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conde famille ; celle des FULGORIENS, comprend plusieurs genres, parmi lesquels on remarque des espèces d’une grande taille
. et qui la plupart produisent une phospho-
rescence assez considérable.
Se placent ensuite les MEMBRACIENS, famille nombreuse en genres et espèces, dont un grand nombre offre des formes très-singulières.
La quatrième famille, que nous désignons sous le nom de CICAPELLIENS, renferme une foule de petites espèces dont un trés-grand nombre sont indigènes.
Les PsyLiiens se placent immédiatement aprés; ilsne se composent que de deux genres, qui renferment des espèces extrêmement petites, et propres à l’Europe.
La sixième famille est celle des Apur- DIENS , insectes peu nombreux en genres, mais qui le sont extrêmement en espèces, toutes fort petites et vivant aux dépens de la sève des végétaux.
Enfin, la septième et dernière famille est celle des Coccinrens où GALLINSECTES de Lat. Elle renferme des insectes dont
la pinpart des femelles sontaptéresetrestent ixées pendant toute leur vie sur les plantes où elles sont écloses ; c’est de plusieurs de cesinsectes qu’ontire les belles couleurs que
PREMIÈRE FAMILLE
Caracteres. Tête portant sur son sommet trois ocelles.— Antennes excessivement courtes, terminées par une soie très grêle.
Abdomen des mâles présentant en dessous deux plaques ou tambours faisant partie des organes de stridulation.
Cette famille ne renferme à proprement parler que le genre des Cigales (Cicada) ; M. Burmeister en a créé un autre sur une seule espèce américaine. Les autres genres que quelques auteurs ont essayé d’établir aux dépens du grand genre Cicada n’offrent pas de caractères propres à les distinguer les uns des autres.
CICADA , Linn., LAT., GERM.; Tettigonia Fazr.; Tibicen, GER.
Corps épais, très-robuste,assez ramassé. — Tête aussi large que le corselet , n’offrant jamais de prolongement à sä partie antérieure. — Yeux fort gros, très-proéminens. — Ocelles au nombre de trois, disposés en triangle sur le sommet du front.
— Antennes extrêmement courtes, ayant leur premier article assez épais; les suivans au nombre de cinq, excessivement grêles et diminuant vers l’extrémité en forme de stylet. —Elytres et ailes en forme d’étuis enveloppant le corps pendant le repos ; les premières ayant leur nervure costale divisée en forme de fourche. — Pattes nullement propres au saut. — Les tarses de trois articles. — Abdomen présentant dans les mâles des organes de stridulation, réduits à deux simples plaques dans les femelles. (PI. 40, fig. 2 a.) Ges organes de stridulation sont placés à la base de l’abdomen, recouverts par une plaque cartilagineuse en forme de volet; l’intérieur est divisé en deux loges par une cloison écailleuse, ayant une forme triangulaire ; chaque loge présente antérieurement une membrane plissée, etau dessous une membrane mince et transparente, connue sous le nom de Miroir. On appelle Tymbale une autre membrane plissée que l’on trouve de chaque côté et qui est mise en mouvement par
CICADA
l’on emploie pour teindre certaines étoffes.
Les HomortÈres, comme on le voit, sont
moins nombreux en familles et par consé-
quent en genres que les HérTÉROPrÈREs.
— STRIDULIENS.
un muscle très-puissant: les muscles, en se contractant et se dilatant avec force et promptitude, frappent sur les tymbales et produisent des sons que l’on peut encore observer après la mort de l’insecte, quand le jeu des muscles peut encore avoir lieu.
Les CiGaLes (Cicada) se tiennent sur les arbres, dont elles sucent la sève ; et pendant lesbeaux jours de l’été, dans les parties méridionales du globe, où elles sont trésabondantes ; elles demeurent des jours entiers sur des arbrisseaux, exposées à la plus grande ardeur du soleil, et là, produisent un chant très-aigu, qui se fait entendre au loin.
Les femelles sont dépourvues d’organes de chant, ou du moins n’en ont que des rudiments, dont elles ne peuvent faire usage (pl, 40, tig. 2 b); ellessont munies d’une tarière composée de trois pièces écailleuses assez allongées, qui leur sert à percer les branches de bois mort, pour y déposer leurs œufs. Les jeunes larves qui en sortent quittent bientôt cetle première demeure pour s’enfoncer dans la terre, au pied des arbres, où elles croissent etse métamorphosent en nymphes.
Les Cigales ont été non-seulement connues, mais même observées dès la plus haute antiquité. Les Grecs, assure-t-on, mangeoient leurs nymphes et même les insectes parfaits; ils les regardoïent comme le symbole de la musique, et trouvoient beaucoup de mélodie dans leur chant; ilsles conservaient dans des cages, comme on le fait chez nous pour les petits oiseaux, qui égayent leurs maîtres par leur gazouillement ; les poètes n’ont pas dédaigné de moduler des vers pour ces insectes, qu’ils pensoient être tendrement aimés des muses et même de Phæœbus. Les Latins n’eurent pas une aussi grande vénération pour le chant des cigales, car Virgile et quelques autres ne les ont signalées que comme des insectes produisant un son rauque et même désagréable.
Le nombre des Cigales est très-considérable ; elles sont répandues dans toutes les parties du monde , mais seulement dans les contrées méridionales de chacune de ces
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CICADA
parties. Plusieurs offrent des couleurs trèsvives et trés-variées, qui ornent leurs ailes; mais le plus grand nombre des espèces n’a que des ailes transparentes et sans Couleurs.