CICADA MANNIFERA, Tettigonia Mannifera, Far. , Syst
Rhyn., p. 36, n. 43. — Srozz., Cicad., tab. 23, fig. 126. — Cicada Mannifera, Genx., Rev, Ent. de Silb., t. IE, p. 56, n. 1.
DEUXIÈME FAMILLE
Caractères. Antennes insérées au-dessus des yeux et de la face, etcomposées de trois articles. — Front donnant naissance à un prolongement. — Ocelles seulement au nombre de deux, situés entre les yeux, — Elytres et ailes enveloppant les parties laiérales du corps.
La famille des Furcortens est très-nom- ‘reuse, non-seulement en genres, mais ‘ncore en espèces. Tous sont dépourvus l’organes de siridulation dans l’un et l’au- ‘re sexe ; ils se nourrissent de la même maère que les Cigales, en suçant la sève des “rbres ou des plantes herbacées ; ils sont répandus dans toutes les parties du monde, mais Ce n’est que dans les contrées méridionales que l’on trouve ces bellesespèces, qui ont des formes si singulières, et des
— Burm., Hand. der Ent., t. 1, p. 183, n. 8. — Long. 2 pouc. —Corps d’un brun olivacé, plus vert en dessus qu’en dessous; tête et prothorax vert, variés de brun;
-élytres et ailes très-diaphanes, ayant leurs
nervures vertes à la base, et bordées de brun dans le reste de leur étendue ; abdomen couvert d’une pubescence d’un brun doré; pattes d’un brun-verdâtre. — Cette espèce se trouve au Brésil , où elle est assez commune.
HEMIDICTYA, Burm.
Ce genre ressemble beaucoup à celui des Cicada, mais il s’en distingue surtout par les élytres, qui sont coriaces, et dont la moitié postérieure présente une réticulation à cellules hexagones; la côte marginale n’offre pas non plus de division fourchue.
Ce genre, décrit par M. Burmeister, nous est entièrement connu, il l’a fondée sur une seule espèce, qui est le :
HEMIDICTYA FRONDOSA.
Burm.. Hand. der Ent.,t. IL, p. 178, n. 4, — Long. du corps 8 lig. Enverg. des ailes 23 lig. — Corps d’un vert tendre, mais vif; élytres avec des nervures jaunâtres; ailes inférieures entiérement blanches.— Cette espèce a été trouvée au Brésil, et fait partie de la collection du Muséum d'Histoire naturelle de Berlin.
— FULGORIENS.
couleurs si variées et quelquefois même trés-brillantes.
Genres : Fulgora, Phenax, Penthicus, Lystra, Pæœocera, Ricania.
FULGORA, Linn., FaBr., LATR. ; Flata, GERM.
Corps assez allongé. — Antennes fort courtes, ayant leur second article globuleux, aussi large que long, avec une soie terminale insérée à l’extrémité. — Front prolongé en avant en une sorte de tube plus ou moins allongé, selonles espèces.— Ocelles au nombre de deux, placés au dessous des yeux. — Bec composé de trois articles, atteignant au moins la base des pattes postérieures. -— Prothorax légérement
échancré au bord postérieur, et moins large que le mésothorax. — Elytres étroites, ayant toutes leurs nervures transversales très-serrées et parallèles. — Ailes beaucoup plus larges. — Pattes longues, propres au saut, munies d’épines au côté externe.
Les espèces de Fulgores sont assez nombreuses; plusieurs d’entre elles;qui habitent les parties méridionales du globe, sont d’une grande taille, et ornées de couleurs trèsvives et très-variées ; quelques auteurs ont prétendu que les Fulgora et surtout la plus grande espèce, répandoient une lueur phosphorescente qui résidoit dans le prolongement de la tête, situé sur le front.
Mademoiselle Merian, qui avoit voyagé long-temps à la Guyane, et surtout à Surinam, où elle a récolté un grand nombre d'insectes qu’elle a représentés dans un ouvrage sur les insectes de Surinam, reconnut la première cette propriété que possédoient les Fulgores ; elle rapporte qu’en ayant réuni un grand nombre dans une boîte, d’où ils s’échappérent pendant la nuit, et se répandirent dans sa chambre, elle fut trés-effrayée en voyant cette lumiére, qui étoit assez vive pour que l’on püt lire facilement, et que sa frayeur ne se dissipa que lorsqu'elle eut reconnu qu’elle étoit produite par les Fulgores. D’autres voyageurs, qui ontégalement observé ces insectes, prétendent que l’assertion de mademoiselle Merian est complétement fausse, et qu’ils n’ont pu découvrir aucune trace de lueur phosphorescente chez cesinsectes, même dans la plus grande obscurité, Ges deux versions si différentes ont jeté les naturalistes dans de grands doutes sur cette propriété attribuée aux Fulgores, et quelques-uns ont pensé qu’ils avoient peut-être la faculté de répandre de la lumière dans lobscurité, mais que ce n’étoit sans doute qu’à certaines époques de l’année ; ce qui auroit pu mettre les observateurs en contradiction les uns avec les autres. D’autres pensent que les voyageurs qui ont prétendu qu’ils étoient phosphorescens, ne les avoient pas observés par eux-mêmes, mais avoient probablement été trompés par les habitans. Cependant ; quoique encore aujourd’hui on ne puisse rien avancer de certain à cet égard, plusieurs espèces ont reçu des noms qui indiquent cette propriété.
Les espèces de Fulgores sont répandues dans toutes les parties du monde, mais les plus grandes proviennent de l'Amérique Méridionale; quelques-unes ont des formes
FULGORA
très-singulières, surtout dans le prolonge:
ment de Ja tête, quandil présente des épi= nes ou des tubercules.
A. FULGORA LATERNARIA. (PI. 44.)
Merian Surinam, tab. 49.—Linn., Syst.
nat., t: I, p. 2.p. 703, n. 14— Mus. Lud.
Ulric. Reg., pl. 152.—Fa8r., Syst. Rhyn., p. 1, n. 4. — Sroz., Cic., tab. 1, fig. 4.
— Oriv., Enc. méth., t. VI, p. 566, n.1.
— Burs., Hand. der Ent., t. 11, p. 469, n. 5. — Guér., Mag. de Zool., cl. 9, pl. 474, fig. 4 et 2. — Long. y compris le prolongement du front et les ailes 4 pouc.
Enverg. 5 pouc. !. — Corps d’un brun verdâtre; tête présentant un renflement vésiculeux très-considérable , excessivement épais et plus long que la moitié du corps, orné de lignes et de taches brunes et rouges, ayant une bosse sur le sommet ; mésothorax ayant deux taches brunes, arrondies; élytres d’un vert brunâtre trèsclair, bordées de rouge, tachetées de noir et de blanc sur les parties latérales et à l’extrémité , avec un grand nombre de peüts points blancs farineux ; ailes de la couleur des élytres, mais un peu plus pâles, réticulées de brun, ayant vers leur extrémité une grande tache oculaire, composée d’un grand cercle brun en renfermant un autre beaucoup plus large, de la couleur générale, au centre duquel se trouve deux taches brunes parfaitement rondes, mais dont l’une est beaucoup plus petite que l’autre; pattes de la couleur générale du corps, annelées de brun.
Cette superbe espèce provient des Guyanes; c’est cette même espèce, désignée vulgairement sous le nom de Fuzcore PORTE-LANTERNE, qui a donné lieu à diverses asserlions sur les propriétés phosphorescentes qui lui sont attribuées.