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Corvdalis cernutus.
SIALIS. 71
composés de six articles; les quatre premiers cylindriques, le second et le troisième plus longs que les autres ; les palpes labiaux de trois articles seulement, les deux premiers d’égale longueur et de forme cylindrique. — Ailes ayant mojns d’épaisseur que celles des Corydalis, mais grandes et larges, avec leurs nervures sail- Jantes, et leur réticulation peu serrée.
CHAULIODES PECTINICORNIS.
Hemerobius Pectinicornis, Linn., Amænit. Acad., t. VI, p. 412.— Decéer, Mém.
sur les Ins., t. 111, p. 562, pl. 27, fig, 3. — Ouv., Enc. méth.,t. VII, p. 59, n. 2.
— Semblis Pectinicoanis, FaBr., Ent.
Syst, t. IE, p.72, n.1. — Chauliodes Pectinicornis, LATR., Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. XIII, p. 43; ejusd., Gen. Crust.
et Ins., t. III, p. 498. — PaLis. DE BEAUV., Ins. d'Afrique et d'Amérique, Névropt., pl. 4, fig. 2. — Long. 20 à 24 lig. Envere.
28 lig.—Corps entièrement d’un brun obscur, avec quelques taches d’un jaune violacé; antennes noires, un peu plus longues que la tête; ailes d’un gris cendré assez clair; les supérieures ayant leurs nervures tachetées de noir et de blanc; pattes d’un jaune livide, avec les tarses bruns. — De la Pensyivanie, Georgie, etc. (Amérique Scptentrionale.)
SIALIS, Lare.; Hemerobius, Linn., DEGÉER, OLiv.; Semblis, FABR,
Corps un peu arqué. — Tête déprimée, de la largeur du prothorax. — Antennes sétacées, composées d’un grand nombre d'articles de forme cylindrique. — Mandibules petites, cornées, dépourvues de dents au côté interne , ayant leur extrémité trèsacérée. — Palpes maxillaires plus longs que les labiaux, de quatre articles ; les labiaux de trois seulement. — Aïles peu réticulées, ayant leurs nervures très-saillantes.
On ne connoissoit de ce genre qu’une seule espèce, mais M. Pictet en a décrit récemment une nouvelle très-voisine de l’autre , et il a étudié les larves des deux espèces,
Les larves de Sialis sont aquatiques; leur tête est écailleuse, pourvue d’yeux et d'antennes courtes, composées de quatre articles, dont le dernier en forme de soie ; leurs mandibules sont arquées, avant une
ou deux petites dents au côté interne ; leurs tarses n’ont pas deux articles terminés par deux crochets ; leur abdomen est pourvu d’organes respiratoires externes, consistant en filets articulés, disposés latéralement au nombre de deux sur chaque anneau,
Ces filets, qui sont l’analogue de ceux des Ephémèéres, sont remarquables par leurs articulations.
Mais ce qui rend les habitudes des Sialis plus singulières que celles des larves des autres Névroptères, c’est qu’au moment de se métamorphoser en nymphe elles sortent de l’eau, s’en éloignent quelquefois beaucoup, et vont ordinairement subir leur transformation au pied des arbres, où elles se creusent dans la terre une cavité ovalaire pour se loger tant qu’elles demeureront sous la forme de nymphe.
Chez cette dernière les antennes, les pattes el les rudimens d’ailes sont trés-visibles ; les segmens de l’abdomen sont munis d’un cercle de poils roides, qui est situé aux deux tiers postérieurs dans les premiers anneaux et à l’extrémité dans les derniers.
Lorsque l’insecte parfait sort de la nymphe il laisse sa dépouille tout-à fait intacte. Il vit pendant quelques jours, pond ensuite ses œufs, en plaque sur les feuilles, les roseaux ou les pierres; leur forme est ovoide et leur extrémité est terminée par une petite pointe aiguë.
Les deux espèces connues sont indigènes.
4, SIALIS LUTARIUS. (PI. 5, fig. 4, G, 2, ©.)
Hemerobius lutarius, Linn., Syst. nat., p. 913; ejusd., Faun. Suec., n. 1513. — Ouiv., Enc. mét.t. VII, p. 62, n. 16. — Semblis Lutaria, Fagr., Ent. Syst.,t. Il, p. 74, n. 10. — Sialis Niger, LaTRr., Hist.
nat, des Crust. et des Ins.,t. XIII, p. 44; ejud., Gen. Crust. et Inst., p. 200. — L’Hemerobe Aquatique noir, Georr., Hist.
nat. des Ins.,t. IT, p. 255. — Sialis Lutarius, PictTET, Mm. sur le genre Sialis, p. 40,n.1, fig. 104. (Ann. des Sc. nat., ann. 1836). — Long. 7 à 9 lig. — Corps noir ; antennes noires ; Lête tachetée de jaune, ayant un sillon dans son milieu, et de chaque côté de ce sillon une tache jaune aussi large postérieurement qu’antérieurement ; corselet mélangé de jaune vif; ailes fort peu transparentes, d’un bleu clair, avec leurs nervures noires ; pattes de cette dernière couleur; la larve (pl. 5, fig. 3) est d’un brun vif, avec des taches plus foncées bien marquées. — France , environs de Paris.
79 MANTISPA.