FORFICULA MINOR
Linn., Faun. Suec., n° 861. — FaBr., Ent. Syst., t. Il, p. 3. — DEGéEer, Ins., t. III, p. 358, pl. 25, fig. 26 et 27: — Long. 2 lig. + à 3 lig. — Tête brune; antennes d’un brun-jaunâtre, de dix articles seulement; corselet de la même couleur que la tête; élytres plus claires; partie coriace des ailes aussi longue que la moitié des élytres ; pattes d’un jaune très-pâle ; abdomen
jaune à la base, brunâtre au milieu, et plus
roux à l’extrémité; pinces rousses, celles du mâle un peu arquées et finement dentelées; celles de la femelle droites et sans
dentelures. — France. Rare aux environs |
de Paris.
BLATTIENS, Lare.
depuis les temps les plus reculés de l’antiquité, probablement à cause des dégâts qu’ils occasionent, Ces insectes, du moins un grand nombre parmi eux, habitent dans les maisons, et y dévorent toutes les provisions et toutes les substances animales et végétales, sans même avoir égard à Pétat où se trouvent ces substances. [ls sont répandus en prodigieuse quantité sur les navires qui transportent des marchandises d’une
BLATTA, ù
contrée dans une autre, etils y causent quelquefois, par leur appétitvorace, des domma.
ges inappréciables. Les Blattiens sont en général des insectes nocturnes, qui fuyent la lumière et restent cachés tout le jour; leur forme comprimée leur permet de s’introduire dans les interstices et les fissures des cloisons ou des murailles, et favorisent de cette manière leurs déprédations; excepté cependant quelques espèces et particulièrement celles du genre Phoraspis, qui se rencontrent sur les céréales, et ont une forme convexe, qui ne leur permettrait point de pénétrer dans des caisses ou des armoires exactement jointes. Pour la plupart des espèces de cette famille on ne peut pas leur assigner de véritable patrie, parce qu’elles ont été transportées d’un continent dans un autre par les vaisseaux marchands :
aussi celles qui portent des noms de pays ne sont pas toujours en rappori avec ceux desquels elles proviennent ; c’est ainsi que la Blatte orientale, la Blatte américaine, jappone, et une foule d’autres sont répandues sur la surface entière du globe.
Genres : Blatta. Polyphaga, Pseudomops, Corydia, Phoraspis.
BLATTA, Lix.; Blaberus, Panesthia, Kakerla, SERv.
Corps allongé, oblong ou linéaire, plus où moins déprimé en dessus. — Antennes glabres. — Disque des élytres ayant à sa base une strie arquée très-prononcée. — Elyires se recouvrant obliquement à leur suture. — Palpes ayant leur dernier article tronqué dans sa longueur.
PREMIÈRE DIVISION
(Blaberus.)
Tarses postérieurs ayant le premier et le dernier article plus longs que les trois intermédiaires, qui sont égaux entre eux.
—Corseletlarge, dépassant la tête, en forme de bouclier.
A. BLATTA GIGANTEA.
Lin.—Fas., Ent. Syst., n° 4.— Orrv., Encycl. Méth., n° 1. — Long. 2 pouc. =.
Enverg. de 6 pouc. à 6 pouc. :.—Tête d’un brun-noirâtre, avec la lèvre supérieure jaunâtre ; antennes brunes; corselet large, arrondi, formant un ovale lorsqu'on le considère dans le sens de la largeur, de couleur jaune-fauve, avec une large tache noire à
sa partie postérieure, qui représente un carré parfait; élytres dépassant de près de moitié la longueur de l’abdomen, jaunàâtres, mélangées d’une couleur plus obscure; la strie du milieu noire à la base et pâle à l'extrémité; ailes un peu plus courtes que les élytres, également d’un jaune-roussâtre, et diaphanes dans toute leur étendue ; pattes brunes ; abdomen d’un brun clair en dessus et comprimé, et jaune en dessous, avec un cercle brunâtre. — Brésil. Cayenne.
DEUXIÈME DIVISION
(Blatta proprement dites.)
Tarses ayant leurs trois premiers articles allant en diminuant de longueur ; le quatriéme très-petit. — Corselet court et large, laissant à découvert le front.