GRYLLACRIS SIGNIFERA
STOLL, Tetligonia Signifera, Sauterel., pl. 42, fig. &40.— Gryllacris Maculicollis, SERY., liev. Méthod. des Orthopt., pag. 42.
-— Long. 16 à 418 lig.— Corps d’un jaune sale; tête marquée de cinq petits points noirâtres; antennes jaunâtres ; corselet avec plusieurs taches irrégulières, et quatre ou cinq lignes de couleur noirâtre ; élytres jaunätres, sans taches ; ailes ayant de larges lignes transversales noires, diminuant de largeur à la partie inférieure des ailes; pattes jaunes, les antérieures ayant leurs épines assez aiguës; abdomen de la même couleur; tarière de la femelle aussi longue que l’abdomen, étroite, de couleur ferrugineuse, luisante. — Ile de Java.
SIXIÈME FAMILLE. — GRYLLIENS, LaTREILLE.
Caractères. Corps souvent ramassé , assez épais. — Antennes excessivement longues et grêles.— Cuisses postérieures renflées, propres au saut.— Abdomen des femelles muni d’une tarière ordinairement droite, souvent aussi longue que le corps, beaucoup plus grêle, et plus frele que dans les Sauterelles.— Filets abdominaux constitués par une seule pièce, plus gros à leur base qu’à leur extrémité.
Les insectes qui composent cette famille différent beaucoup par leurs habitudes des Locustiens. Les Grylliens sautent mal,quoiqu'ils aient leurs cuisses renflées, ce qui tient, sans doute, à ce que leurs corps n’est pas assez élancé, mais trop lourd et trop ramassé. [i faut en excepter les Tridactyles, qui s'élèvent à une très-grande hauteur, comparativement à leur petite taille. Les Gryllons se creusent des terriers et vivent ainsi retirés, et, par là. peuvent plus facilement échapper à leurs ennemis. Les mâles sont pourvus d’un organe de stridulation comme les Sauterelles. et pour ce chant les élytres des mâles ont leurs nervures trés-saillantes, et des plaques transparentes en tambour, ressemblant plus ou moins à des miroirs.
Les Taupes Gryllons ne sont pas pourvus de ces organes de stridulation; leurs cuisses postérieures sont renflées ; mais comme leurs jambes sont trés courtes, elles
ne pourroient soulever le corps, qui est fort lourd; les organes du vol ne paroïssent non plus assez puissans pour que l’insecte en puisse faire un grand usage, mais leurs paites antérieures sont conformées en forme de mains unguiculées, qui servent à l’animal à creuser la terre et à se dérober facilement aux poursuites de ses ennemis. On ignore encore quels sont les alimens qui servent à la nourriture des Gryllons. La plupart des auteurs ont pensé qu’ils se nourrissoient de substances végétales, et Latreille les regarde comme carnassiers; cependant nous avons une espèce de Gryllon, le Gryllon domestique, qui habite les maisons , et particulièrement les boulangeries et souvent dans la farine, et qui semble se nourrir indifféremment de la plupart des substances. C’est ce Gryllon, que l’on connoît vulgairement sous la dénomination de Cri-Cri, qui fait entendre ordinairement, le soir ou la nuit, un cri aigu, par le frottement des élytres chez les mâles ; c’est ce bruit qui fut regardé autrefois par des gens superstitieux comme un présage de mauvais augure; tandis qu’en Afrique, au rapport de Mouffet, on les élève dans de petites cages et on les vend aux habitans, qui se plaisent à entendre leur chant amoureux.
Genres : Schizodactylus, Æcanthus, Phalangopsis, Platydactylus , Gryllus,
FITALANGOPSIS.
Spharium, Gryllotalpa, Tridactylus, Rippipleryx , Cylindrodes.
SCHIZODACTYLUS, BRuLLÉ; Gryllus, Drury; Acheta, Far.
Corps robuste, — Palpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux.— Elytres et ailes très-grandes, formant un angle droit s'appliquant sur les côtés du ventre, et leur extrémité, enroulee en forme de spirale et appliquée sur les appendices de Panus.— Tarses de quatre articles; les deux intermédiaires se prolongeant de chaque côté et formant deux lobes arqués et ovales plus élargis vers le bout..— Crochets des tarses longs, grêles, arqués et rapprochés l’un de l’autre , au lieu d’être écartés comme dans Ja plupart des autres genres. — Jambes antérieures grosses et renflées comme dans les Meconema ; jambes postérieures garnies d’épines, seulement sur leur partie supérieure, ei terminées par cinq épines trèsfortes, aplaties et mobiles.
SCHIZODACTYLUS MONSTROEUS.
fig. 2.)
Gryllus Monstrosus, Drury., llust. of Nat. Hist., 1. 11, pag. 81, pl. 43, fig. 91.— Acheta Monstrosa, FaBr., Ent. Syst.
t. 11, p. 29.— Schizodactylus Monstrosus, BruLLé, Hist. Nat. des Insect., 1. IX, pag. 162 et 163, pl. 17, fig. 1.— Long., les ailes fermées, 3 pouc. Envergure, les ailes déroulées, 6 pouc.— Corps épais, court et robuste , de couleur jaunâtre foncée ; tête ayant sur son vertex quatre sillons longitudinaux ; mandibules grandes, noires à leur côté interne et à leur extrémité ; corselet fort court, ayant antérieurement un sillon transversal très-profond, et ses angles latéraux très-aigus ; élytres d’une couleur jauhâtre uniforme ; ailes transparentes, légérement lavées de cette dernière couleur ; pattes et abdomen sans taches, — Indes Orientales.