RHIZOBIUS PINI
Buru., Hand. der Ent., t. IX, p. 87, n. 2. — Long. : lig. — Corps brun, couvert de poils blanchâtres ; antennes et pattes brunes. — Europe. On rencontre cette espèce sur les pins (pinus syluestris),
— COCCINIENS;
GALLINSECTES , Lame.
Caracteres. Antennes filiformes ou sétacées, composées de neuf à seize articles.
Mäles privés de bec, ne prenant aucune nourriture , ayant deux ou quatre ailes.
femelles ailées ou aptères, munies d’un bec. — Tarses composés de deux ou trois articles.
Cette famille renferme un grand nomhre d'espèces, qui vivent sur les arbres et
sur différentes plantes, et Gont les femelles y demeurent fixées pendant toute leur vie, tant à l’état de larve qu’à l’état d’insecte parfait ; en général, elles ont le corps trèsvolumineux, et les pattes extrêmement courtes, qui leur servent à s’accrocher ou se fixer aux végétaux, mais qui ne leur permettroient pas d’en faire usage pour la marche ; les mâles seuls peuvent se dépla
MONOPIILEBA.
cer ; ils sont ordinairement beaucoup plus petits que les femelles, et quand le temps de l’accouplement est venu, ils voltigent autour d’elles et vont de l’une à Pautre pour les féconder.
Sur beaucoup d’arbres l’on apercoit fréquemment de petits corps ovalaires qui ressemblent à des galles ou à quelques excroissances ; leur couleur, jointe à leur forme, semble qu’ils font corpsavec écorce même ; mais quand on examine avec attention, l’on reconnoil que ce sont des insectes mupis d’un bec pour absorber la sève de la plante sur laquelle ils vivent, et de six pattes trés-courles, qui sont enfoncées dansle végétal même,et qu’ilsappartiennent à la famille des Cochenilles; lorqu’on les observe au printemps, on les trouve tous à peu près de la même taille; mais bientôt les femelles prennent un accroissement bien plus considérable et ressemblent toutà-fait à des galles plus ou moinssphériques ou réniformes; toutes ces femelles s’accouplent dans cet état, et elles pondent ensuite une trés-grande quantité d'œufs; elles sécrètent au-dessous d’elles une matière cotonneuse ; ensuite elles périssent, leur peau se dessèche et devient un abri pour leurs œufs; d’autres femelles sécrètent celte matière cotonneuse en très-grande abondance et en recouvrent entièrement leurs œufs ; les jeunes larves qui en sortent se répandent bientôt sur les tiges et les feuilles et y croissent pendant toute la belle saison pour reproduire à leur tour au printemps suivant.
Ces insectes paroissent faire de grands torts aux arbres qu’ils attaquent; la sève qu’ils absorbent continuellement excite une surabondance de transpiration qui occasionne des nodosités sur larbre, et qui peuvent l’empêcher de porter des fruits.
Plusieurs de ces insectes peuvent en quelque sorte dédommager des torts que les autres occasionnent ; en effet, personne n’ignore que l’éducation de la Cochenille ne soit une branche d’industrie très-considérable. Dans un grand nombre de colouies, l’on cultive des champs immenses de nopäls qui servent à la nourriture de ces insectes ; tous les ans, à une époque déterminée, les nègres en font la récolte, et elles passent ensuite dans le commerce pour servir à la teinture des étoffes: quelques autres espèces peuvent servir au même usage, mais il paroît que la couleur de la Cochenille proprement dite est beaucoup plus belle et d’un rouge plus vif,
C’est ainsi qu’elle a pu remplacer avantageusement la pourpre, dont on faisoit usage depuis les temps les plus reculés; mais, du reste, aujourd’hui la Cochenille a perdu beaucoup de sa valeur depuis que l’on emploie la garance,
Genres: Aleyrodes, Monophleba, Porphyrophora, Dorthesia, Coccus, Lecanium, Aspidiotus,
ALEYRODES, LaTr., Bur. ; Tinea, Lin. ; Phalæna, GEOFF,
Corps farineux. — Antennes filiformes, composées de six articles : le second article très-long, les troisième et cinquième d’égale longueur, — Yeux échancrés. — Elytres et ailes ovalaires, presque égales ; n'ayant qu’une seule nervure.— Tarses de deux articles.
On ne connoît de ce genre qu’une seule espèce. Les mâles et les femelles sont également ailés ; les larves sont très-différentes des insectes parfaits, et lesnymphesrestent immobiles, se formant une couverture des dépouilles de la larve.
Latreille placoit ce genre dans la famille précédente , cependant il nous paroît appartenir à celles des Cocciniens,
ALEYRODES CHELIDONII.
Tinea Proletella, Linx., Syst. Nat., t. II, p. 889, n. 374. — La Phalene culéiforme de l’Eclaire, Grorr.. Hist. des Ins..
t. 11, p.172. — Réaum., Mém. Ins., t. IX, p. 302 à 507, pl. 25, fig- À à 7. — Rom., Gén. Ins., tab. 23, fig. 18. — Aleyrode de VEclaire, Latr., Hist. Nat. des Crust. et des Ins., t. XIL, p. 347; ejusd., Préc. des car. des Ins., p. 93 ; ejusd., Gen. Crust.
et Ins., t. LIT, p. 174.—Dum., Cons. gén.
sur les Ins., p. 220, pl. 40, fig. 1.—SréPx., Catal., vol. IT, p. 367, n. 9975.— Burm., Hand. der Ent.,t. I, p. 83, n. 4, tab. 2, fig. 7.— Long. + lig. — Corps jaunâtre ou rosé, couvert d’une matière cotonneuse d’un blanc de neige; yeux noirs; élytres ayant chacune une tache élargie et un point peu marqués d’un brun noirâtre. — Cette espèce se trouve communément dans toute l’Europe, sur la grande éclaire (chelidonium majus).
MONOPIILEBA, Leacn., Latr., BURM.;
Chironomus, FABR. ; Coccus, GEorr., Linn., RÉAUu.
Antennes des mâles ayant plus de vingt articles, celles des femelles n’en ayant que
onze, tous comme grenus et garnis de longs poils. — Les mâles et les femelles ayant deux ailes épaisses et presque Coriaces. -— Abdomen terminé dans les mäles par une soie courte.
On ne connoît de ce genre qu’un trèspetit nombre d’espèces. Les antennes le distinguent facilement de tous les autres.
A. MONOPHLEBA DUBIA.
Chironomus Dubius, FaBr., Syst. Ent., p. 46,n. 40. — Monophlebus Atripennis, Burm., Hand. der Ent., t. 11, p. 80, n. 1.
— Long. 3 lig. + — Corps d’un brun noirâtre ; antennes trés-velues, plus longues que le corps; écusson rougeûtre; élytres d’un rouge obscur à leur base, comme arrosées ; abdomen de la même couleur. — Cette espèce provient de l’île de Java.