LOCUSTIENS
Elytres très-courles dans les deux sexes, cachant à peine la base des ailes. -— Pattes simples, trés-grêles. — Abdomen linéaire, arrondi.
PHASMA BPBIOCURATUM.
Phasma Bioculata, Srozr., Spec., pl. 20, fig. 76. Phasma Phtisica, Decéer, Mém., t. Il) p. 405, pl: 36, fig. 4. Ourv., Enc., n° 44, Phasma Bioculatum, Gray, Syn.of Phasm., p. 24. — Long. 3 pouc. Enverg.
h pouc. 9 lig. — Corps d’un brun sombre; tè’e légérement ridée; thorax granuleux :
élytres trés-courtes, carénées dans leur milieu ; la partie supérieure noire, et l’inférieure brune; ailes brunes dans toute leur étendue ; la partie coriace plus colorée; pattes brunes, grêles, sans épines; abdomen arrondi, beaucoup plus long que le thorax. — Brésil.
Voir pour les autres espèces du même genre, la Monographie de M. Gray.
PERLAMORPHA, Gray.
Corps ailé, assez robuste. — Tête large.
— Antennes aussi longues que dans les Phasmes. — Prothorax sinueux. — Méso-
CINQUIÈME FAMILLE,
Caracteres. Corps ordinairement assez épais. — Antennes excessivement longues et trés-fines, surtout à l'extrémité. — Cuisses postérieures fort longues, renflées, et propres au saut. — Abdomen muni dans les deux sexes de chaque côté d’un appendice conique, court, composé de deux ou trois articles au plus, et dans les femelles muni d’une longue tarière. — Tarses de quatre articles.
Les insectes de cette famille sont essentiellement sauteurs. et ont recu pour cette raison le nom de Sauterelles. La disproportion de leurs pattes postérieures leur permet difficilement de marcher; aussi ces insectes n’avancent-ils que par des sauts réitérés, en s’aidant de leurs ailes, qui sont le plus souvent trés développées ; les cuisses des pattes postérieures sont trés-renflées à la base, et contiennent des muscles qui, communiquant leur action aux jambes qui sont fort longues et qui s’appuyent seulement sur Jeurs épines par la contraction des muscles des cuisses, donne aux pattes un mouvement élastique qui porte le corps en l'air. Les mâles de la plupart des in-
thorax de la longueur du segment précédent et de forme carrée. — Ailes grandes, couvrant entièrement l’abdomen. — Elytres tout-à-fait nulles, — Cuisses antéricures sans échancrures.
Ce genre, tout-à-fait remarquable par l’absence des élytres, ne renferme que deux espèces connues, provenant des Indes Orientales ; l’une d’elles est le
PERLAMORPHUS HIEROGLYPHICUS.
Perlamorphus Hieroglyphicus, Gray Syn. of Phasm., p. 920. — Long. 2 pouc.
2 lig. Enverg. 3 pouc. — Corps verdâtre; tête carrée, marquée de quelques lignes peu apparentes ; prothorax sinueux, creusé transversalement dans son milieu, avec deux tubercules à sa partie antérieure et quelques lignes longitudinales peu visibles comme celles de la tête ; mésothorax légérement ridé; ailes, ayant leur partie coriace d’un joli vert tendre, avec un grand nombre de petites taches d’un noir brillant; leur partie inférieure grise, sans aucune tache; toutes les paltes rondes, de couleur vert sombre, annelées de brun ; abdomen d’un jaune-verdâtre. — Ile de Java. Collection
du Muséum de Paris.
LOCUSTIENS , Lare.
sectes de cette famille sont pourvus d’un organe de chant, qui leur sert à se faire entendre de leurs femelles et à les inviter à venir à leur rencontre. Ce chant, que l’on entend souvent dans les prairies, les buissons et les clairières, à la fin de l’été et au commencement de l’automne, est produit par des sauterelles mâles avec la base de leurs élytres, qui ont à cet endroit une membrane transparente, à laquelie on a donné le nom de miroir. Ce miroir est traversé et environné par quelques rides très-saillantes et trés-dures, de maniére que lorsque l’insecte vient à frotter ces élytres l’une contre l’autre, il fait entendre ce son aigu qui est propre aux insectes de celte famille, qui recoivent à tort, aux environs de Paris, la dénomination de Cigales , qui s'applique, comme nous le verrons par la suite, a un genre de l’ordre des IHémiptères, qui exécute aussi une stridulation, mais avec des organes complétement différents. Tous les Locustiens se nourrissent de végétaux, et peuvent faire des dégâts assez considérables; mais comme ils ne sont pas trés-répandus, le mal qu’ils 0]
20 PTEROCHROZA.
occasionent reste inaperçu. Les femelles sont toujours dépourvues d'organes de stridulation, ce qui les ferait facilement distinguer des mâles ; mais un autre caractère encore plus remarquable est la présence de l'organe appelé tarière ou oviducte qui termine l’abdomen. Cette tarière, qui sert à la ponte des œufs, a une forme qui varie selon les espéces : quelquefois elle est ! courte et brusquement recourbée en l'air ; souvent elle est longue , droite, et a alors la forme d’un sabre ou d’un coutelas; elle est composée de deux lames qui se rapprochent pour percer le sol , et qui s’écartent pour laisser échapper un œuf dans la fente pratiquée auparavant dans Ja terre pour le recevoir. Cette famille est trêsnombreuse en espèces, et par conséquent aussi en genres, en comparaison des familles précédentes.
Genres : Prochilus, Pterochroza, Pseudophyllus, Acanthodis, Platyphyllum, Polyancistrus, Mecopoda, Phyllophora , Hyperomala, Aspidonotüs, Phaneroptera, Scaphura, Gymnocera, Xiphidion, Locusta, Decticus, Meconema, Acripeza, Bradyporus, Barbitistes, Megalodun, Saga, Listroscelis, Cryllacris.
PROCHILUS, BruLzé.
Corps mince, grèle, assez allongé, ayant quelque analogie avec les Phasmes proprement dits. — Lèvre supérieure très-avancée ct ovale. — Antennes sétacées et velues, ayant leur premier article gros et un peu plus long que les suivans.—Elytres étroites et allongées, un peu plus longues que les ailes. — Pattes grêles. — Les cuisses antérieures un peu plus épaisses à l’extrémité qu’à la base, et un peu arquées, comme dans les Phasmiens; les intermédiaires plus courtes que les précédentes ; enfin les postéricures assez longues et très-peu renfilées. Abdomen long et étroit, terminé par deux filets coniques assez courts.
On ne connait de ce genre qu’une seule ‘espece :