CONORHINUS GIGAS
Reduvius Gigas, FaBr., Ent. Syst., t. 1V, p. 293, n. 1 ; ejusd., Syst. Rhyn., p. 267, n. 3. —Conorhinus Gigas, Burm., Hand. der Ent., t. 11, p. 246, n. 4, — Long. 9 à 40 lig. — Corps d’un brun obscur ; corselet ayant ses bords rougeûtres; élytres avec une strie et une bande transversale peu apparente, de couleur rougeätre, ainsi que plusieurs taches situées de chaque côté de l’abdomen; pattes entièrement brunes, — Du Brésil. j
CIMBUS, Han.
Ce genre se distingue surtout des autres, par les articles de ses antennes : le premier est beaucoup plus court, et les derniers, à partir du troisième, sont divisésen plusieurs articulations très-distincies. — La tête est allongée, et les pattes sont assez courtes.
Le type du genre est le
CIMBUS PRODUCTUS.
Haën., Wanz., 1, 34, tab. 6, fig. 23.— | Buru., Hand. der Ent., t.11, p. 245, n.41. :
— Corps d’un beau rouge de sang ; anten- | nes, tête et corselet de cette couleur; élytres brunes, sans taches ; abdomen rouge, avec une grande tache noire de chaque côté; pattes de la couleur du corps.
-- De Java,
CIMEX.
HOLOTRICHIUS, Buru.
Corps aplati. — Tête fort courte, ova- Jaire. — Antennes ayant leur premier article plus long que la tête, et les derniers divisés, comme chez les Cimbus, en plu sieurs articulations. r 8
Ce genre, par la forme de sa tête et de ses antennes, ne peut se confondre avec Je précédent. LENS
HOLOTRICHIUS TENEBROSUS. ‘
Rbuux., Hand. der Ent., t. II, p. 268, n, 4 — Long 7 lig.— Corps entièrement :
d’un noir obscur ; tête et corselet sans taches; élytres ayant leurs angles huméraux jaunâtres ; pattes de la couleur du corps; abdomen ayant de chaque côté des taches jaunes. — De Corfou.
LOPHOCEPHALA, Lar:, Burn.
Ce genre ressemble à celui de Cimbus, par la forme du corps, et sa tête est allongée et cylindrique comme dans ces derniers. — Les antennes ont leur premier article aussi long que la tête, comme dans le genre Halotrichius ; mais les derniers articles sont aussi épais que les premiers, tandis que dans tous les genres précédens, ils sont excessivement grêles en comparaison des premiers.
On n’a décrit de ce genre qu’une seule espèce.
LOPHOCEPHALA GUERINI.
Lap., Ess. Hém., p. 12. Buru., Hand.
SEPTIÈME FAMILLE
- Caractères. Gorps fortement déprimé et Jrdinairement arrondi. — Bec inséré dans me cavité dont les bords sont toujours aillans. — Tête pointue, s’avançant entre es antennes. — Elytres et ailes reçues dans ine dépression située au-dessus de l’abdonen.
Les Aradiens se composent d'insectes gééralement de petite taille, répandus dans outes les parties du monde, n’ayant pas ous des habitudes analogues; les uns qui ucent le sang, telle que la punaise des lits ; Pautres qui attaquent des insectes vivans, t enfin d’autres qui vivent sur les végétaux bnt ils sucent la sève. |
Cette famille ne renferme qu’un petit
der Ent,, 1. IL, p. 244. — Long. 8 lig, — Corps d’un ferrugineux-rougeâtre, couvert dans toute son étendue d’un léger duvet soyeux”; antennes noires; tête et corselet
‘ougeâtres; écusson noir; élytres rouges, avec leur partie membraneuse de couleur noire; abdomen noir dans le milieu ; pattes ‘de: la même couleur que le corps, — Du
Bengale.
Lepr. et SERvV., Lap.,
HOLOPTILUS, j Buru.
Les Holoptiles ont le corps court et velu.
— Les antennes sont d’égale épaisseur dans toute leur longueur, avec leur troisième article fort grand ; mais ces antennes, dans toute leur étendue, sont couvertes de longs poils très-fins, ce qui leur donne l’aspect de petits panaches. — Les jambes sont également très-velues, surtout les postérieures.
Ce joli genre renferme un fort petit nombre d’espèces.
HOLOPTILUS URSUS.
Lap. et Serv., Enc. méth., t. X, p. 280, n. 4. — Lar., Ess, Hém., p. 7 et 50. — Burm., Hand. der Ent., t. II, pe 248. — Long. 2 à 3 lig. — Corps d’un brun-grisàtre, couvert de poils blanchâtres, et de longues soies de couleur grisâtre ; élytres blanches, ponctuées de noir, revêtues de duvet soyeux d’un gris cendré; pattes de la même couleur que le corps. — Cette espèce se trouve au cap de Bonne-Espérance., Collection du Muséum.
ARADIENS , Br.
nombre de genres, et chacun d’eux n'offre pas une grande quantité.d’espèces.
Genres: Cimex, Brachyrhynchus, Dysodius, Aradus, T'ingis, Eurycera, Piesma, Phlæa, Phymata, Macrocephalus,
ADS. ‘ CIMEX, Linn.;, dd * Punaise, Geor.
Corps excessivement déprimé, à peine plus long que large, ayant une forme toutà-fait arrondie. — Antennes sétacées, fort grêles, terminées en une longue soie trésdéliée, — Corselet fort court, extrêmement échancré. — Ecusson triangulaire, large à sa base. — Elytres tout-à-fait rudi-
mentaires, réduites à de simples moignons.
— Ailes entièrement nulles. — Pattes peu longues et fort minces.
On ne connoît de ce genre qu’une seule espèce.
CIMEX LECTULARIA.,
Linn., Syst. nat.,t. 11, p. 741, n. 4 ; ejusd., Faun. Suec., n. 909. — Decéer, Mém., t. 111, pl. 47, fig. 9. —- SToz., Cim., 2, tab. 49, fig. 431. — GrEez., Beit., t. LI, p. 480, n. 1. — Acanthia Lectularia, Fasr., Ent. Syst., t IV, p. 67, n. 4; ejusd. Syst. Rhyn.. p. 112, n.1.—Wozr., Icon. Cim., p. 127, tab. 13, fig. 421. — Farc, Hém. Suec., p. 140. n. 151. — Burm., Hand. der Ent., t. 11, p. 253, n. 4. — La Punaise des lits, GEorr., Ins, de Paris, t. 1, p. 434, n. 4. — Long. 2 lig. à 3 lig. — Corps d’un ferrugineuxrougeâtre; corselet finement granuleux, avec quelques poils brunâtres ; pattes et antennes de la couleur du corps. — Europe ; dans toutes les maisons.
Le Cimex Lectularia est connu vulgairement sous le nom de Punaise des lits: cette ‘espèce se nourrit essentiellement du sang de l'homme ; elle se blottit pendant le jour dans les interstices des boiseries, sous les papiers de tenture, et échappe ainsi à toutes les investigations ; on a souvent profité de la connaissance de cette habitude pour les détruire en leur mettant des claies d’osier où elles vont se loger, et dont on les fait sortir facilement en les secouant brusquement :
‘beaucoup de personnes cherchent à se préserver des punaises en éloignant leur lit des murailles, mais elles ‘ne réussissent guëre à les éviter, parce qu’un instinct semble diriger ces punaises vers l’endroit où l’on repose ; alors elles grimpent le long de la muraille et du plafond, et lorsqu’elles sont arrivées au-dessus du lit elles se laissent ‘choir, et dès que le jour paraît elles regagnent leur retraite, de façon que le matin elles ont presque toujours disparu. Tout le monde connoît l’odeur fétide qu’exhale en général toutes les HÉMIPTÈRES et surtout la punaise des lits,
Elle pond des œufs de couleur blanchâtre, de forme oblongue, un peu courbés à l’une de leurs extrémités, où l’on aperçoit un petit couvercle entouré par une sorte de bourrelet. La punaise les loge ordinairement dans les angles et les fissures des mu:
railles pour les dérober à la vue de leurs ennemis.
Lorsque les petites punaises sortent de
BRACHYRIIYNCHUS.
l’œuf, leur couleur est d’un blanc sale ; mais après plusieurs changemens de peau elles deviennent d’un brun-rougeâtre plus .
ou moins foncé , suivant la nourriture plus:
ou moins abondante qu’elles ont prise.
Les punaisesse multiplient en prodigieuse .
abondance, surtout dans les maisons mal-… propres, et on a employé beaucoup de M moyens pour les détruire ; mais plusieurs ne réussissent qu’imparfaitement et d’au-… tres sont d’un emploi dangereux. Ceux « dont on a usé avec le plus de succès sont l’essence de térébenthine que l’on étend « sur toutes les murailles en ayant soin de la faire pénétrer dans les fentes, dans les ca- « vités et dans tous les endroits inaccessibles à la lumière. Le sublimé corrosif dissout … daos l’esprit-de-vin, lesfait périr également, mais il faut éviter d'approcher cette liqueur des yeux , de la bouche et des parties dé-« nudées d’épiderme. Mais le moyen le plus infaillible est de placer au milieu de la chambre un réchaud, sur lequel on place»
un vase contenant du soufre, après avoirs hermétiquement bouché tous les endroits accessibles à l'air. et ce n’est que le len-« demain, lorsque la vapeur de soufre s’est.
exhalée et a dégagé tout l’acide sulfureux, que toutes les punaises ont succombé.
Quelques auteurs ont attesté que les pu:
naises avoient été amenées d'Amérique, d’où elles avoient été introduites sur le con" üinent européen par l’Angleterre, où elles ne* furent connues qu’au seizième siècle ; mais il devient impossible d'admettre ce fait, car quelques auteurs anciens les ont signa lées ; mais il est possible qu’elles n’aient été“ connues que beaucoup plus tard en Angle terre, et Mouffet rapporte qu’en 41503, deux dames nobles furent effrayées à la vue des pustules produites par les punaises, et se crurent attaquées de quelque épidémie.
On prétend que les punaises vivent aussi. du sang de quelques animaux et qu’elles.
appartiennent à des espèces différentes.
mais jusqu’à présent, cette assertion n’a pas. été prouvée d’une manière authentique. M
BRACHYRHYNCHUS, Lar. ; Aneurus , GurTIs.
Corps fortement déprimé et linéaire. = Bec très-court logé dans un sillon qui ne»
dépasse pas la Lête. — Antennes ayant leur premier article ordinairement globuleuxy les deux suivans plus grêles et à peu prés d’égale longueur, et le dernier ovalaire plus h ou moins allongé. — Corselet presque carrés!