‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 19 sur 1317 · PHORASPIS PICTA · texte numérisé non relu

PHORASPIS PICTA

Drury, Inst. exot.,1t, III, pag. 76, pl. 50, fig. 93.—FaBr., Syst. nat., pag. 10, no 49, — Ouiv., Encycl., no 26, pl: 425, fig. 7.— BLancu., Ann. de La Soc. Ent. de France, 1. VI, p. 296, pl. 41, fig. 6.— Long. 8à9 lig, — Tête noire, avec je front brunâtre ; antenpes noires, avec le second article jaune ; corselet noir dans presque toute son étendue, seulement bordé à sa partieantérieure, d’une couleur jaunâtre, interrompue au milieu par la partie noire qui se prolonge en pointe ; élytres d’un noir brillant, avec des épaulettes du plus beau rouge, qui s’étendent environ jusqu’aux deux tiers de chaque élytre ; ailes brunes, en partie diaphanes, ayant en dessous, à leur base, une tache jaune, de forme oblongue; pattes et abdomen d’un noir brillant , sans aucune tache.

— Brésil. Commnne.

TROISIÈME FAMILLE, — MANTIENS, LaTReiLLe,

Caractères. Prothorax beaucoup plus long que les auires segmens.— Paltes antérieures ravisseuses, c’est-à-dire en crochet armé de fortes épines.—T'arses de cinq articles ordinairement. — Abdomen sans pince, mais ayant des filets caudaux composés de plusieurs articles.

Les insectes de cette famille ont reçu ce nom, qui signifie devin, en grec, à cause de l’habitude qu’ont ces mantes de se tenir immobiles, la tête et le corselet redressés et les pattes antérieures repliées, comme s'ils

priaient, lorsqu’ils attendent une victime pour la saisir, d’où leur vient aussi le nom de Pregadiou, qu’on leur donne dans le midi de la France, d’où aussi plusieurs peuples superstitieux ont pensé qu’ils indiquoient le chemin aux voyageurs.

Les Mantiens sont des insectes très-Carnassiers, que l’on rencontre fréquemment dans les contrées chaudes du globe.

Au rapport de Roëésel, qui a étudié les , mœurs de ces animaux, il paroît qu’ils mangent peu, car 4 à 5 mouches, par jour, leur

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suffisent ordinairement. Lorsqu'on met plusieurs Mantes dans une même boîte, eiles se livrent des combats terribles jusqu’à ce qu’il y en ait une qui succombe ; le mâle, qui est plus petit que sa femelle est souvent dévoré par elle, et il arrive fréquemment que le mâle paie de la vie le seul instant de plaisir que lui a procuré l’approche de la femelle ; car, cette dernière, étant beaucoup plus grosse , se jette ordinairement sur lui aussitôt après l’accouplement, le tue à la manière d’un grand nombre d’araignées.

Plusieurs genres avoient été créés , dans cette famille, par M. Serville, aux dépens du genre Maniis de Linné. M. Brullé, dans son Histoire sur les Insectes, ne trouvant pas de caractères suflisans pour les conserver, revint au genre Mantis des anciens auteurs, sans même adopter le genre Empasa, établi depuis long-temps, par Illiger. Quant à nous, nous reprendrons seulement ce genre, que nous distinguerons des Mantis proprement dites, par la présence d’une élévation sur la tête, par la forme des antennes à peu prés trois fois longues comme la tête, pectinées dans les mâles à la manière des Bombyx, dans les Lépidoptères, et moniliformes dans les femelles. Tandis que dans les Mantes vraies le front est lisse; les antennes simples dans les deux sexes et toujours au moins aussi longues que le corselet. Quant à la présence des membranes aux cuisses, ce caractère ne paroît avoir aucune valeur, car les Haupax ont tous les caractères des Mantes, et ils ont une membrane, tandis qu’une espèce d’Empusa dite Chlorophæa, a la tête, les antennes et le faciès qui caractérisent ce genre, et n’a pas de membranes aux cuisses. Pour ce qui est des autres genres, nous les avons laissé subsister seulement comme divisions ou sections, en en donnant les caractères afin de faciliter la détermination.

Genres : Heteronytarsus, Eremiaphila, ÆEmpusa, Toxodera, Mantis.

HETERONYTARSUS, LereBvre.

Tête mutique , grosse, enfoncée dans le prothorax, et très-penchée en dessous. — Corps court et trapu.,—Tarses antérieurs de quatre articles, intermédiaires et postérieurs de trois articlesseulement.—Crochets égaux aux tarses antérieurs, inégaux aux autres.— Quisses simples sans membranes.

HETERONYTARSUS ÆGYPTIACUS.

LEerEBvre, Ann. de la Soc. Ent. de

France, t. IV, p. 503; Expéd. d'Egypt., Orthopt., p. 12, fig. 5, pl. 48.— Long.

8 lig.— Corps d’une couleur d’ocre-jaunätre ; tête étroite, plus large que le corselet, très-bombée sur son vertex ; antennes rapprochées ; prothorax étroit, plus large postérieurement qu’antérieurement ; élytres, ainsi que les ailes, d’un blanc-jaunâtre, sans aucune tache ; cuisses très-courbées et déprimées sur les côtés; tarses antérieurs ayant leur premier article beaucoup plus long que tous les autres réunis ; tarses postérieurs de trois articles seulement, ayant le premier et le troisième article presque égaux, et le second moitié moins long que ceux-ci; abdomen étroit. -— Désert Lybique, route de Fayoum, près du Nil.

EREMIAPHILA, LEFEByRE.

Corps court et trapu.—Tête enfoncée dans le prothorax et très-penchée en dessous. — Palpes obtus. — Abdomen élargi vers son milieu.— Corselet sans dilatation, mais seulement un peu relevé sur les côtés.

— Yeux gros, saillans, arrondis. —Antennes filiformes dans les deux sexes.— Elyires patelliformes, déprimées sur les côtés, n’atteignant guère ordinairement que la moitié de la longueur de l’abdomen.— Aïles arrondies, presque aussi grandes que les élytres et ailes impropres au vol.

EREMIAPHILA ZETTERSTEDTI. (P]. 2, fig. 4.)

LereBvre, Ann. de la Soc. Ent. de France, t. IV, pag. 489, pl. 12, fig. 3; Exp. d'Egypte, Orthopt., pl. 2, fig. 6. — Long. environ 4 pouc.— Corps d’un jauned’ocre clair; tête grosse, avec des protubérances très-saillantes et des sillons longitudinaux; prothorax presque carré, aussi large en avant qu’en arrière , et échancré à ses angles antérieurs ; élytres atteignant les hanches postérieures, arrondies, courbées sur les flancs, qu’elles enveloppent entièrement, ayant en dessus une large tache transversale, d’un bel indigo métallique, placés à la partie externe, et n’atiteignant pas lextrémité : ailes obscures, ayant en dessous une petite tache bleue métallique, faisant suite à celle des élytres; pattes d’un jaune-brunâtre, annelées de brun foncé; abdomen large, un peu orangé sur ses bords.

Observations. Voir pour les autres espéces du même genre, la Monographie, par M. Lefebvre, Ann. de la Soc. Ent. de France, t, LV, pag. 449, pl. 44, 12, 15, et

“se

Ja pi. 2, des Ortnoptères, dans l’ouvrage de l’£xpédition d'Egypte.

EMPUSA, Izuic., Larn., Serv.

Caractères. Corps élancé.— Tête toutà-fait dégagée du thorax, portant sur son sommet une espèce de corne assez longue et s’amincissant vers son extrémité. — Palpes aigus.— Antennes courtes, n'ayant que quelques lignes &e longueur fortement pectinées dans les mâles et presque moniliformes dans les femelles. —Tarses de cinq articles,

PREMIÈRE DIVISION

(Hymenopus.)

Cuisses intermédiaires et postérieures munies d’une membrane occupant toute la ongueur de la cuisse.— Corselet court.

A. EMPUSA BICORNIS.

Srozr. , Spec. et Mant., pl. 11, fig. 44.

— Mantis Coronata, Oziv., Encycl., no 69.

— Larr., Gén.,t. III, pag. 91.— Long.

2 pouc. et 3 à 4 lig.— Corps entiérement d’un jaune terne ; tête ayant une corne bifide, et le vertex profondément creusé; yeux élevés, terminés en pointe aiguë; corselet assez large, un peu déprimé sur les côtés, jaune, avec le bord postérieur brunàtre ; élytres dépassant l’abdomen d’environ un tiers, de la couleur générale, avec leur base brunâtre et un point de même couleur sur Chacun d’eux, placé à peu près au tiers de leur longueur; ailes d’un jaune plus soufré , de la même longueur que les élytres; pattes de la couleur générale sans aucune tache, les intermédiaires et les postérieures ayant une large membrane foliacée occupant supérieurement et inférieurement Ja longueur entière de la cuisse. — Iles Moluques.

DEUXIÈME DIVISION

(Blepharis.)

Corselet ayant une membrane foliacée, occupant environ les trois quarts de sa longueur. — Cuisses intermédiaires et postérieures ayant une membrane seulement à leur extrémité.

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