‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 569 sur 1317 · PORPHYROPHORA POLONICA · texte numérisé non relu

PORPHYROPHORA POLONICA

Coccus Polonicus, Linx., Syst. Nat., t IT, p. 744, n, 47; ejusd., Faun. Suec. ,

DORTHESIA.

n. 1023. — Fapr., Syst. Rhyn., p. 310, n. 26.—BReYN. E., IV,c,1701.— Friscr,, Ins., 5, p. 6, tab. 11. — Porphyrophora Frischii, Branp. et Rartzee., Med. Zool.,

2, Band., p. 356, n. 2. — Porphyrophora

Polonica, Burm., Hand. der Ent. , t, 1E, p. 78,n. , tab. 11, fig. 3 à 8. — Long:

4 lig. à 1 lig. !. — Corps d’un rouge de sang ; antennes du mâle composéés de neuf

articles ; femelle non globuleuse, ayant la

forme d’un grain.—Gette espèce se trouve dans àne grande partie du nord de l’Europe, sur le scleranthus perennis.

Elle faisait autrefois une grande branche d'industrie pour la Pologne, avant que la vraie Cochenille n’ait été importée ; sa couleur est presqu’aussi belle, mais cependant un peu plus obscure ; aussi n’est-elle pas autant estimée. Dans la Pologne et la Russie, on l’emploie encore pour la teinture de différentes étoffes,

DORTHESIA, Bosc, Larr., BuRM. ; Coccus, Farr., Ouiv., DourTs. ; Aphis, Linx.

Antennes filiformes, composées de neuf articles dans les mâles, et de huit seulement dans les femelles. — Le corps, seulement dans les femelles, couvert de fascicules lamelliformes et velus, avec les faisceaux postérieurs plus longs que les autres.

— Les mâles n'ayant que l’extrémité de leur abdomen munie de bouquets de poils.

— Tarses n’ayant qu’un seul article.

On ne connoît de ce genre qu’un bien petit nombre d’espèces; les femelles sont errantes avant et après la ponte de leurs œufs; et elles n’ont pas entièrement la forme de galles, comme les vraies Cochenilles.

Le iype du genre est

DORTHESIA URTICÆ.

Aphis Urticæ, Lann., Syst. Nat., t. II, p.736, n. 30. — FriscH, Jns., 8, p. 34, pl. 47. — Coccus Dubius, Panz., Faun.

Germ.. fasc. 35, tab. 21.— Dorthesia Characias, Bosc, Journ. de Phys. , fév. 1784, p. 1à 3, tab. 4, fig. 2, 3 et 4. — Coccus Characias, Dortu., Journ. de Phys., 4785, p. 207 à 211, pl. 4, fig. 44 à 16. — Fasr., Syst. Rhyn.,p. 311, n. 29, — Cochenille du Characias , Ouxv., Encycl.

Méth., t. VI, p. 99. — LarTr., Hist. nat.

des Crust. et des Ins., t. XII, p. 368. — Dorthesia Characias, Laïr., Gen. Crust.

et Ins., t. III, p. 475.—L. Dur.. Hémip.,

, LECANIUM.

P1. 7, fig. 102. — Burm., Hand. der Ent., t, If,p. 76, n. 4, tab. 2, fig. 6 à 41. — Long. 4 lig. — Corps grisâtre, couvert d’une matière cotonneuse blanchâtre ; le mâle ayant les antennes et une queue terminale une fois plus longue que le corps; Ja femelle ayant quatre séries de bouquets de poils et un fascicule terminal épais et . tronqué. — Cette espèce se trouve principalement dans la France méridionale ; elle vit particulièrement sur les orties et les euphorbes (urtica dioica et euphorbia characias).

COCCUS, Linx., Decéer, FaBr., OLIv., LATR.;

Cochenille , GEOFr.

Antennes composées de dix articles dans les mâles, et de neuf dans les femelles, avec deux longues soies transversales, au moins dans les mâles. — Corps épais, mou, aptère dans les femelles, n’ayant point d’anneaux distincts, ayant deux ailes dans les mâles. — Tarses ayant deux articles.

Ce genre se compose d’insectes dont toutes les femelles ont complétement l’apparence de galles; elles sont informes, globuleuses ou ovalaires, Leurs mâles sont ailés et incomparablement plus petits qu’elles.

A, COCCUS CACTI.

Linn., Syst. Nat., t. IT, pl. 2, p. 742, n. 22. — Réaum., Mém. Ins., t. IV, pl.7, fig. 41 à 49.—Fagr., Syst. Rhyn., p. 311, n. 27. — Decéer, Mém. Ins., t. 6, p. 447, n. À, tab. 30, fig. 12, 43 et 14.—Bauscu., Hist. nat. des Coc., tab. 1, fig. À à 5. — Tuyert DE MENONVILLE, Traité de la culture du nopal et de l’éducation de la Cochen., BranpT et Rarzs., Med. Zool. Band.

Zaweit., p. 217, tab. 26, fig. 6 à 412. — Burs., Hand. der Ent. , t. IL, p. 72, n.

tab. 2, fig.4. — Long, 1 lig. ©; + à ? lig, + — Corps d’un beau rouge carminé ; le mâle ayant ses ailes diaphanes, et ses soies caudales trés-longues ; la femelle globuleuse, farineuse, ayant des soies caudales quatre fois plus courtes que le corps.

Cette espèce se trouve au Mexique, dont elle fait une des principales richesses ; l’on cultive, pour la nourrir. deschampsimmenses de nopal cochenilifère ( opuntia coccinilifera), et tous les ans les nègres en font la récolte ; elle est connue de tout le monde, par la belle couleur cramoisie qu’elle dorne, et qui devient écarlate en

mélangeant sa décoction avec une solution d’étain, par l'acide nitro-muriatique ; elle fournit aussi le carmin de cochenillie dont on se sert pour la peinture.

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