‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 694 sur 1317 · CHALCIDIENS · texte numérisé non relu

CHALCIDIENS

de M. Walker, quia décrittoutesles espèces connues de la Grande-Bretagne se rapportant à plusieurs genres de cette famille, I] en est quelques-uns qu’il nous paroît avoir trèsbien limités; mais on peut lui reprocher de n’avoir jamais établi de comparaison entre les genres qu’il créoit, et ceux adoptés depuis long-temps, de manière que l’on a souvent de la peine à retrouver les caractères essentiels qui l’ont porté à l’établissement du genre. M. Halyday, dans l’£ntomo logical Magaz., à aussi publié un mémoire sur les Chalcis, dans lequel il établit de nouveaux genres, qui sont adoptés par M, Westwood dans l’ouvrage précité.

Parmi les auteurs qui ont beaucoup contribué à faire connoître les Chalcidiens, nous devons citer M. Nées von Esenbeck, dont les travaux sur les Hyménoptères sont des plus importans.

Dans ce nombre si considérable des genres établis par les auteurs anglais, basés pour la plupart sur des caractères de peu de valeur,qui semblent quelquefois appartenir plutôt à des espèces qu’à des genres, il en est que nous ne regarderons que comme de simples divisions pouvant servir à reconnaître plus facilement les espèces, mais auxquelles on n’aurait pas dû donner de noms qui ne peuvent qu’amener de la confusion dans la mémoire quand ils ne sont pas appliqués à des genres qui présentent des caractères importans que lon ne re-.

trouve pas dans les autres.

Mais, en général, les Entomologistes anglais semblent penser qu’ils ont fait faire de grands progrès à la science quand ils ont divisé un genre en beaucoup d’autres, qu’ils caractérisent en quelques mots, en prenant ces caractères sur les moindres modifications que l’on observe d’une espèce à une autre, C’est ainsi que dans la famille des Phryganiens, que l’on ne peut réellement subdiviser qu’en quelques genres, ils en ont créé une quarantaine, dont les caractères, en général, sont presque nuls (1).

(1) La plupart de ces genres ayant été publiés apres l'impression de notre famille des Phryganiens, nous n'avons pu les rapporter à ceux que nous adeptons,

LEUCOSPIS, Far, Ouiv., Ross, PANZ.,

JURINE, LaAïTr., Wazcx., ILLIG., SPIn., KLUG.;

Cynips, DELATOURELTE, VESPA, SULZE, CanisT,

Antennes composées de douze ou treize articles. — Mandibules bidentées. — Labre long et échancré. — Palpes maxillaires ayant leurs deuxiéme et troisième articles beaucoup plus longs que lesautres. —Corselet trés-convexe.— Ailes doublées dans le sens de leur longueur ; les supérieures seules présentant une cellule radiale. — Pattes postérieures offrant des cuisses extrêmement renflées et épineuses, et des jambes avancées en pointe à l'extrémité, munies d’une forte pointe et canaliculées en dessous, — Abdomen paroissant appliqué contre le thorax, presque sessile, arrondi ou obius à l'extrémité ou comprimé latéralement. — Tarière des femelles en forme de soie insérée entre deux muscles cornés trés-solides, et recourbée sur l’abdomen.

Ce genre, que l’on ne peut confondre avec aucun autre par la présence de la tarière recourbée sur l'abdomen, le labre échancré et la présence d’une cellule radiale aux ailes supérieures, ne renferme qu’un petit nombre d’espèces que l’onrencontre dans les parties méridionales de l’Europe, en Afrique et en Asie; elles sont toutes ornées de Laches jaunes ou rouges sur un fond noir. Selon différens auteurs , les Leucospis déposent leurs œufs dans les nids d’abeille.

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