‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 685 sur 1317 · ILLIG · texte numérisé non relu

ILLIG

DIPLOLEPIDÆ , Leacn; CALLICOLZÆ , Larr. , Hos.

Caractères. Antennes composées de treize à quinze articles, de la même épaisseur dans toute leur longueur, en grossissant un peu vers l’extrémité.— Palpes trèslongs, les maxillaires ordinairement de quatre articles, et les labiaux de trois. — Ailes supérieures ayant une seule cellule radiale et deux ou trois cubitales, — Ailes inférieures n’ayant plus qu’une seule nervure, — Tarière de la femelle capillaire, roulée en spirale dans l’intérieur de l’abdomen , avec son extrémité postérieure logée dans une coulisse de la partie inférieure de l’abdomen.

On voit, d’après cette description, que la tarière chez les Cynrpurens et les Oryssiens est logée de la même manière, et semble amener un rapprochement entre cesinsectes, qui paraissent avoir à peu près la même manière de vivre. Outre que les différentes parties du corps ont beaucoup d’analogie entre elles, les Cyniphiens sont plus gibbeux ; leur tête est trés-petite, et leur thorax très-élevé. Ils sont encore peu nombreux en genres; mais les auteurs anglais l’ont augmenté derniérement de plusieurs autres, la quantité de leurs espèces connues n’est pas non plus très-considérable ; car ce sont des insectes extrêmement petits, qui échappent des plus facilement à cause de leur petitesse et de leurs moyens de locomotion. Aussi, jusqu’à présent, n’ont-ils pas été étudiés d’une manière aussi complète qu’on pourroit le désirer, et ce n’est pas ici qu’il nous est permis de le faire , pressés par le temps et manquant de beaucoup d’objets nécessaires.

Tous les Cyniphiens, tant à l’état parfait qu’à l’état de larve , se nourrissent de substances végétales, Ce sont eux qui nous fournissent ces excroissances considérables que l’on remarque sur différens végétaux, et dont plusieurs sontemployéesavec avantage dans le commerce : ce sont les noix de galle , employées dans la confection de l’encre avec une solution d'acide sulfurique ou de sulfate de fer.

L’insecte parfait, à l’aide de sa tarière, fait une entaille dans une partie quelconque

du végétal : il y dépose un œuf; bientôt il y à surabondance de sève à l’endroit piqué, et il occasionne ainsi ces protubérances dans l’intérieur desquelles vit la larve, qui est sans pattes, n’ayant que des mamelons qui lui en tiennent lieu. Quelquesunes vivent isolées dans l’intérieur des galles ; mais d’autres y vivent en société : plusieurs y subissent leurs métamorphoses ; mais il en est d’autres qui l’abandonnent et s’enfoncent en terre. Lorsque l’insecte est sorli, on s’en aperçoit par le trou qu’il a pratiqué à la surface de la galle. Un grand nombre de ces galles sont sphériques ; mais il en est qui affectent d’autres formes : les unes ont recu les noms de galles en pomme, en groseille, en néfle, etc.; d’autres, que l’on remarque particulièrement sur les rosacées, ont été nommées bédéguar, mousse chevelue, etc.

La Caprification , ou maturité des figues en usage dans plusieurs parties de l’Europe méridionale, a lieu au moyen de ces petits insectes , qui déposent leurs œufs dans les figues. On enfile plusieurs de ces fruits, et on les place sur des figuiers tardifs ; les Cynips sortent couverts de poussière fécondante, s’introduisent dans l’œil des figues, en fécondent les graines et hâtent la maturité du fruit,

Genres: Ibalia, Figites, Cynips, Anacharis.

IBALIA, Lar., Kcuc.; Sagaris, Panz.; Banchus, Fas.; Cynips, Jurine.

Antennes filiformes, à articles cylindriques, — Mandibules épaisses, bidentées au côté interne. — Palpes maxillaires de cinq articles, le premier trés-petit, ainsi que l’avant-dernier ; le dernier beaucoup plus grand, arrondi à l’extrémité. — Corselet guère plus élevé que la tête, cylindrique, légèrement comprimé. — Ailes ayant une cellule radiale , longue et étroite, et trois cellules cubitales, dont les deux premières trés-petites, la dernière très-grande , atteignant l’extrémité de l’aile. — Abdomen

Page 1