, Fas., Ent. Syst., t. III. — Enverg.

9 à 40 lig. -- Ailes antérieures d’un jaune soufre , avec des bandes et des taches noires qui se réunissent; les secondes ailes noirâtres, avec la frange grise. — France; environs de Paris.

ERASTRIA , Ocus., Tr., Boisp.; Acosmetia, CURT.

Ceux-ci se distinguent des précédens par les antennes plus longues; — les palpes longs, dépassant le front, très-grêles, ayant leur second article long , et le dernier

court : — et l’abdomen relevé en crête dans les deux sexes.

Le type est l’

ERASTRIA FUSCULA.

Husx., Bork., Ocxs. — Dup., Pap. de Fr., t. VI, p. 870, pl. 423, fig. 1.— Noctua Polygramma, Esr.— Noctua Præduncula, Borx. — Env. 40 à 41 lig. — Ailes antérieures brunes, marbrées de noir et de brun, avec les deux taches ordinaires bordées de blanc. — France; environs de Paris.

M. Boisduval place en dernier lieu le genre SriLeiA de Steph., établi sur la Caradrina Stagnicola, Treits., de France.

__ PHALÉNIENS.

Ce sont ces chenilles auxquelles on à appliqué la dénomination d’Arpenteuses ou de Géometres. à cause de leur singulière manière de marcher. Lorsqu’elles veulent avancer, elles fixent d’abord les pattes écailleuses , rapprochent ensuite les pattes postérieures en formant une sorle de boucle de leur corps; elles détachent ensuite les pattes antérieures pour les porter en

Fidoma plumistaria .

Zerena élossularia .

LA

Vemkia maculata , 7:

Larentia cœsiata. 8.

Cabera pusaria 0

\typonomeule padella .

J'f F Tmea persicella.

ÂAdela Reaumurella.

RURR

LA

URAPTERIX,

avant, rapprochent de nouveau les autres, et recommencent le même manége. Pendant le repos, ces chenilles sont fixées seulement par les pattes postérieures, et leur corps est suspendu, dirigé en ligne droite et entièrement immobile, et, par sa cou- Jeur et ses inégalités, il ressemble à s’y méprendre, à une petite branche d’arbre.

Les PHALÉNIENS sont nombreux en espèces indigènes ; les exotiques sont encore très-peu connus, et les collections n’en renferment que fort peu.

Nous les divisons en deux tribus : les Uranides et les Phalénides.

PREMIÈRE TRIBU

URANIDES.

Caractères. Antennes recourbées en dehors , nullement pectinées.—— Palpes épais, contigus, assez courts, ayant leur second article presque nu, incliné vers la terre.— Ailes trés-grandes, rappelant la forme de celles des Diurnes ; les antérieures coupées très-obliquement à leur sommet : les postérieures ayant des dentelures trés-longues, -dont les postérieures en forme de petite queue.

Genre : Urania.

URANIA, Lar., Gor., Borso.; Papilio, Fas.

Corps de moyenne épaisseur, assez court. — Antennes longues, grêles. — Palpes ayant leur dernier article penché, presque cônique. — Thorax arrondi. — Ailes grandes; les postérieures munies de longues dentelures, dont une plus grande que les autres en forme de queue.

Chenilles épineuses, portant deux tentacules rétractiles sur le premier anneau, se métamorphosant en chrysalide en s’atlacbant par l’extrémité postérieure.

Le type de ce genre, et la plus belle espèce des Lépidoptères que nous connoissions, est l”

URANIA RIPHÆUS. (PI, 22, fig. 4 et 2.) Cram., tab. 385, fig. A, B. — Fag., Ent:Systs cl, ps 'A,n. 62:-= Go».

Enc., t. IX, p. 709, n. 4.— Borsn., Faun.

de Mad. , p. 442, pl. 44, fig. 4 et 2. — Ailes noires ; les antérieures ayant une multitude de petites lignes d’un vert doré, une large bande bifide près de la côte, se prolongeant sur les secondes ailes, ainsi qu’une

bande terminale du même vert ; ces bandes se perdant sur les aïles postérieures dans un espace d’un poupre doré des plus éclatans, orné de quatre ou cinq taches noires; en dessous les secondes ailes son! d’un vert doré à la base, tachetées de noir, et traversées par une large bande d’un rouge doré à reflets violacés ; les échancrures sont bordées de cils blancs.

Cette espèce superbe habite l’île de Madagascar.

Sa chenille vit sur le manguier (mangifera indica).

DEUXIÈME TRIBU

PHALÉNIDES.

Caractères. Antennes sétacées, nullement recourbées en dehors, quelquefois pectinées dans les mâles. — Palpes grêles, presque cylindriques.— Ailes de moyenne taille ; les postérieures sans prolongemens, dentiformes ou caudiformes notables.

Quoique cette tribu soit assez nombreuse , il est presque impossible de la diviser en plusieurs groupes.

Genres : Urapteryx , Metrocampe, Ennomos, ymera, Crocallis, Aventia, Philobia, Halia, Rumia, Geometra, Clogene , Aspilates, Ligia, Ploseria, Fidonia, Anisopleryx, Hibernia, Nyssia , Amphidasis, Boarmia, Elophos, Gnophos, Eubolia, Anaitis, Larentia, Amathia, Chesias, Cidaria, Melanippe , Melant hia .

Zerene, Cabera, Ephyra, Acidalia, Tmandra, Sirenia, Siona, Minoa, Psodos.

URAPTERIX, Krrpy.

Urapterix, Leacn, STePx., Dup.; Acaæna, TR.; Geometra et Phalæna Aucr,

Antennes pectinées ou simplement ciliées dans les mâles. — Palpes fort courts.

ne dépassant pas le bord du chaperon, ayant leur dernier article très-petit et pointu. — Ailes anguleuses; les secondes prolongées dans leur milieu en une petite queue.

Les chenilles sont ridées longitudinalement, avec deux tubercules latéraux vers le milieu du corps; les chrysalides sont renfermées dans une coque revêtue de débris de feuilles, et suspendue aux branches par de longs fils.

On ne connoît que quelques espèces de ce genre ; la plupart exotiques.

Le type et la seule espèce indigène connue est l”

URAPTERIX SAMBUCARTA.

Phalæna Sambucaria, Lix.. Syst. Nat., i. 11, p. 860.— Fasr., Ent, Syst., t. IUT, p. 2.p.134,n.10.— Hu. tab. 6,fig.28, X.

Acæna Sambucaria, Tr., Schm. von Europ., & VI, p. 85. — Urapterix Sambueuta, Dup.,t. V1IT, p. 499. pl. 484. fig. 4.

— La Soufrée à queue. Georr. — Enverg.

25 à 28 lig. — Corps jaunâtre ; ailes d’un jaune soufre, parsemées de petites taches d’un gris verdâtre , avec trois lignes transversales brunâtres, dont deux sur les antérieures et une seule sur les postérieures, et en outre une petite ligne de la même couleur dans l’intervalle des deux lignes, et à la base de la petite queue des postérieures deux petites taches brunes, dont la première ocellée, à prunelle ferrugineuse.

Cette espèce n’est pas rare dans la plus grande partie de l’Europe; sa chenille vit sur le sureau (sambucus nigra).

METROCGAMPA, Lar., Dup., Boiso.; Ellopia, Tr.

Ce genre se distingue surtout du suivant par les palpes plus courts et plus grêles, le corps plus grêle et plus élancé.

Les chenilles sont longues, pourvues de douze pattes ; elles se mélamorphosent entre les feuilles ou à la surface de la terre.

On ne connoît que quelques espèces de ce genre ; l’une d’elles est la

METROCAMPA MARGARITARIA.

Gecmetra Margaritaria, Linn., Faun.

Suec.—Fas., Ent. Syst., t. III. — Husn., Zcon., tab. 5, fig. 13. — Bombyx Sesquilaria, Esp., Pap., 1. TTL, tab. 72, fig. 1-2. — Ellopia Margaritaria, TRr., Schm. von Europ., t. 1, p. 92, n. 2. — Metrocampe, Id: DUP., Fay. de france, 1. VIT. 0p: 2; p. 425, pl. 441, fig. 2. — Enverg. 17 à 20 lig. — Entiérement d’un vert tendre, avec les ailes anguleuses, passant au gris de perle après la mort de l’insecte, et ayant deux bandes transversales d’un vert foncé, bordées de blanc ; la seconde seule se continuant sur les secondes ailes.

Cette espèce se trouve aux environs de Paris et dans le nord de l’Europe ; sa chenille vit sur le chêne.

ENNOMOS, Tr., Dur., Borsr.; Epione et Angerona, Dur.

d'eometra et Phalæna Aucr.

Corps épais. — Antennes pectinées dans les mâles et simples dans les femelles. —

ENNOMOS.

Palpes inclinés, et dépassant le bord de la tête. — Trompe très-grêle, guère plus longue que les palpes. — Thorax épais, laineux. — Ailes dentelées inégalement.

Les chenilles assez allongées, souvent couvertes de nodosités, se métamorphosant dans le léger tissu de soie, à la surface de la terre ou entre les feuilles. ‘

Ce genre renferme un grand nombre d'espèces.

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