SERICOSTOMA MACULATUM
PhryganeaMaculata, Oziv., Enc. méth., t. XI, p. 543, n.17. — Fourcroy, Entom.
Par.,t. 11, p. 355, n. 6. — Larr., Hist.
nat. des Crust. et des Ins.,t. XIII, p. 89, n. 143. — Sericostoma Maculatum, Picrer, Recherches sur les Phryganides, p. 189, n. 5, pl. 44, fig. 4. — Long. y compris les ailes 3 lig. Enverg. 6 à 7 lig. — Corps noir; antennes de cette dernière couleur; tête et corselet hérissés de poils fauves; ailes supérieures grises, ayant des taches jaunes, assez apparentes; ailes inférieures grises et sans taches; pattes d’un jaune-brunâtre.
La larve de cette espéce a la tête et le
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prothorax bruns, avec des taches d’un ‘jaune-rougeûtre; les pattes de la même cou- ‘leur, et l'abdomen d’un vert clair.
Elle se fait un étui avec des petites pierres, elle est trés-abondante dans les eaux vives.
Cette espèce est très-commune aux environs de Paris; on la rencontre aussi dans la plus grande partie du nord de l’Europe.
RYACOPHILA, Prcrer; Phryganea, Linx., FABr., OLiv.; Hydropsyche, PicteT.
Corps petit et grêle. — Palpes maxillaires de cinq articles dans les deux sexes : le second guère plus long que le premier , et le dernier beaucoup plus long que les précédens. — Antennes grêles, quelquefois assez longues. — Ailes supérieures dépourvues de nervures transversales ; ailes inférieures étroites, plus ou moins plissées dans le sens de leur longueur.— Abdomen portant souvent à son extrémité des appendices cornés.
Les larves vivent dans leseaux courantes, elles ne se construisent jamais d’étuis mobiles; quelques-unes ont des organes respiratoires externes , et d’autres en sont privés.
M. Pictet a créé à côté des Ryacophila un autre genre sous le nom d’Hydropsiche, qui a trop d’analogie dans le faciès et dans les caractères avec celui de Ryacophila, pour en être séparé. Dans ce dernier genre, l’auteur décrit dans le même ouvrage intitulé Recherches pour servir a l’histoire et a l'anatomie des Phryganides, un grand nombre d'espèces qui ont la plupart une si grande analogie entre elles, qu’il est presque impossible de les distinguer ; comme presque toutes les collections n’en renferment qu’une petite quantité , il nous paraît difficile maintenant de limiter exactement le nombre de ces espèces en leur assignant des caractères propres à les faire reconnoiire.
A. RYACOPHILA VULGARIS.
Picter, fiech. sur les Fhryg., p. 182, p. 4, pl. 45, fig. 4. — Long. 6 lig. Enverg.
414 à 42 lig. — Corps fauve; antennes de la même couleur, courtes et minces ; corselet sans taches; ailes supérieures diaphanes, d’un fauve clair, ayant leurs nervures de la même couleur, et une grande quantité de points bruns, plus abondans près du bord interne et postérieur que dans le reste
de leur étendue, le bord interne ayant en
outre une grande tache triangulaire d’un
jaune pâle , bordé de brun, qui forme avec celle de l’autre aile une tache rhomboïdale, lorsque ces ailes sont fermées; ailes inférieures diaphanes, sans taches; pattes et abdomen fauves.
La larve de cette espèce se tient ordipairement sous les pierres, dans les ruisseaux, et là, se construit un abri solide au moment de se métamorphoser en nymphe, sa tête est jaune, avec trois taches noires ; son corselet de la même couleur ; son mésothorax et métathorax, et son abdomen sont variés de vert et de rouge pourpre; les filets respiratoires sont de cette dernière couleur ; le dernier segment de son abdomen est Lerminé par quatre crochets dentelés en dessous.
L’insecte parfait se trouve dans le milieu de l’été. — Cette espèce se trouve en France, en Suisse, etc. |