DOLERUS OPACUS
Tenthredo Opaca, Fas., Syst. Piez., p. 38, n.42.—Panz.,Faun, Germ.,fase. 52, n. 40. —Tenthredo Hæmatodes, € cHRANK, Faun.,n. 678.— Rossr, Ment. Ins, n. 240.
— Dolerus Opacus, Jurine, Hym., p. 58, pl. 6. —Lep. pe ST-Farc., Mon. des Tenth., p. 125, n. 372. — Long. 5 lig. — Tête et antennes noires, sans taches : corselet de la même couleur, avec ses angles ferrugineux , ailes diaphanes, avec leurs nervures noires; paltes et abdomen entiérement noirs.
Cette espèce se trouve aux environs de Paris et dans une grande partie de l’Europe.
Dans la famille des TENTHRÉDINIENS , il existe encore plusieurs geures qui la plupart on été créés récemment et que nous n'avons
PUYLLÆCUS.
pas rapportés ; cependant, eomme il en est plusieurs assez imporlans, nous ne pouvons nous dispenser de les signaler. Nous allons donc les énumérer ; ce sont les genres :
JANUS, Srepu., Wesrw. ; Cephus, Curris,
Qui ne diffère des Cephus que par les antennes noires, épaisses, l'abdomen plus court et plus cylindrique.
Le type est le J. Connectens, Steph., Illust., pl. 36, fig. 1.
PHYLLÆCUS, Neww.
Très-voisin des deux précédens , dont il ne se distingue que par le nombre des articles, qui est de viog-sept; l’abdomen est comprimé comme chez les Cephus proprement dits.
La seule espèce connue est le P. Faunus, N ewm.
Nous rapportons ces deux genres à nos Cephus, dont nous ne croyons devoir les regarder que comme de simples divisions.
Nous ne regardons aussi que comme des divisions du genre Cimbex, les genres Trichiosoma, Clavellaria et Zarea, de Leach, qui offrent quelques légères modifications dans la forme et dans le nombre des articles des antennes, mais que tous les autres caractérés lient intimement aux Cimbex. Le genre Plagiocera, de M. Klug, établi sur une espèce du Brésil, nous semble devoir s’y rapporter également,
Le genre Monoctenus, de Dahlb., adopté par Wesitwood, rentre dans le genre Lophyrus, dont il ne diffère que par les antennes, qui sont peclinées sur un seul rang.
M. Wesiwood y rapporte le Lophyrus Juriperi des aulecurs.
Les genres Euura (1), Newm.: Cryptocampus, Hatig.; Priophorus, Dahlb., ne
peuveni être considérés que comme des sy- |
nonymes de Pristiphora.
Nouscroyons devoirréunir aux Nematus !
le genre Trichiocampus de Hartig, créé sur |
je Nematus Grandis, Lep. St.-Farg.
Les genres Dineura, Dahlb.; Pachypro-
tasis, Elart.; Macrophya, Dahlb.; A4sticla, |
Newm., rentrent dans notre genre T'enthredo.
Le genre Sciapteryx de Steph., Westw.
(1) 11 faudrait éerire ce mot Evura.
XYPIIDRIA.
st établi sur la Selandria Costalis des aueurs. Voy. p. 239, n. 7.
Et enfin nous croyons devoir rapporter ncore à notre genre Dolerus les genres {neugmenus, regardé comme une section ar Hart., et adopté comme genre par I. Westwood, Melicerta et Heterarar-
thrus, Steph., Fenella, Westw. et Druida de Newm.
Presque tous ces genres sont basés sur les plus légères modifications que présentent les articles des antennes et les cellules des ailes, et auxquelles il devient presque toujours impossible d’assigner une limite.
DEUXIÈME FAMILLE, — SIRICIENS , Bcanc.;
UROCERATA, Larr.; UROCERIDÆ, Leacu; SIRICIDÆ, Curr. ;
e TEREBELLIFERA, Ler. pe Sr.-Farc.
Caracteres. Corps allongé et cylindriue.— Tête semi-globuleuse, ayant sur son ommet trois ocelles disposés en triangle.
- Mandibules courtes et épaisses. — Palpes aaxillaires composés de deux à cinq artiles, les labiaux de trois, et renflés antéieurement. — labre sans échancrure. — \ntennes filiformes ou sétacées, à peu près le la longueur du thorax, ayant leur preaier article presque cônique, le second rés-court , les autres comprimés. — Tares de cinq articles. — Abdomen sessile omme dans la famille précédente. — ‘Taière de la femelle saillante etcomposée de rois filets.
Les insectes de cette famille sont en gééral d’une assez grande taille ; ils vivent rdinairement dans les boiïs très-couverts, es femelles enfoncent, à l’aide de leur taière, leurs œufs dans l’intérieur des vieux rbres, et particulièrement des pins, dont se ourrissent les larves.
Cette famille ne renferme qu’un très-peit nombre de genres, eux-mêmes peu nomreux en espèces, dont quelques-unes, fort randes, sont propres à notre pays; elles roduisent en volant une espèce de bourlonnement, et leurs antennes sont vibraties comme chez les /Zchneumonides.
Genres : Xyphidria, Sirex.
XYPHIDRIA, Far., LAT., LEP.; Sirex et Astalus, LEb.; Sirex, Rossr ; Urocerus, JURINE ; Hybonotus, Kzue.
Corps long, élancé. — Tête globuleuse, e séparant du thorax après la mort de l’ani-
mal.— Mandibules courtes, larges, munies de quatre dentelures. — Antennes sétacées, vibraliles, s’amincissant vers le bout, insérées près de la bouche, composées d’un très-grand nombre d’articles. — Ailes ayant deux cellules radiales presque égales; la première semi-circulaire, et quatre cellules cubitales : la première recevant la premiére nervure récurrente ; la troisième recevant la seconde ; la quatrième atteignant l’extrémité de l'aile. — Jambes intermédiaires et postérieures inermes. — Tarière de la femelle dépassant de beaucoup l’extrémité abdominale.
Ce genre ne renferme qu’un très-petit nombre d’espèces indigènes, Il a été placé par plusieurs auteurs dans la famille des l'enthrédiniens ; mais la plupart de ses caractères nous semblent devoir le rapprocher des Sirex.