‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 1256 sur 1317 · ADELA DEGEERELLA · texte numérisé non relu

ADELA DEGEERELLA

Linn., Fas., Hugn., n. 430 et 446. — Dur., Pap.,t. XI, p. 360, pl. 300, fig. 1 et 2. — La Coquille d'Or, Grorr. — Ailes antérieures d’un fauve doré, avec des nervures d’un noir pourpre, traversées par une bande sinueuse jaune. bordée de chaque côté par une ligne d’un bleu d’azur ; les secondes ailes d’un noir purpurin. — Europe; très-commune aux environs de Paris.

2. ADELA REAUMURELLA, (PI. 29, fig. 8.) Linn., Alucita Veridella. — Fas., Ent.

Syst.,t. 111, p. 342, n. 45. — Alucita Reaumurella; ejusd., Loc. cit,, n. 46. — Alucita Vindella; ejusd., Loc. cit., Suppl., p. 503. — Adela Reaumurella , Dur., t. XI, p. 384, pl. 3014, fig. 5 et 6. — La Teigne Noire bronzée, Grorr. — Enverg.

7 à 8 lig. — Ailes antérieures d’un vert bronzé noirâtre, avec des reflets d’un vert blanchätre ; les secondes ailes d’un noir violacé obscur. — Europe; très-commune aux environs de Paris.

GNAPHALODOCERA, BLancu.; Dasycera (1), Stepu., Dur.; Adela, TREITs.

Ce genre diffère du précédent, par les palpes longs, redressés, ayant leur dernier article aussi long que les deux précédens réunis ; les antennes garnies d’écailles dans une grande partie de leur longueur.

La seule espèce connue est la

GNAPHALODOCERA OLIVIELLA.

Fas., Ent. Syst., t. Lil, p. 2, p. 491.

— Dur.,t. XI, p. 414, pl. 313, fig. 4. — Env. 7 lig. — Ailes antérieures d’un noir

(1) Cette dénomination était déjà appliquée à un genre de Coléoptères.

violacé, saupoudré de jaunâtre , avec une

tache à leur base, et une bande transversale médiane jaunes bordées par une tréspetite ligne argentée; les secondes ailes d’un noir mat.— France; environs de Paris.

ENICOSTOMA, Srerx., Curt., Dup.; Adela , TR.

Ce genre se distingue des précédens, par les palpes extrêmement longs et relevés au-dessus de la tête ; les deux premiers articles velus et légérement arqués, et le dernier droit et filiforme ; — les antennes trés-ciliées dans les mâles.

La seule espèce connue de ce genre est PEnicostoma Gecffrella (Tinea Geoffrella, Linn., Fas., Huen., n. 423), qui habite la France ; environs de Paris.

INCURVARIA, Srepu., CURT.; Adela , TR.

Ce genre diffère des précédens, par les palpes presque droits, assez courts ; — la trompe imperceptible ; — les antennes pectinées dans les mâles; — les antérieures ayant leur côte légèrement arquée , et leur bord terminal oblique , souvent assez aigu, avec une frange tres-courte ; — les secondes ailes elliptiques, garnies d’une frange assez large.

Chenilles vivant et se métamorphosant dans des fourreaux portatifs.

INCURVARIA MASCULELLA,

Fag., t III, p. 314. — Huen., n. 125.

— Dup.,t. XI, p. 419, pl. 303, fig. 5. — Env. 8 lig.— Antennes très-fortement pectinées , ayant leurs barbes repliées sur les autres, ce qui les fait paroître doubles; ailes antérieures d’un brun bronzé, avec deux taches blanches ; les secondes ailes du même brun.— France ; environs de Paris.

Ajoutez encore les Incurvaria OE hlmanniella, Hugn.; Flavimitrella, Huex.; Trimaculella, Dup. ; Oppositella, Hux.

. STENOPTERA, Dur.

Ce genre est remarquable et Gifférent de tous les autres de cette tribu, par des palpes très-grêles et relevés au-dessus de la tête; — des antennes simples dans les deux sexes, et épaissies à leur base, et surtout des ailes antérieures trés-longues et trés-étroites,ayant leur bord terminal coupé obliquement et garni d’une frange étroite.

GRACILLARIA.

La seule espèce connue est le

STENOPTERA ORBONELLA.

Hugn.,n. 313. — Due., t. XI, p. 430, pl. 303, fig. 3et 4. — Env. 8 lig. — Ailes antérieures brunes, striées longitudinalement de fauve doré, et ornées de deux taches d’un jaune fauve ; les secondes ailes de cette dernière nuance , avec le sommet et la frange noirâtres. — France; environs

ÆCHMIA, Tr., Dup.

Tête de la largeur du thorax. — Palpes courts, falqués, terminés en pointe obtuse, ayant tous leurs articles velus. — Trompe courte. — Antennes longues , grêles et simples dans les deux sexes. — Ailes antérieures allongées, terminées en lobe ar- rondi; les secondes ailes lancéolées et gar- nies d’une large frange. — Abdomen grêle et cônique.

M. Duponchel rapporte sept espèces à ce genre ; toutes sont d’une taille très-exiguë , et ornées de couleurs métalliques,

Ce sont les Æcnmia Trasonella , Scop.; Linneella, Wusn., n. 436; Poyella, Dur.; Lucasella, Dur.; Transversella, Dur. ; Metallicella, Dur.; Equitella, Scor.

OŒCOPHORA , Lar., Tr., Dur.

Corps grêle. — Tête velue. — Palpes courts, peu garnis d’écailles , penchés, ayant leur troisième article arqué. — Trompe très-rudimentaire. — Antennes sétacées dans les deux sexes. — Ailes antérieures en ellipse trés-allongé, avec une très-Jlongue frange à l’extrémité du bord interne ; les secondes ailes cultriformes, fort étroites, garnies d’une longue frange.

— Abdomen cylindrique.

Chenilles vivant entre des feuilles roulées, ou entre le parenchyme et l’épiderme.

Les espèces de ce genre sont nombreuses et très-petites.

OECOPHORA PRUNIELLA.

Lins., Husn., n. 475. — TR., t. IX, p- 456. — Dur.,t. XI, p. 454, pl. 305.— Alucita Ephippella, Far., Ent. Syst.,t. TT, p. 2, p. 330. — Env. 5 à 6 lig, — Ailes antérieures d’un brun roussâtre , avec quel.

ques stries blanches contre la côte, le bord postérieur blanc, coupé par une bande oblique d’un brun foncé ; les secondes ailes d’un gris noirâtre. — France ; environs de Paris.

Les autres OEcopnora les plus répandues sont Tetrapodella, Linn:; Brockeella , Husx.; Goedartella, Linn.; Ræsella, Lin. ; Hermanella, Fas., etc. etc.

ELACIHISTA, Tn.; Argyromis et Heribeia, Sreps.; Argyromiges, Gurr.

Ce genre diffère du précédent, par les alpes plus courts, à peine distincts ; — les antennes plus épaisses à la base; — Jes ailes plus linéaires.

Chenilles vivant et se creusant des galeries dans l'épaisseur des feuilles.

Les espèces de ce genre sont fort nombreuses, et les plus petites de tout l’ordre des Lépidoptères. :

Les plus communes sont les ELacursra Clerkella, Linn.; Ulmifoliella, Hu. ; Blancardella , Fas.; Cysnella, Tr.; Angustipennella, Hu.

ORNIX, Tr., Dupr.; Porrectaria, CurT., STEPH.

Ce genre se distingue de tous les autres de cette tribu, par les antennes, dont le premier article est extrêmement dilaté et garni d’un long bouquet de poils.

Chenilles vivant dans des fourreaux portalifs.

Les espèces de ce genre sont nombreuses et toutes fort petites.

ORNIX ORNATIPENNELLA.

Huen., n. 499. — TR., t. 1X,p. 217.

— Dur.,t. XI, p. 560, pl. 310, fig. 2. — Env. 8 à 9 lig. — Ailes antérieures légèrement falquées d’un jaune soufre, avec cinq lignes argentées; les secondes ailes d’un brun noirälre. — France; environs de Paris.

Les autres Ornix les plus communes sont les Gallipennella, Hugx.; Struthionipennella, HuBn,; Anseripennella, Husn., etc.

GRACILLARIA, HaworTx, CuRT., STEPH, Dup.;

Ornix, TREITs.

Ce genre diffère du précédent, dont il a beaucoup de rapports dans l’ensemble, par l’absence de pinceaux à la base des antennes, et par les palpes; les maxillaires très-visibles , les labiaux grands et recourbés au-dessus de la tête.

Les espèces de ce genre sont assez nombreuses , et toutes trés-petites.

GRACILLARIA HILARIPENNELLA, Tr., t. IX, p. 496. — Dur., t. XI, p. 533, pl. 311 , fig. 1. — Env. 6 lig. — Ai'es antérieures d’un violet pourpre, avec une tache triangulaire centrale d’un vert doré ; les secondes ailes grises.

SIXIÈME TRIBU

PLEROPHORIDES.

Caractères. Ailes divisées dans leur longueur en manière de branches et de coilfes frangées, imitant des plumes.

Genres : Pterophorus, Orneodes.

PTEROPHORUS, Fag., LAT., ETC.

Corps long et grêle. — Palpes droits, écartés. — Trompe fort longue. — Antennes filiformes dans les deux sexes. — Thorax assez épais, ayant les paraptères fort larges. — Ailes trés-étroites ; les antérieures divisées en deux brancnes ; et les postérieures en trois, et chacune garnie de longues franges. — Pattes très longues, surtout lés postérieures. — Abdomen treslong.

Chenilles pouvues de seize pattes, se suspendant à nu pour se métamorphoser en chrysalide, à la manière des Papilioniles,

ORNEODES,

Les espèces de ce genre sont nombreuses; la plus commune est le

PTERCPHORUS PENTADACTYLUS,

Linn., Huügw., Lar., Dur.,t. XI, p.676, pl. 314, fig. 8. — Le Piérophore blanc, GEorr. — Env. 43 lig. — Corps blanc ; ailes divisées jusqu’à leur base, entièrement d’un beau blanc satiné, imitant parfaitement des plumes, — Três-commune dans toute l’Europe.

ORNEODES , Lar., TR, Dur.

Ce genre diffère des Pterophorus, par un corps moins Jopg; — une tête plus grosse ; — et surtout des ailes divisées chacune en trois branches barbues, ressemblant à des plumes: — les pattes aussi moins longues.

Chenilles glabres, se métamorphosant dans une sorte de coque soyeuse.

Le type est l

ORNEODES HEXADACTYLUS.

Linx., Hu. (Alucita), n. 30, — Far.

Lar., Dup., t. XI, p. 683, pl. 314, fig. 40.

— Le Ptérophore en Eventail, GEOFF. — Env. 6 à 7 lig. — Aïies antérieures d’un gris roussâtre, avec deux bandes transversales brunes, bordées de blanc; les secondes ailes plus pâles, avec trois lignes blanches, et une tache ocellée à l’extrémité de chaque branche, — France ; environs de Paris,

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