TINGIS HUMULI
Fasr., Syst. Rhyng., p. 426, n. 7. — Acanthia Echü,W oLr., Icon. Cim., p. 30, tab. 43, fig. 426.—T'ingis Humuli, BRULL., Hist. nat. des Ins.,t. 1X, p. 261, n. 2.— Long. 1 lig. +,— Corps noir ; corselet noir, ayant trois crêtes très-élevées, surtout l’intermédiaire, et les côtés blanchâtres et transparens ; élytres d’un gris jaunâtre , ponctuées de brun, et réticulées par des pervures de cette dernière nuance; pattes d’un gris-jaunâtre. — Cette espèce se rencontre dans la plus grande partie de l’Europe.
EURYCERA, Lar.
Ce genre a tout-à-fait l’aspect des Tingis : l’écusson est également caché ; mais il s’en distingue par la structure singulière des antennes, dont le troisième article est en forme de cône renversé , et le quatrième excessivement renflé dans toute sa longueur.
On ne connoît de ce genre qu’une seule espèce,
EURYCERA CLAVICORNIS.
Cimex Clavicornis, FaBr., Suec.,n, 911, — Acanthia Clavicornis, FaBr., Ent. Syst., t. IV, p. 70.— Panz., Faun. Germ.; fasc.
23, n. 23.— Eurycera Nigricornis, Lap., Ent. Hémipt., p. 49.— Burm., Handb. der Ent.,t. 11,p. 258, n, 4.— Eurycera Clavicornis, BRULL., Hist, nat. des Ins.,t.1X, p. 3414, pl. 26, fig. 2. — Long. 14 lig. !,— Corps d’un jaune ferrugineux; antennes noires; corselet noir en dessus, fortement ponclué , ayant cinq côtes élevées, dont les deux extérieures beaucoup plus courtes que les autres; élytres ayant leur bord extérieur tacheté alternativement de noir et de blanc; pattes et abdomen d’un jauneroussâtre. — Cette espèce se trouve dans le midi de la France et aux environs de Paris.
Insectes. L7-
.PIESMA , Lar., Senv.; Zosmenus, Lar.; Zosmerus, Bunx.; Acanthia, Wour.; Salda, Panz.
Ce genre ressemble beaucoup par la forme aux T'ingis : les antennes sont cylindriques comme chez ces derniers, sans renflement excessif comme chez les Eurycera ; le corselet est dépourvu de membrane sur les côtés, et il est tronqué à sa partie postérieure de manière que l’écusson se trouve entièrement à découvert.
Le type du genre est le
PIESMA CAPITATA,
Acanthia Capitata, Worr., Icon. Cim., p. 131, pl. 425.—Tingis Capitatus, LaT., Gen. Crust. et Ins.,t. 111, p. 440, n. 2.
— Fais, Hemipt. Suec., p. 150, n. 44.
— Zomerus Capitatus, BurM., Handb. der Ent., t. 11, p. 262, n. 2.— Piesma Capitata, Brurz., Hist. nat. des Ins., t. IX, p. 342, pl. 26, fig. 3. — Long. 1 lig. — Corps d’un gris-jaunâtre, plus obscur en dessous qu’en dessus ; antennes roussâtres ; tête tachetée de noir, ayant à sa partie antérieure deux saillies en forme de corne; corselet d’un jaune vif à sa partie antérieure , parsemé de points nombreux dans toute son étendue; élytres ponctuées, avec leurs nervures très-saillantes, maïs sans réseau, comme dans les espèces du genre T'ingis ; pattes de la couleur du corps.— On trouve cette espèce dans la plus grande partie de l'Europe ; elle n’est pas rare aux environs de Paris.
PHLÆA , Lap., SERv.; Paracoris, Haux.; Phlæocoris, Burx.
Corps excessivement déprimé, de forme ovalaire, entouré comme chez les T'ingis par un rebord large et mince. — Antennes de trois articles seulement. — Bec presque aussi long que le corps, engaîné dans un sillon qui s’étend jusqu’au dernier segment de l’abdomen. — Corselet et élytres ayant une large expansion latérale. — Ecusson découvert. — Pattes courtes et assez grêles.
Ce singulier genre est propre aux contrées méridionales du Nouveau-Monde; la forme aplatie de tout son corps semble attester que cet insecte vit sous les écorces, car jusqu’à présent les voyageurs n’ont rapvorté aucune observation sur la manière de
vivre des espèces qu’il renferme et qui ne sont pas nombreuses.
Le type du genre est le
PHLÆA CORTICALIS. (PL. 3. fig. 3.)
Cimex Corticalis, Drurx, Exot. Ins., t Il, pl. 40. — Phlæa Cassidiodes, Lar.
et SErv., Encyc. Mét., t. X, p. 411. — — Phlœa Corticalis, Bruzz., Hist, nat, des Ins., t. IX, p. 344, pl. 26, fig. 4. — Long. 8 à 40 lig. — Corps d’un vert-jaunâtre en dessus, d’un brun foncé en dessous, à l'exception de l’expansion latérale, qui est jaunâtre ; corselet couvert de petits iubercules, ayant une ligne brune dechaque côté; écusson ayant également une ligne brune sur les côtés; élytres couvertes de petites aspérités ; pattes ayant leurs cuisses brunes, et les jambes et tarses jaunûtres, annelées de brun. — Cetie espèce est originaire du Brésil,
PHYMATA , LarTr.; Syrtis, FABR.; Acanthia, PAnz.
Corps fort épais. — Bec court, ne dépassant pas l’origine des pattes antérieures, ayant sa base logée dans une cavité profonde située à la partie inférieure de la tête. — Antennes insérées un peu au-dessous du bord de la têle; grêles et presque aussi Jongues que la tête et le corselet réunis, ayant leur dernier article beaucoup plus grand que les précédens et en forme de bouton allongé.—- Corselet dentelé sur ses bords. — Ecusson petit et de forme triangulaire. — Abdomen très-dilaté latéralement. — Pattes courtes; les antérieures ayant des cuisses fort grosses et très-renflées, avec leur partie supérieure amincie, ce: des jambes épaisses ct arquées, s’appliquant sur les cuisses par leur côté tranchant, de manière à former une pince redoutable ; les tarses courts et grêles.
Ce genre renferme un petit nombre d’espèces que l’on rencontre sur les fleurs, où elles poursuivent les autres insectes pour en faire leur nourriture.
À. PHYMATA CRASSIPES.
Acanthia Crassissipes, Fagr., Ent, Syst, t IX, p.74. — Panz., Faun. Germ., fast.
33, n. 24.— Wozrr., con. Cim., t, III, p. 88, tab, 9, fig. 82. — Coo., Lil. Ins., tab. 21, fig. 6.— Syrtis Crassipes, FABR., Syst. Rhyng., p. 124, n. 1. — Phymata Crassipes, Larr., Germ. Crusl. et Ins., 4, JIE, p. 438, n. 4, Encyc., Mét.,1i. X,
MACROCEPHALUS.
p. 149, 9, 4.— BruLe., Hist. nat. desIns,, tu IX, p. 347, pl. 26, fig. 5. — Long.
4 lig. — Corps d’un brun obscur en dessus et d’un jaune-roussätre en dessous ; tête bifide à sa partie antérieure ; corselet ayant ses côtés foliacés, et sur son sommet des lignes longitudinales élevées et des sillons entre chacune : élytres brunâtres sans taches ; abdomen ayant ses trois premiers segmens bordés de blanc jaunâtre, avec quelques points noirs ; pattes de la couleur générale du corps.— France et Allemagne.
2. PHYMATA MONSTROSA.
Acanthia Monstrosa, Fagr., Ent. Syst., t. IV, p. 74.— Syrtis Monstrosa; ejusd., Syst. Rhyng., p. 122, n. 4. — Burm., Handb. der Ent.,t. IT, p. 251, n. 2. — Phymata Monstrosa, Bruzz., Hist. nat.
des Ins., U 1X, p. 347, — Long. 8 lig. -— Corps ferrugineux ou brunûâtre ; corselet ayant ses bords latéraux dilatés et dentelés; élytres de la couleur du corps; abdomen ayant ses côtés, son extrémité et quelques points de couleur jaune-blanchâtre ; pattes de cette dernière nuance. — Gette espèce se rencontre dans toute l’Europe méridionale et le nord de l'Afrique.
On connoît encore, de ce genre, une vingtaine d’espèces, la plupart inédites, qui sont propres à l'Amérique.
MACROCEPHALUS , SweDER ; LATR,; Syrtis, FABR.
Ce genre diffère du précédent par la tête plus allongée; les antennes trés-courtes, fort épaisses, ayant leurs articles globuleux, à l'exception du dernier, qui est ovalaire.— L’écusson très-grand, couvrant la plus grande partie du corps et surtout les organes du vol. — L’abdomen beaucoup moins dilaté sur les côtés que dans les PAymalae
Le type du genre est le
MACROCEPHALUS CIMICOIDES.
Swer., de l’ Acad. des Sc. de Stockholm, ann. 4837, p. 481, pl. 8. — Syrtis Manicata, Fagr., Syst. Rhyng., p. 423. — Macrocephalus Cimicoides, LATR., Gen. Crust.
et Ins., t. 1II, p. 437, n. 4. — Macrocephalus Manicatus , Burm., Handb. der Ent., t. If, p. 252. — Macrocephalus Cimicoides, BruLL., Hist. nat. des Ins., 1, 1X, p. 348, pl. 26, fig. 6. — Long. 4 lig. — Corps entièrement d’un brun-roussâtre,
NEIDES.
plus obscur en dessus qu’en dessous; l’écusson ayant à sa base une tache allongée d’un jaune d'ivoire brillant; pattes rous-
SEPTIÈME FAMILLE
Caractères. Tarses munis de deux appendices situés entre les crochets des tarses. — Tête aplatie. — Antennes insérées à la partie antérieure de la tête, sur la même ligne que les yeux.
Cette famille renferme une assez grande quantité de genres, dont quelques-uns sont très-nombreux en espèces; plusieurs atteignent une taille assez grande, et offrent parfois des formes bizarres, surtout dans la dilatation et le renflement des pattes postérieures. La plupart vivent sur les plantes dont elles sucent lesfluides ; ellesse tiennent aussi sur les tiges des arbres, et dans les endroits abrités des vents et de la pluie, Quelques espèces vivent en famille, et demeurent immobiles quelquefois pendant un temps considérable.
Les Coréens, en général, offrent des couleurs variées et souvent brillantes ; leurs espèces sont répandues dans toutes les parties du monde.
On peut diviser cette famille en deux groupes : Coréites, Anisoscélites.
CORÉITES.
Caractères. Antennes ayant leur dernier article plus court et plus gros que les précédens.
Genres : Néides, Myrmus, Lygæomorphus, Corizus, Merocvris Pseudophlæus , Coreus, Coreocoris Spartocerus.
NEIDES , LaTr.; Berytus , Fagr.; Cimex, Lin.
Corps d’une extrême ténuité et assez allongé. — Tête s’avançant considérablement en pointe entre les antennes; ces dernières, excessivement grêles et longues, formant un coude très-prononcé, après leur second article, quiest renflé à son extrémité ; et leur dernier article très-court en comparaison des précédens, et formant une sorte de massue assez épaisse. — Corselet s’élargissant un peu de la partie antérieure à la partie postérieure. — Elytres et ailes linéaires couvrant entièrement l’abdomen.
sätres comme Île corps. — Cette espèce se trouve dans Amérique du nord , en Colombie et au Brésil.
CORÉENS , Br.
— Pattes fort longues et trés-grêles, ayant leurs cuisses un peu renflées en massue vers l’extrémité. 2 À Ce genre se compose de petits insectes ayant de très-longues pattes, ce qui les fait paroître comme montés sur des échâsses.
Ils ont quelque analogie dans l’aspect avec les Ploiéres ; mais leurs antennes, renflées à l’extrémité, et leurs jambes droites, grêles et mutiques, ne permettent pas de les confondre avec ces insectes. ; Les Néides se trouvent sur les herbes élevées, dans les lieux ombragés et humides.
On n’en connoît qu’un petit nombre d’espèces propres à l’Europe et à l'Amérique.
É 4. NEIDES TIPULARIA.
Cimex Tipularius, Linn., Syst. nat., t. I, p. 2, 733, n. 420; ejusd., Faun.
Suec., n. 973.— Neides Tipularia, LATR., Gen. Crust.et Ins.,t. III, p. 420.—Lap., Hémipt., p. 42. — BruLz., Hist. nat. des Ins.,t. IX, p. 355, pl. 27, fig. 4. — Berylus Tipularius, FaBr., Syst. Rhyng., p. 264, n. 4. — ScuiLuinc., Beitrage, t. [, p. 56, tab. 7, fig. 3.— Haux., Wanz., 4, 433 tab. 21, fig. 68. — Fazz., Hemipt.
Suec., p. 465, n. 4. — Burs., Handb. der Ent.,t. IT, p. 313, n. 1.— Long. 5 à 6 lig.
— Corps entièrement d’un gris-jaunâtre, fort pâle ; antennes ayant leur dernier article brun; élytres très-peu colorées, ayant depuis leur milieu jusqu’à leur extrémité, quelques petits points noirs; pattes de la couleur générale du corps, un peu plus foncées à l'extrémité des cuisses et des jambes. Cette espècese trouve dans la plus grande partie de l’Europe ; on la rencontre aux environs de Paris, où elle n’est pas très-commune, dans les lieux couverts et humides, grimpant et se trainant avec lenteur sur les hautes herbes.