CORIXA MINUTA
Sigara Minuta, Fasn., Syst. Rhyng., p. 405, n. 6. — Coouss., Illust. Icon., tab. 44, fig. 3. — Notonecta Minutissima, Linn., Sys. nat., t. II, p. 713, n. 5; ejusd., Faun. Sues., n. 905. — Lar., Ess. Hem., p. 20, n. 2. — Srepnens, Cat., t. Il, p. 254, n. 9734. — Sigara Minuta, Buru., Handb. der Ent.,t. II, p. 188, n. 2. — Long. © lig. — Corps d’un gris-verdâtre en dessus, et plus jaune en dessous; tête jaunûtre ; élytres d’un gris-verdâtre sans taches, avec leur base jaune ; pattes grisâtres.
On rencontre cette espèce dans la plus grande partie de l’Europe ; elle est abondante aux environs de Paris, dans les mares et les étangs un peu fangeux.
NOTONECT A, Linn., FABr., LATR., etc.; Anisops et Enithares, SrinoLa,
Corps allongé, très-convexe. — Tête
globuleuse. — Bec libre, reçu par la lèvre inférieure, qui lui sert de fourreau. —Antennes plus courtes que la tête, composées de quatre articles, dont le dernierbeaucoup plus grêle que les autres, et excessivement petit. — Corselet beaucoup plus large que long, un peu plus étroit antérieurement que postérieurement. — Ecusson triangulaire fort grand. — Tarses antérieurs de deux articles.—Pattes intermédiaires aussi courtes que les antérieures; les postérieures extrêmement grandes, garnies de longs poils à leur côté interne.—Leurs tarses dépourvus de crochets, :
La dénomination de NoTonecrA, qui a été appliquée à ces insectes, est un nom formé de deux mots grecs, qui indiquent l’habitude qu'ont ces insectes de nager sur le dos, et qui ont été nommés aussi punaises à avirons, à cause de la grande disproportion de leurs pattes antérieures.
Les Notonectes se rencontrent dans les
mares, don! ils sortent assez souvent pour se transporter de l’une dans l’autre, à l’aide de leurs organes de vol. Ils se servent de leurs pattes antérieures pour s’emparer des insectes souvent d’une taille supérieure à la leur.
- Les femelles pondent une fort grande quantité d’œufs, qu’elles fixent sur les plantes aquatiques. Ils éclosent au printemps, et les larves qui en sortent subissent plusieurs changemens de peau avant d’avoir atteint leur dernier état.
Deux genres qui rentrent parfaitement dans celui de Noronecra, ont été créés par M. Spinola ; le caractère de l’un d’eux, (Anisops) est d’avoir le front un peu plus avancé dans le mäle que dans la femelle.
Le caractère de l’autre genre (Enithares) est d’avoir les côtés du prothoraz plus encavés que dans le type du genre Notonecta.
Â. NOTONECTA GLAUCA. (PI 4, fig. 2.)
Linn., Syst. nat., t. II, p. 712, n.1; ejusd., Faun. Suec., n. 903. — DEcéER, Mèm. Ins.,t. III, p. 382, n. 5, tab. 48, fig. 46 et 47. — SroLL., Cimic., 2, tab. 12, fig. 7 et 10. — Fapr., Ent. Syst., t. IV, p. 57, n. 4 ; ejusd., Syst. Rhyn., p. 102, n. 4.— LaTR., Gen. Crust. et Ins., t. III, p.150, n.4.—Panz., Faun. Germ., fasc. 3,, n. 20. — Lap., Ess. Hém., p. 20, n. 4. —; Léon Dur., Hem., p. 88. — Bruzz.. Hist.' des Ins., t. IX, p. 255. — Long. 7 lig. — Corps d’un vert glauque, offrant ordinairement des couleurs irisées, pendant la vie de l’insecte, qui devient souvent brun après
NEPIENS. 89
sa mort; tête jaunâtre, avec sa partie postérieure conservant le plus souvent sa couleur verte ; corselet de la même nuance que la tête ; élytres tachetées de noir sur les bords et vers l’extrémité de leur partie coriace ; écusson d’un beau noir velouté, offrant des reflets plus ou moins vifs; pattes verdâtres, variées de gris, avec les crochets des tarses noirâtres.
Var. À. N. FURCATA. FaBr., Ent. Syst.
t. IV, p. 58, n. 2; ejusd., Syst. Rhyn., p. 102, n. 2. — Cooues., Ill, t. I, p. 38, tab. 40, fig. 2. — Elytres offrant à leur base deux taches obliques d’un jaune testacé.
Var. B. N. MARMOREA. Far, Syst.
Rhyn., p. 103, n. 3. — Burm., Handb. der Ent.,t, 11, p.190, var. b.— Elytres entièrement arrosées de points et de petites taches de couleur brune.
Var.C. N. MACULATA. Fagr., Ent. Syst., t. IV, p. 58, n. 3; ejusd., Syst. Rhyn., p. 403, n. 4. — Coques., I{l., 1. I, p. 38, tab. 40, fig. 4. — Elytres brunes, avec leur extrémité ferrugineuse.
Le Notonecta Glauca, qui offre une assez grand nombre de variétés que Fabricius a prises pour autant d'espèces , se trouve dans toute l’Europe, et est excessivement commune aux environs de Paris dès le commencement du printemps.