‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 145 sur 1317 · MYRMELEON FORMICARIUM, (PI · texte numérisé non relu

MYRMELEON FORMICARIUM, (PI

Hemerobius Formicaleo, Linn., Faun.

Suec., ed. 44, n° 4509. — Myrmeleon Formicarius, Fas., Ent. Syst., t. 11, p. 93, n° 5. — Lar., Hist. nat, des Crust.

et des Ins.,t. XIII, p. 50, pl. 98, fig. 3; ejusd., Genera Crust. et Ins., t. III, p. 491, n° 2. — Panz., Faun. Germ., fasc. 95, fig. 11. — Oiv., Encycl. Méth., t. VIII, p. 422, n° 41. — Le Fourmilion, Gsorr., Hist. nat. des Ins.,t. II, p. 258, pl. 44, g. 4. — Long. 45 à 48 lig. Env.

2 pouc. 5 à 6 lig. — Corps noirâtre; antennes noires, un peu plus courtes que le corselet ; tête ayant le front lisse, avec un sillon dans son milieu, avec des taches annulaires jaunâtres; corselet noir, velu, ayant dans son milieu une ligne longitudinale, et ses bords latéraux d’un jaune-roussâtre ; ailes transparentes , aiguës vers leur extrémité, tachetées de brun; avec le parastigmaie, une tache costale et quelques petits atômes blanchâtres; abdomen noirs ayant le bord postérieur de chacun de ses segments, d’un jaune-roussâtre assez pâle ; pattes d’un brun-noirûtre.

Cette espèce est la seule du genre que l’on rencontre aux environs de Paris; elle a recu la dénomination de Fourmilion, parce que sa larve se nourrit surtout de fourmis, qu’elle détruit en grande quantité. — Cette larve (pl. 3, fig. 5) est entièrement d’un gris sale, sans taches ; elle se tient constamment dans les endroits sablonneux les plus exposés à l’ardeur du soleil ; là, elic se construit une espèce d’entonnoir dans le sable mouvant, en marchant à reculons, et décrivant des tours de spire, dont le diamètre diminue graduellement ; à l’aide de

ses pattes, elle charge sa têle de sable, qu’elle lance au loin, et parvient ainsi par ce travail réitéré à former une espèce de cône renversé, quelquefois dans l’espace d’une demi-heure ; elle se place alors dans le fond du trou, enfoncant son abdomen dans le sable, et ne laissant sortir que sa tête ; elle attend ainsi patiemment, souvent pendant un temps assez considérable, qu’un insecte se laisse choir ; mais aussitôt qu’il en vient un à passer près de sa demeure, le sable mouvant s’éboule sous lui, ettend a le porter dans le fond du précipice; alors la larve lui jette aussitôt du sable avec sa tête, afin de l’étourdir et de l’empêcher de remonter. Dès qu’elle s’en est emparé, elle le suce promptement et rejette ensuite sa dépouille au loin.

On avait cru jusque dans ces derniers temps que cette larve n’avait point d’ouverture anale, et que tout ce qu’elle mangeait ne se convertissait point en excréments, mais tournait d’autant plus au profit de l’animal. Mais M. Léon Dufour a reconnu la présence d’une ouverture anale, qui est petite et difficile à voir, ainsi que ses excréments, qui se confondent avec le sable, etne peuvent plus alors s’en distinguer, — Cette larve pour se métamorphoser en nymphe, se file un cocon (pl. 3, fig. 6) parfaitement rond, et tissu d’une soie grossière, entremélée de grains de sable; l’insecte parfait en sort au bout de quinze à vingt jours, et laisse sa dépouille de nymphe à l’ouverture qu’il a pratiquée dans le cocon.

Les mœurs des larves des autres Myrmeleons, sont sans doute complètement analogues à celles du Myrmeleon Formicarium :

mais elles n’out pas été observées avec le même soin.

Lh. MYRMELEON RAPAX.

Oziv., Encycl. Méth., t. VIII, p. 123, n. 42. — Myrmeleon Tetragrammicum, Larr., Gén. Crust. et Ins., t. III, p. 192, n. 2. —Long. 45 à 48 lig. Enverg. 2 pouc.

à 2 pouc. +. — Faciès du Myrmeleon Formicarium. Antennes noires. avec l’extrémité de chaque article jaunâtre ; tête jaune à sa partie antérieure, avec des raies transversales noires; corselet noir, tacheté de jaune à sa partie antérieure; ailes ayant leurs nervures noires variées de blanc, et prés du bord antérieur un point blanc à côté d’un autre point noir; les supéricures ayant quelques points noirâtres el une tache de la même couleur située vers le milieu du bord antérieur; les inférieures

MYRMELEON.

ayant aussi une tache noirâtre prés de l’ex-*

trémité ; abdomen noirâtre, chacun de ses segmens ayant deux taches jaunâtres qui :

sontordinairement réunies sur les premiers?

pattes d’un jaune-brunâtre, avec des poils noirs trés-roides. — Cette espèce habite les contrées méridionales de l’Europe, le midi de la France, l’Italie, la Grèce, etc.

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