MELANIPPE MARGINARIA
Geometra Marginata, Lin., Syst. Nat., t. Il, p. 870. — Fa , Ent. Syst., t. IL, p.180, n. 1482.—Hus., n. 80 ; var. Pallutaria, ejusd.,n. 77; var. Nœvaria, n. 79. — Zerene Marginata, TR.,t. VE, p. 231.— Dur., Pap., t. VIII, p. 4, p. 279, pl. 490, fig. À et 2. — La Bordure Entrecoupeée, GEOFF, — Env. 44 à 12 lig. — Ailes d’un blanc verdâtre, avec une large bande terminale échancrée, et une bande costale interrompue, noirâtres, et ayant en outre ordinairement quelques taches de cette derniére couleur, formant quelquefois une raie transversale.
France ; environs de Paris.
M. Duponchel décrit encore sept autres espèces indigènes de ce genre.
MELANTHIA, Dur.; Zerene Acidalia et Cidaria , 'TREITS.; Phalæna Geometra Aucr.
Corps fort grêle. — Antennes simples, rarement crénelées. — Palpes assez courts, mais dépassant cependant la tête d’au moins la moitié de leur longueur, larges, ayant leur second article fortement hérissé de longs poils en dessus, ec le dernier grêle et pointu, incliné vers la terre. — Ailes arrondies, sans échancrures. — Pattes assez Jongues ; les jambes intermédiaires munies de deux trés-longues épines, et les postérieures de quatre. — Tarses à peu près de la longueur de la jambe ; le premier article un peu moins long que les quatre suivans réunis; les autres allant en décroissant de longueur. — Les crochets presque droits, extrêmement petits.
Les chenilles sont allengées, avec la tête déprimée.
M. Duponchel décrit neuf espèces de ce genre , dont il donne pour caractere principal« d’avoir la tête, le corselet et la base des ailes d’une couleur plus foncée que le reste. »
4. MELANTHIA MONTANARIA, Phalæna Ocellata, Fas., Ent. Syst., t. III, p. 488, n. 216, — Cidaria Montanaria , TRr., Schm. von Eur., t. VI, p. 204, n. 36, — Melanthia Montanaria, Dur.
— Ailes blanchâtres, ayant une la'ge bande brune, et un croissant central noir France.
ZERENE ,Tr., Dur.; Xerene , STer.
Antennes simples dans les deux sexes, tres-légérement ciliées en dessous. — Palpes trés-courts; leur dernier article plus grêle que le précédent, presque glabre et terminé en pointe. — Ailes grandes, arrondies , sans échancrures.
Les chenilles sont peu allongées, d’égale grosseur dans toute leur longueur, trés-légérement pubescentes. Les chrysalides sont placées sous les feuilles au moyen de quelques fils, ou même quelquefois sous terre.
Ce genre, que nous adoplons tel que M. Duponchel la restreint, ne renferme
CABERA.
que quatre espèces européennes, dont le type est le
ZERENE GLOSSULARIA. (PI. 27, fig. 2.)
Phalæna Glossularia, Linn., Syst, Nat., t. 11, p. 867.—- Huew., tab. 46, fig. 81, ©, et 82, © .— Var. Zerene Glossulariata, Tr., Schm. von Eur., t. VI, p. 237. — Dup., Pap. de Fr., t VIIL, p. 238, pl. 187. fig. 1. — Enverg. 48 à 20 lig. — Corps fauve ; tête et antennes noires ; thorax fauve, tacheté de noir ; ailes d’un blanc légèrement roussâtre ; les antérieures ayant deux bandes transversales fauves, l’une à la base, l’autre au-delà du milieu, et l’une et l’autre bordées de taches noires , ponctiformes, plus ou moins grandes : on remarque encore quelques autres taches éparses entre les bandes et une série vers le bord de chaque aile ; les inférieures ont aussi un plus ou moins grand nombre de ces taches sur leur surface ; abdomen fauve, tacheté de noir.
Cette espèce est commune dans une grande partie de l’Europe.
Sa chenille vit sur les groseillers, ribes glossularia , et ribes rubrum.
CABERA, Tr., Dur.; Fidonia (ex parte), TRr.; Geometra, Lann.; Phalæna, Fas., LarT.
Antennes pectinées dans les mâles, et simples dans les femelles. — Palpes courts, dépassant à peine le chaperon. — Thorax grêle , écailleux. — Ailes minces.
Les espèces connues de ce genre ont leurs ailes d’une couleur blanchâtre et comme pulvérulente, avec des lignes transversales plus ou moins marquées. |
Les chenilles sont allongées et légèrement verruqueuses ; elles se métamorphosent à la surperficie du sol dans un léger cocon couvert de terre.
M. Duponchel décrit seulement cinq espèces de ce geure, et M. Boisduval (&en.
et {nd. Meth.) en porte le nombre à treize pour les européennes.
Celle que nous considérons comme le type est la
CABERA STRIGALLARIA.
Geometra Strigillaria, ÆEsp., t. V, tab. 32, fig. 7-8. — Geometra liespersaria, Hugx., tab. 23, fig. 125, ©, et tab. 104, fig. 540-541, ©. — Cabera Strigillaria , Tr., Schm. von Europ., t. VI, p. 348, n. 3. — Dur., Pap. de Fr.,t VIIE,
ACIDALIA.
p. 8.— Enverg. 14 à 15 lig.— Corps d’un blanc grisâtre , ainsi que les antennes ; ailes légèrement sinuées sur leurs bords , blanchâtres et couvertes de petits atômes bruns, et présentant chacune trois bandes obliques roussâtres, également espacées sur les premiéres ailes, et les deux situées plus près du bord terminal, trés-rapprochées sur les secondes : chaque aile offre encore un petit point noir dans son milieu.
Le mâle ne difière de la femelle que par ses antennes très-plumeuses.
Cette espèce est assez commune en France , aux environs de Paris.
9, CABERA PUSARIA. (PI. 29, fig. 5.)
Lin., Fas., Huex., Tr., Dur.,t. VIII, pl. 474. — Env. 13 à 14 lig. — Ailes blanchâtres, couvertes d’atômes d’un gris noirâtre, et ayant trois lignes ondées, grises sur les antérieures, et deux sur les postéiieures.
France ; environs de Paris.
EPHYRA, Dur.; Geometra, Lann.; Phalæna, FaB , Lar.; Cabera, Tr.
Ce genre ne diffère guère du précédent que par les palpes inclinés, et les ailes un peu plus anguleuses.
Presque toutes les espèces connues portent sur le disque de leurs ailes une tache en forme d'O.
Les chenilles sont allongées, lisses, avec la tête aplatie; les chrysalides sont attachées à la manière des Diurnes par la partie postérieure et par un lien transversal, sans être nullement enveloppées.
M. Duponchel décrit neuf espèces de ce genre, et M. Boisduval(Gen. et Ind. Met.) en ajoute une dixième.
Les plus répandues, dans notre pays, sont les