‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 474 sur 1317 · DARNIS CIMICOIDES · texte numérisé non relu

DARNIS CIMICOIDES

Fage., Syst. Rhyn., p. 25, n. 1.—Tragopa Cimicoides, Burx., Hand. der Ent., 1. IT, p. 442, n. 2. — Long. 1 lig. + — Corps ferrugineux, en dessus couvert de petits points noirs extrêmement serrés , et entiérement noir en dessous; prothorax avant de chaque côté une épine aiguë; élytres transparentes, avec leur bord extérieurnoirâtre et leur extrémité légérement enfumée; pattes antérieures et intermédiaires jaunes, avec la base des cuisses et les tarses noirs, les postérieures entièrement d’un brun noirâtre.—De la Guyane, Coll, du Muséum,

POLYGLYPTA, Burx.

Ce genre se distingue de tous les autres de cette famille, par le prothorax, qui s’avance en pointe à sa partie antérieure, de manière à couvrir complétement la tête.

— Cette dernière est courte et peu large.

— Le prothorax couvre en arrière tout le corps et cache la plus grande partie des élytres. — Ces dernières sont longues et étroites, et leurs nervures forment cinq cellules. — Pattes peu longues, velues, mais mutiques. — Les jambes postérieurês seules terminées par une petite épine.

Le type de ce genre est le

POLYGLYPTA COSTATA.

Burs., Hand. der Ent., t. II, p. 442, n. 4. — Long. 7 à 8 lig. — Corps extrèmement étroit, tout-à-fait linéaire, d’un jaune grisâtre; prothorax très-fortement ponctué ; ayant sept côtes élevées très-sail- Jantes , les latérales tachetées de brun, la pointe antérieure brune en dessous, avec une côte dans son milieu d’un jaune pâle ; pattes de cette dernière couleur; élytres brunûtres assez brillantes. — Du Mexique.

CYPHOTES, Buru.

Ce genre se distingue de ses congénères encore par le prothorax, qui n’est nullemént avancé sur la tête, mais qui présente une forme extrêmement irrégulière et qui est comme bossu.

On n’a encore déduit de ce genre qu’une seule espèce, qui m’esl entiérement inconnue.

CYPHOTES NODOSA.

BcrM., land der Ent.,t. 11, p. 443, n. 4. — Long. 5 lig. — Corps krunâtre, parsemé de poils jaunes ; prothorax inégal, avec les angles huméreux épineux, et des nodosités plus en arrière; l'extrémité pointue et comprimée. — Du Brésil.

ENTYLIA, Germ., Burx.

Ce genre a beaucoup de rapport avec les Darnis. — La tête est plane et trigone. — Le prothorax est uni et légèrement voûté et ne s’avance pas au-dessus de la tête. — Les élytres sont en partie cachées sous le

MACHÆROTA.

prothorax. avec leur bord coriace ; et leurs nervures forment à leur extrémité cinq nervures arrondies. —Les jambes sont prismatiques et ciliées. ï M. Germar a décrit dans son genre Entylia(Rev. Ent. de Silb.,) plusieurs espèces qui appartiennent au genre Hemiptycha.

ENTYLIA LONGULA.

Burm., Hand. der Ent., t. 11, p. 443 ; n. 4. — Long. 2 Jlign. — Corps d’un brun roussâtre , avec la tête large ; prothorax sans taches; élytres diaphanes, avec leur extrémité , et une tache située un peu avant leur extrémité, d’un brun obscur ; pattes de la couleur du corps. — Du Brésil.

MACHÆROT A , Burs. ;

C’est surtout par la forme du front, que ce genre se distingue de tous les autres.

— La tête est fort grêle. — Le vertex est incliné en dehors. — Le front est presque mou, enfoncé dans son milieu, et élevé sur les bords postérieurs. — Les Antennes sont inséréesdansune cavité, en avant des yeux.

— L'article basilaire est épais et la soie terminale longue et grêle. — Le prothorax est vouté. — Les élytres sont diaphanes, avec sept nervures à leur extrémité.

— L’écusson est épais, ayant dans son milieu un grand sillon portant une longue épine, — Pattes grêles. — Les jambes postérieures et les premiers articles de leurs.

tarses ayant une couronne d’épines à leur extrémité, comme dans les Cercopis.

Ce genre singulier, que nous a fait connaître M. Burmeister, est trés-différent de tous les autres genres de Ja famille des Memgraciens , et semble établir un passage entre cette famille et celle des CIcADEL- LIENS.

La seule espèce connué est le

MACHÆPROTA ENSIFERA.

Burm., Hand. der Ent.,t. 11, p. 128.

n. 1, — Long. 4 lig. — Corps jaunûtre, plus brun en dessus ; front noir ; prothorax orné de quatre lignes jaunes ; écusson ayant à sa base une ligne jaune de chaque côté et à l'extrémité de son sillon des points noirs; élytres diaphanes , jaunâtres antérieurement, avec les nervures de l’extrémité noirâtres, — Cette espèce a été urouvée à Manille.

CERCOPIS.

QUATRIÈME FAMILLE. — CIGADELLIENS.

Caractères. Autennes insérées devant les yeux, composées de trois articles. — Ocelles au nombre de deux. — Front gros et court. — Ecusson toujours à découvert.

Cette famille se compose d’un assez grand nombre de genres; quelques-uns renferment une assez grande quantité d’espèces;

La plupart proviennent de l’Amérique ; cependant l’on en rencontre dans lesautres parties du monde, mais en beaucoup plus petit nombre.

Plusieurs espèces de CICADELLIENS sont assez grosses et ornées de belles couleurs ; mais la plupart sont de petite taille.

Genres: Cercopis, Aphrophora, Teltigonia, Evacanthus, Penthimia, Ledra, Scaris, Gypona, Eupelix, Jassus, Æthation, Eurymela, Typhlocyba, Dorydium, Ulopa.

CERCOPIS, Fagr., LAT,, GERM. ; Cicada, Lan.

Corps assez massif. — Front large, enfoncé dans son milieu, — Antennes ayant leur troisième article cônique et terminé par une soie inarticulée. — Prothorax convexe, — Ecusson triangulaire. — Elytres coriaces dans toute leur étendue , embrassant les parties latérales du corps.— Pattes assez longues. — Les jambes postérieures armées d’une forte pointe dans leur milieu et d’une couronne d’épines trés-fines, à leur extrémité, ainsi que leurs deux premiers articles.

Ce genre renferme une très-grande quantité d’espèces.

A. CERCOPIS MIRABILIS.

BLancu. — Long. 45 lig. — Corps d’un noir foncé trés-brillant; tête d’un jaune blanchätre, ayant au-dessous deux points noirs de chaque côté; prothorax de la même couleur que la tête, ayant près de son bord antérieur quatre points noirs, quelquefois très-gros et d’autres fois entiérement nuls ; écusson de la même couleur que le prothorax, avec son extrémité noire ct deux points de la même couleur à sa base ; élytres d’un noir trés-brillant, sans taches ; ailes transparentes, mais d’un noir

assez foncé ; l'abdomen et les pattes entiérement noirs. — De l’Ile de Madagascar, Collection du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris.

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