PYRALIS HOTTENTOTANA
BLanxcH. — ‘Tête et thorax testacés ; palpes un peu plus grêles que dans les deux espèces précédentes; ailes antérieures d’un fauve testacé, avec une mullitude de petits traits noirâtres se confondant plus ou moins dans la couleur du fond de l'aile; les secondes ailes marquées d’un gris plus foncé ; abdomen de la couleur des ailes postérieures.
Cette espèce provient du Cap de Bonne- Espérance ; collection du Muséum.
XANTHOSETIA, Srerx., CurTt., Dur.
Ce genre se distingue des précédens par par le corps plus mince et les palpes, dont le second article est long, très-comprimé et très-velu, et le dernier grêle et nu, en grande partie caché par les poils du précédent.
Toutes les espèces connues de ce genre ont le fond de leurs ailes antérieures d’un beau jaune, avec des raies et des taches ferrugineuses.
M. Duponchel y rapporte quatre espéces : ce sont les Tortrix Zæœgana, Linn.; Hamana, Linn.; Chrysitana, Hubn., et Amplana, Hubn.
COCHYLIS, Tr., Dup.; Lozopeira et Eupwcilia, STEPH.
Ce genre se reconnoît à un Corps trèsmince, des palpes hérissés de poils touffus, ne laissant pas les articles distincts, et par les ailes antérieures longues, étroites, et terminées obliquement, avec leur côte presque droite,
Le type du genre est le
COCHYLIS ROSERANA.
Frorz,, p. 52. — TR., Schm., t. VIII, p. 280. — Dur,, Pap., t. IX, p. 418, pl. 257, fig. 8 — Tinea Ambiguella, Linn., 0. 453. — Env. 5 à 6 lig. — Ailes antérieures d’un jaune luisant, avec une bande transversale médiane d’un brun violacé, rétrécie vers le bord postérieur, quelques atômes ferrugineux à l’extrémité, et une rangée de pointsbruns contre la frange; les secondes ailes d’un gris brunâtre.
France; environs de Paris.
PIHIBALOCERA.
La chenille de cette espèce dévaste quelquefois les vignes dans certaines localités ; elle paroît deux fois par au.
ARGYROLEPIA, Srepx., Dup.; Cochylis, Tr.
Ce genre a de grands rapports avec les Cochylis, par le corps long et grêle, et les ailes antérieures étroites, avec leur côte presque droite, mais il en diffère par les palpes, dont le deuxième article est élargi.
Ce genre renferme de petites espèces ornées de couleurs vives, avec des points où des lignes métalliques ; la plupart habitent l’Europe méridionale, quelques-unes Îles Etats-Unis, etc.
ARGYROLEPIA TESSERANA.
Husn., 0. 44. — Tr.,t. VIII, p, 3. — Dur., Pap.,t. IX, p. 427, pl. 258, fig. 6.
— Env. 6 à 7 lig.— Ailes antérieures d’un rouge brunâtre , avec cinq taches jaunes, bordées d’argenté; l’une à la base, deux contre la côte, une au milieu du bord postérieur, et une au milieu du bord terminal ; les secondes ailes d’un gris brunûâtre.
France ; environs de Paris.
ARGYROPTERA, Dur.; Argyrolepia, Srtepu.; Aphelia, Curr.; Coccyx, TR,
Ne se distinguant des précédens que par les palpes couchés en forme d’S, moins velus, et plus écailleux, et la frange des premières ailes plus longue.
Nous connoissons quelques espèces européennes et américaines de ce genre, remarquables par des taches d’argent qui ornent les ailes,
ARGYROPTERA LATHONIANA,
Husx., n. 487. — TR.,t. VIII, p. 405, — Dur.,t. IX, p. 448, pl. 260, fig. 1. — Env. 9 à 40 lig, — Aiïles antérieures d’un jaune doré, avec trois taches argentées; une à la base, en forme de bande, et deux au milieu arrondies, et quelques points argentés contre le bord terminal; ces taches bordées de ferrugineux ; les secondes ailes grises.
Hongrie.
NANTHILDA, BLancu.
Ce genre, assez voisin du précédent par la coupe des ailes, en diffère essentielle-
ment, ainsi que de tous les autres genres de cette tribu, par des palpes très -redressés, dépassant de plus de la moitié de leur longueur le bord du chaperon , ayant leur second article très-large et comprimé, et le dernier trés-petit, en pointe obtuse; ailes antérieures ayant leur bord terminal légerement arqué.
Nous ne connoissons qu’une seule espèce de ce genre, c’est la
NANTHILDA ERNESTINANA.
BLancu.— Env. 8 à 9lig. — Corps jaune, avec la tête, les palpes et la partie antérieure du thorax d’un rose incarnat ; ailes antérieures d’un beau jaune, avec une ligne costale s'étendant de la base au milieu de l’aile ; une ligne oblique transversale et une bordure terminale d’un rose incarnat ; les secondes ailes d’un gris rosé.
Cette jolie espèce provient de Savannah, en Géorgie (Amérique boréale). Collection du Muséum,
XYLOPODA, Lar., Dup.; Simaæthis, StTEPH.; Asopia, TR.
Ce petit genre, dont la place est trésdouteuse , est remarquable par un corps court et épais. des palpes droits et cylindriques, une trompe épaisse, et des ailes antérieures larges et courtes, avec leur côte trés-arquée.
Le type du genre est la
XYLOPODA PARIANA.
Linn., Hugn., n°s 4 et 2. — Favr., Ent. Syst.,t. 111, p. 2, p. 277. — Dur., Pap., 1. IX, p. 458, pl. 260, fig. 6.— Enverg. 6 lig. — Ailes antérieures d’un brun roussâtre, avec une bande médiane d’un gris cendré, et deux lignes ondulées noires, dont une traversant la bande ; les secondes ailes entièrement brunes.
France ; environs de Paris,
PHIBALOCERA, Srepn., Curr., Dur.; Lampros, TR.
Ce genre se distingue de tous les autres genres de cette tribu par des palpes trèsgrêles, recourbés au-dessus de ja tête, des antennes plus longues que le corps, épaisses, et d’égale grosseur dans toute leur longueur, et des ailes antérieures très-arquées a leur base.
On ne connoît que deux espèces de ce genre, dont le type est la
PHIBALOCERA FAGANA.
Hupx., n. 453. — Due.,t. VII, p. 466, pl. 260, fig 8.— Pyralis Quercana, Fas., Ent. Syst., t. LI, p. 2, p. 271. — Env.
8 lig. — Ailes antérieures d’un jaune vif, nuancé de rose purpurin et de ferrugineux, surtout sur les bords, avec deux taches jaunes contre la côte, et quelques autres plus petites, accompagnées de points violacés ; les secondes ailes d’un blanc jaunâtre, avec les bords rosés.
France ; commune aux environs de Paris.
HYPERCALLIA, Srepu., Dur., Lampros, Tr.; Tortrix, Gurr.
Ce genre différe complétement de tous les autres genres de la tribu des Pyralides, par les palpes aussi longs que la tête et le thorax réunis, peu velus, très-comprimés, et les antennes presque moniliformes.
La seule espèce connue est
HYPERCALLIA CHRISTIERNANA.
Lin. , Syst. Nat.,t. I1,p. 877.—Liuex., n. 45201—4%#FaBr, HEnie Systajnts LT], p. 2, p. 260, n.74. — Dur., Pap.,t. IX, p. 472, pl. 260, fig. 10. — Env. 8 lig. — Ailes antérieures d’un beau jaune, tiaversées par des lignes d’un rouge de sang, se croisant et s’anostomosant entre elles, de mavière à former une sorte de réseau; les secondes ailes d’un blanc roussâtre.
France ; environs de Paris.
TROISIÈME TRIBU. CRAMBIDES.
Caractères. Antennes sétacées, presque toujours sinples dans les deux sexes. — Palpes souvent fort longs. — ‘Trompe ordinairement apparente. — Ailes entières ; les antérieures longues et étroites; les postérieures larges, plissées en éventail pendant le repos, et les unes et les autres enveloppant ie corps, et se moulant exactement sur Jui, — Pailtes postérieures iongues et munies de longues épines.
Chenilles pourvues de seize pattes.
Les Crambides ont de grands rapports avec les Pyralides, dont il est facile de les distinguer au premier coup d’œil à leurs ailes bien plus étroites, et enveloppant Île corps comme cela a lieu dans les Zithosia.
Genres : Scirpophagus, Chilo, Crambus, Diosia, IHythia, Phycis, Galleria.