HALOBATES SERICEUS
Escu., Ænt., p. 464, n. 79, tab. 2, fig. 4. — Lar., Hémipt., p. 24, n. 4. — Buex., Handb. der Ent., t. 1Ï, p. 209, n. 2, — Long. 1 lig. & — Gette espèce se distingue de la précédente par son corps plus ovalaire et d’une moindre taille, par ses yeux d’un jaune pâle et le duvet qui recouvre le corps d’un gris-blanchâtre. — Gette espèce se trouve dans les mers équatoriales.
HYDROMETRA , Fagr.; Cimex, Linn., GEOFF.; Limnobates, Burx.
Corps allongé, filiforme, d’une ténuité extrême. — Tête cylindrique, allongée.— Yeux situés au milieu de la tête et les antennes tout-à-fait à l’extrémité; ces dernières composées de quatre articles, dont le premier beaucoup plus gros que les suivans, et les deux derniers fort grêles et beaucoup plus allongés que les autres. — Elytres successivement étroites, ne couvrant pas l'extrémité de l'abdomen. — Pattes d’une ténuité excessive ; les postérieures beaucoup plus longues que les antérieures.
—, Farses formés de deux articles, dont le dérnier muni de deux crochets.
Ce genre ne renferme qu’une seule espèce connue.
HYDROMETRA STAGNORUM, Cimex Stagnorum, Linn., Syst. nat., t. IE, p. 632, n. 418.-— Hydrometra Stagnorum , Far... Syst. Rhyng., p. 258, n. 6.
— LaTR,, Gen. Crust.et Ins.,t. HE, p.131,
EMESA.
n. 4.—- SrouL., Cimic. Suece.,, p. 116, 0. 4, — Lar., Hémipt., p.22, n. 4.— BRuLLÉ, Hist. nat. des Ins., t. IX, p. 304, pl. 25, fig. 6 — Limnobates Stagnorum, BuRM., Handb. der Ent., t. IE, p. 211.— Long. 5 à 6 lig. — Corps d’un brun obscur; bec ferrugineux ; antennes de cette dernière couleur ; corselet brun, avec quelques
SIXIÈME FAMILLE
Caractères. Corps ordinairement allongé. — Tête fortement rétrécie vers sa partie postérieure àson insertion avec le thorax. — Bec court, épais et fortement recourbé.
— Antennes grêles et longues, composées de quatre articles, dont les deux premiers ordinairement plus gros et plus longs que les autres ; les deux derniers beaucoup plus grêles , ayant l'apparence de soies. — Corselet épineux ou dentelé.— Pattes longues et minces, avec les cuisses quelquefois renflées et armées d’épines.
Les Réduviens sont fort nombreux en espèces, leurs couleurs sont trés-variées et quelquefois trés-vives ; ce sont des insectes entièrement carnassiers, doués de beaucoup d’agilité, qui vivent sur les fleurs, les arbres, et même quelques espèces habitent les maisons. Ils ont des formes très-diverses, souvent des épines arment leur corselet, ce qui les a fait diviser par plusieurs auteurs en un grand nombre de genres dont quelques-uns sont dépourvus de caractères propres à les distinguer facilement entre eux.
11 n’est guère possible de les diviser en plusieurs groupes d’une manière naturelle.
Genres : Emesa, Ploiaria, Zelus, Apiomerus, Macrophthalmus, Hammatocerus, Prostemma, Ecthrichodia, Pirates, Nabis, Stenopoda. Petalochirus, Conorhinus, Cimbus, Holotrichius, Lophocela, Holoptilus.
EMESA , FaBr., LATR.; Ploiaria, LATR.
Corps excessivement grêle et allongé, tout -à- fait filiforme, ressemblant à une Manrte (ordre des Orthoptères), très-allongé. — Antennes très-grêles, fort longues, aidant l’insecte pour la marche, ayant leur premier article plus gros que les autres et le troisième formant un coude avec le second. — Prothorax excessivement allongé
nuances plus roussâtres ; élytres d'un gris sale, avec leurs nervures noires ; abdomen brun, avec les côtés roussâtres ; pattes entièrement brunes.
Cette espèce se rencontre dans la plus grande partie de l’Europe; on la trouve aux environs de Paris, courant sur les eaux sitaguantes.
— RÉDUVIENS.
et étroit. — Elytres et ailes longues et étroites, mais quelquefois complètement nulles. — Pattes antérieures courtes, ravisseuses comme chez les ManNTES, ayant les hanches plus longues que dans les autres genres de cette famille ; les cuisses armées d’épines à leur partie inférieure, et les jambes se repliant sur les cuisses forment une sorte de pince capable de saisir des animaux vivants et de.les empêcher de s’échapper.
— Tarses n'ayant qu’un seul crochet. — Pattes intermédiaires et postérieures longues et grêles.
Ce genre se compose d’un petit nombre d'espèces qui, pour l’aspect, ont la plus grande ressemblance avec quelques Or- THOPTÈRES, et que l’on confondrait facilement avec plusieurs espèces de MANTESs sans l'inspection de la bouche.
Les Æmeses marchent lentement, et comme par saccades et se traînant sur leurs longues pattes comme sur des échasses. — Ils habitent particulièrement les contrées méridionales, l'Afrique, l’Asie et l’Amérique Méridionale.
EMESA FILUM.
Gerris Filum, Fagr., Ent. Syst.,t. IV, p. 49, n. 45. — Emesa Filum; ejusd., Syst. Rhyng.. p. 263, n.1. —- GRAY., Anim.
Kingd., t. XV, pl. 97, fig. 30. — BRULLÉ, Hist. nat, des Ins., t. IX, p. 312.— Long.
48 lig. — Corps d’un brun, tirant sur le noirâtre, souvent apière ; antennes fauves ; tête ayant sa partie antérieure de la même couleur ; pattes et abdomen d’un brun noirâtre. — Des Indes-Orientales de l’Ile-de- France.
Plusieurs espèces de ce genre ont été décrites ; mais comme elles sont fort rares, il est difficile de les bien limiter. Degéer en a décrit et figuré une espèce qui a la plus grande analogie avec celle que nous venons de décrire, mais qui est peut-être différente. Et même l’Emesa Filum de Fabricius n’est
pas bien certainement la même espèce que la nôtre, qui est exactement celle que M. Brullé a décrite et figurée pl. 24, n. 1, du t. IX de son Histoire naturelle des insectes.
PLOIARIA, Scor., LATR., BRULL.; Gerris, Farr.; Cimex, Linn., DEGÉER; Cerascopus , HEINcx. ; Emesodema , Spin.
Dans ce genre comme dans le précédent, Je corps est très-grêle, mais ordinairement beaucoup moins long, — Les antennes sont semblables à celles des Emesa; mais elles ne sont pas aussi longues. — Leurs élytres et leurs ailes couvrent ordinairement la totalité de l'abdomen. — Les pattes antérieures sont également ravisseuses, mais leurs tarses sont pourvus de deux crochets, ce qui distingue surtout ce genre de celui d’Emesa, chez qui les tarses antérieurs m'ont jamais qu’un seul article.
Les Ploières vivent dans les habitations, se cachent dans les coins et les endroits sales, et se couvrent de poussière de manière à n'être point apercues de leurs enpemis, ni desinsectes dont elles veulent faire leur proie,
Leurs espèces sont peu nombreuses. Une espéce que l’on rencontre dans la plus grande partie de l'Europe et surtout en France, est type du genre, c’est :
PLOIARIA VAGABUNDA.
Cimex Vagabundus, Linx., Syst. nat., t. 11, p. 732, n. 119 ; ejusd., Fauu. Suec., n. 772. — Gerris Vagabundus, FaBr., Ent. Syst, LPEMS"p-4192/n.-9;.ejusd., Syst. Hhyn., p. 262, n. 9. Decérer, Diém. Ins.,t. 111, p. 352, n. 41, tab. 47, fig. 4 et 2. — Georr., Ins. Paris., t. I, p. 462, n. 58. — Wozrr., Icon. Cinic., p. 203, tab. 20, fig. 497. — Ploiaria Vagabunda, LATR., Gen. Crust. et Ins.,t.1IT, p. 430, n. 374. — Lar., Ess. Hém., p. 43, n.44.— Gerris Vagubundus, Buru., Handb.
der Ent.,t. Il, p. 224, n. 4. — Ploiaria Vagabunda, Bruur., Hist. nat des Ins., 1. 1X, p. 312, pl. 24, fig. 2.— Long. 3lig.
à 3lig. 2: — Corps d'un blanc-jaunûtre; antennes annelées de brun ; ailes ayant leur bord antérieur orné de taches de cette dernière couleur; tête et corselet brunâtres dans leur milieu; le dessous du corps de la même couleur ; pattes blanchâtres, anvelées de brun.
ZELUS.
Cette petite espèce, qui ressemble beaucoup à plusieurs espèces de Tipules ou de cousins, vole trés-facilement. On la rencontre en France aux environs de Paris et dans Ja plus grande partie de l’Europe; elle est assez rare. 1
ZELUS, Farr.; Cimex., Linn., STOLL.; Feduvius, Fasr., WOoLFF.; Prionotus, Lap.
Corps long et étroit, aminci à sa partie antérieure. — Bec long, très-aigu, avec le deuxième article beaucoup plus long que les autres. — Antennes longues et grêles, ayant leur premier article court ; le second plus gros que les autres, et toujours le plus long de tous; les deux derniers beaucoup plus minces que les précédens. — Corselet .
étroit, surtout antérieurement. surmonté de tubercules ou d’épines. — Elytres longues el peu consistantes. — Abdomen plus large que le thorax. — Pattes grêles, surtout les postérieures. — Tarses ayant leurs crochets munis d’une petite dent située à leur base.
Ce genre se compose d’un grand nombre d’espèces, répandues dans toutes les parties du monde.
Plusieurs auteurs l’ont divisé en plusieurs autres genres, dont les caractères pour la plupart sont fort peu tranchés, etoffrent des passages qui ne permettent pas toujours de les distinguer facilement ; mais dernièrement, M. Brullé, qu'on ne sauroit trop Jouer d’avoir restreint les genres en leur assignant des caractères d’une valeur réelle, a réuni sous la dénomination de Zelus plusieurs genres créés aux dépens de ce dernier, par MM. Laporte, de Haen et Burmeister. Nous signalerons seulement ces coupes comme de simples divisions, en n’omettant pas toutefois de présenter les caractéres qui, tout faibles qu’ils sont, peuvent servir à les séparer les unes des autres.
PREMIÈRE DIVISION
(Zelus proprement dits.)
Tête portant une épine derrière chaque antenne. — Abdomen ne dépassant pas la largeur des élytres.
A. ZEBUS MACILENTUS.
SrTozr., (imic., tab. 27, fig, 192. — Burx.,Handb. der Ent.,t. 1Ï, p. 225, n. 2.
ZELUS.
— Long 42 à 43 lig. — Corps d’un brunjaunâtre obscur , sans tache ; corselet ayant de chaque côté une épine assez longue , et plusieurs autres en dessus; élytres et ailes de la couleur du corps, avec leurs nervures un peu plus pâles; pattes d’un brunjaunâtre, avec les cuisses et les jambes postérieures tirant sur le verdätre. — Du Brésil.