‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 195 sur 1317 · NAUCORIS CIMICOIDES · texte numérisé non relu

NAUCORIS CIMICOIDES

Nepa Cimicoides, Linn., Syst. nat., p. 740; ejusd., Faun. Suec., n. 907. — Dec., Mém. Ins.,t. 111, p. 375, pl. 49, fig. 8 et 9. — Naucoris Cimicoides , FABr., Syst. Rhyng., p. 110. — LaTr., Hist. nat.

des Crust. et des Ins., t. XI1, p. 285, pl. 97, fig. 3; ejusd., Gen. Crust. et Ins., t. LIL, p. 446, — Bruzizé, Hist. nat. des Ins.,t. IX, p.271. — Long. 5 à 6 lig. — Corps d’un vert pâle; tête et corselet parsemés de points noirs formant des taches par leur réunion; écusson grisâtre, tacheté de brun; élytres d’un gris-brunâtre assez obscur ; ailes d’un blanc mat comme laiteux; abdomen jaune, ayant le bord de ses segmens de couleur noire ; pattes verdätres, tachetées de brun. — Gette espèce est commune aux environs de Paris et dans la plus grande partie du nord de l’Europe.

2. NAUCORIS MACULATA. (PI. 4, fig. 4.) Fasr., Ent. Syst. Suppl., p. 525 ; ejusd., Syst. Rhyngot., p. 110. — BruLLÉ, Hist.

nat. des Ins.,t. 1X, p. 272, n. 2. — Naucoris Aptera, Dur., Hémipt., p. 77. —— — Long. 4 lig. — Cette espèce diffère de:

la précédente par sa taille, qui est toujours

beaucoup plus petite, par son corselet of- .

frant quatre bandes longitudinales formées par des petits points noirs, par son écusson d’une couleur moins foncée ; ses élytres plus vertes et tachetées plus irrégulièrement, avec leur partie membraneuse trèscourte ; et par l’absence totale des ailes.

Le Naucoris Maculata se rencontre aussi aux environs de Paris, dans toute la France, l’Allemagne , etc.

— GALGULIENS.

qui habitent le plus ordinairement le bord des eaux saumâtres, et qui s’enfoncent et se creusent des chemins dans le sable ; cependant quelques-uns n’ont cette habitude qu'aux deux premiers états de leur vie; et à leur état parfait, ils volent au bord des eaux, en chassant d’autres insectes pour en faire leur nourriture.

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PELOGONUS. 93

Cette famille renferme un fort petit nombre de genres, qui eux-mêmes sont trèspeu nombreux en espèces.

Genres : Mononyx, Galgulus,Pelogonus.

MONONYX, Lar., BURN. ; Naucoris, FABe,

Corps élargi et déprimé. — Antennes courtes, insérées sous les yeux, composées de trois articles, dont les deux premiers d’égale longueur, le dernier beaucoup plus “grand et de forme ovoïde.—Yeux peu proéminens. — Rostre plus court que la tête.

— Cuisses antérieures triangulaires, fort épaisses, ayant à leur côté interne une forte saillie finement dentelée. — Les jambes également dentelées, s'appliquant contre la saillie des cuisses, de manière à former une pince redoutable pour les animaux dont ils font leur proie. — Tous les tarses n’ayant qu’un seul crochet.

Ce genre se distingue facilement de celui de Galgulus, avec lequel ila une grande analogie, principalement par ses tarses, n'ayant qu’un seul crochet; par ses cuisses plus épaisses, et par ses yeux beaucoup moins saillans.

Le type de ce genre est le :

MONONYX RAPTORIUS.

Naucoris Raptorius, Fazr., Syst. Rhyn., p. 3, n. 6. — Mononyx Raptorius, Lar., Ess, Hém., p. 16, n. 2. — Burm., Handb.

der Ent.,t. 11, p. 201. — Long. 4 lig. — Corps entièrement d’un gris-brunâtre, assez obscur ; tête et corselet sans taches ; élytres ayant un point noir; pattes jaunâtres, avec les cuisses et les jambes annelées de brun. — Cette espèce se trouve au Brésil.

GALGULUS, LarTe.; Naucoris, Fasr.

Corps large et déprimé. — Tête ayant son bord antérieur relevé en forme de chaperon.— Antennes ayant, comme chez les Mononyx, leurs deux premiers articles égaux, et le troisième ovoïde et beaucoup plus grand.—Rostre plus court que la tête.

— Pattes assez longues, avec les cuisses antérieures larges et dilatées, et les jambes se repliant sur la cuisse. —Tarses antérieurs ainsi que les postérieurs et les intermédiaires, armés de deux crochets. — Yeux trèsproéminens. — Corselet plus étroit à sa partie antérieure qu’à sa partie postérieure.

Les Galgules sont des insectes carnassiers

qui vivent au bord des eaux, et s’enfoncent dans le sable et dans la vase,

GALGULUS OCULATUS.

Naucoris Oculata, Fazr., Ent, Syst., supp., p. 525, n. 3; ejusd., Syst. Rhyn., p. 4414, n. 5.—Galgulus Oculatus, LaTr., Gen. Crust et Ins., t. III, p. 144.—Burm., Handb. der Ent., t. II, p. 202. — Lap., Ess. Hém., p.16, n. 4. — Long. 4 lig, — Corps d’un brun-grisätre ; tête et corselet finement chagrinés ; élytres d’un gris sale, ainsi que les pattes ; abdomen noir.—Cette espèce se trouve au Mexique et au Brésil.

PELOGONUS, Larr.:

Ochterus, Latr., OLrm.

Corps ovalaire, déprimé. — Tête plus étroite que le corselet. — Yeux grands, proéminens, échancrés postérieurement.— Ocelles distincts, au nombre de deux. — Rostre beaucoup plus grand que dans les deux genres précédens, renflé à sa base et terminé en pointe aiguë. — Antennes filiformes, compcsées de quatre articles, dont les deux premiers très-courts ; le troisième plus long et plus grêle , et le dernier ovalaire et un peu plus court que le précédent. — Corselet presque semi-circulaire, — Ecusson grand et triangulaire. —Pattes ayant leurs cuisses assez longues. — Les jambes grêles, cylindriques et épineuses.

— Les tarses courts. — Les pattes postérieures plus longues que les autres.

Les Pelogones, d’après M. Léon Dufour, qui a observé la seule espèce que l’on rencontre en France, sont des insectes que l’on rencontre toujours au bord des eaux, qui courent vite, s’échappent en sautant lorsqu’on veut les saisir.

Les larves sont un peu plus petites que l’insecte parfait ; elles se cachent au milieu des racines , sur le sable humide, et pour les faire paraître au-dessus du sol, il faut presser la terre sous ses pieds, comme on le fait habituellement pour plusieurs espéces de Coléoptères, habitant le voisinage des eaux.

Les larves ne sautent point comme les insectes parfaits, et les bords du chaperon sont un peu relevéset garnis de poilsroides,

PÉLOGONUS MARGINATUS.

Acanthia Marginata, Lartr., Hist. des Ins., t. XII, p. 242. — Ochterus Marginatus, LATR., Gen. Crust. et Ins.,t. LIT, p. 443. — Léon Dur., Anat, des Hém.,

% SALDA.

pl. 5, fig. 58. — Pelogornus Marginatus, Burx., Handb, der Ent., t. II, p. 202. — Bausz., Hist. nat. des Ins., t. IX, p. 277, pl. 23, fig. 4. — Long. 4 lig. à 2 lig. — Corps d’un brun-noirâtre , ayant des reflets verdâtres et veloutés ; tête ayant le bord du chaperon et la partie antérieure du labre d’un jaune orangé; bec presque entièrement ferrugineux ; corselet ayant ses bords relevés et une tache située à sa partie postérieure, d’une couleur orangée; élytres

ayant quelques points blancs plus abondans à leur extrémité que dans le reste de leur étendue ; abdomen ayant son extrémité jaw nâtre; pattes de cette dernière couleur.

Cette espèce se rencontre dans le midi de la France et en Espagne. M. Léon Dufour, qui a décrit l’histoire de ses habitudes et de son anatomie, l’a trouvée fréquemment sur les bords de l’Adour et des ruisseaux près de Saint-Sever.

QUATRIÈME FAMILLE. LEPTOPODIENS , Br.

RIPARIT, Burus

Caractères, Corps déprimé et assez élancé.,—T ête n’offrant pas d’étranglement en arrière des yeux. — Ces derniers gros et très-proéminens.—Pattes longues et fort grêles.

Cette famille ne renferme que deux genres, qui eux-mêmes ne sont pas nombreux en espèces.

Ce sont de petits insectes la plupañt indigènes, qui sont très-agiles, et qui saisissent leur proie à la course ou en sautant.

Jls habitent le bord des eaux, dont ils ne s'éloignent jamais.

Ils semblent par leurs caractères tenir le milieu entre les Hémiptères aquatiques et la famille des Réduviens.

Genres : Salda, Leptopus.

SALDA, Fagr., Bur.; Acanthia, Latr., LaPp., BRULL.

Corps apiati, ovalaire, un peu rétréci antérieurement. —Bec long, presque droit, dépassant la base des paties antérieures. — Lèvre supérieure courte, large, ne s’engageant pas avec les mâchoires dans la gaîne

‘de la lèvre inférieure. —Antennes insérées sur les côtés de la tête, composées de quatre articles grêles. — Ecusson grand et de forme triangulaire. — Elytres ayant une consistance analogue dans toute leur étendue, — Abdomen large. — Pattes longues et grêles ; les antérieures dépourvues d’épines; les postérieures propres au saut, offrant quelques petites épines extrêmement minces. e

Les Saldes vivent sur le hôrd des eaux douces ou saumâtres, ils courent trés-vite, sautent avec beaucoup d’agilité , et de cette manière se dérobent 1rès-fatilement aux poursuites de leurs ennemis.

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