FORNUS BRASILIENSIS
[BLancn. — Long. 8 à 9 lig. — Corps entièrement brun; thorax plus foncé en dessus; ailes diaphanes; pattes d’un brun foncé, avec la base et l’extrémilé des jambes, et tous les tarses d’un brun pâle ; abdomen très-long, d’un brun noirätre, un peu moins foncé en dessous. -— Cette espèce a été rapportée du Brésil par M. Auguste Saint-Hilaire.
PELECINUS, Larr.. FaBr.
Antennes longues et trés-grêles, composées de treize articles. — Lèvre supérieure grande et sans échancrure. — Mandibules trés-fortes et très-dentées. — Palpes maxillaires un peu plus longs que les labiaux, composés de six articles: le premier tréscourt, le second et le troisième à peu près d’égale longueur, et presque côniques, et les trois derniers fort grêles.—Tèête large.
— Ailes supérieures ayant deux cellules radiales non fermées, l’une allongée, supérieure et externe, l’autre inférieure et Ovalaire. — Pattes longues, surtout les postérieures; les jambes de ces dernières renflées en cylindre, et non pas comprimées comme dans le genre précédent. — Abdomen inséré comme dans le genre précédent, mais beaucoup plus long, composé de segmens longs, grêles et cylindriques,
AULACUS.
dans les femelles, et terminées en massue dans les mâles.
Le type du genre est le
PELECINUS POLYCERATOR.
\Larr., Bull. de la Soc. Phil., n. Kk; ejusd,, Hist. nat. des Crust. et des Ins., t. XIII, p. 495, et Gen. Crust. et Ins., t. III, p. 255. — FaBr., Syst. Piez., p. 3.
— Daury, Illust. of Exot: Ins.,"1."ET, pl. 40, fig. 4. — Carisr., Hym., tab. 36, fig. 4. — Long. 4 pouc. à 2 pouc. :. — Corps excessivement long, entièrement d’un noir brillant, plus obscur dans le mâle ; antennes noires, ayant l’extrémîté de leur neuvième article et le dixième d’un blanc jaunâtre; thorax lisse, légèrement ridé seulement à sa partie postérieure; ailes transparentes, ayant leur côte marginale et leur bord noirâtres, avec les autres nervures d’un brun clair; pattes noires, avec les tarses bruns et très-légèrement velus; abdomen cinq fois aussi long que la tête et le thorax réunis, et entièrement d’un noir brillant dans la femelle; plus obscur, beaucoup moins long, et renflé à l’extrémité dans le màle.— Cette singulière espèce se trouve au Brésil; le mâle est fort rare, mais les femelles au contraire paraissent être assez communes,
AULACUS, Jur., Spin. , LATR.
Ce genre se reconnoît surtout à la forme de l’abdomen, qui est en faucille. — Les mandibules sont petites et échancrées. — Les antennes sont filiformes et composées de quatorze articles. —Les ailes présentent une seule cellule radiale, et trois cellules cubitales à peu près d’égale dimension ; les deux premières recevant les deux nervures récurrentes. — Tarière des femelles longue et très-grêle.
On ne connoît encore qu’une seule espèce de ce genre ; c’est le
AULACUS STRIATUS,
Jur., Hym., p. 90, pl. 7, genre 3. — Long. 3 lig. — Corps noir; tête et antennes noires ; corselet strié transversalement, et ayant de plus deux lignes en croix; ailes diaphanes, avec leurs nervures noires; pattes ferrugineuses ; abdomen de la même couleur, avec son premier segment noir.
— Cette espèce a été trouvée en France, en Suisse et en Italie, mais elle paroît assez rare partout.
ICHNEUMONIENS.
abus tomes ce ICHNEUMONIENS:
ICHNEUMONIDES, Lare.
Caractères. Corps étroit et linéaire. — Antennes vibratiles, longues et grêles, sétacées ou filiformes, très-rapprochées à leur base, ordinairement au moins de la longueur du corps, souvent enroulées à leur extrémité, composées d’un grand nombre d'articles. — Mandibules petites, dentées vers leur extrémite. — Palpes maxillaires allongés, presque sétacés, composés de cinq à six articles; les labiaux seulement de trois ou de quatre. — Ailes trèsveinées, offrant toujours des cellules complètes. — Abdomen inséré entre les deux pattes postérieures, et attaché au thorax par un pédoncule plus ou moins long, — Tarière des femelles ordinairement extérieure, et quelquefois excessivement longue. |
Les {caneumoniens forment une famille des plus nombreuses, de l’ordre des Hyménoptères; ils sont répandus en trèsgrande quantité dans toutes les parties du monde, mais jusqu’à présent les espèces européennes sont presque les seules qui aient été étudiées d'une manière satisfaisante.
Ces insectes rendent les plus grands services à l’agriculture, en détruisant une quantité si considérable de chenilles et autres larves phytophages, que quelquefois sur plusieurs centaines de chenilles, l’on n’en trouve que quelques-unes qui ne soient pas attaquées par des Zchneumons. La chenille du papillon du choux (Pieris Brassicæ) en offre l’exemple le plus frappant, car M.Audouin, sur environ cent de ces chenilles, recueillies au hasard, n’a obtenu que deux papillons, et je n’en ai pas eu davantage sur un nombre au moins aussi grand.
Les Ichneumoniens sont extrêmement agiles, ils courent ou ils volent avec la plus grande vivacité én agitant continuellement leurs antennes, ce qui leur a fait donner par quelques auteurs le nom de Mouches vibrantes et de Mouches tripiles, à cause de la longue tarière des femelles, qui est toujours composée de trois filets. Les femelles d’Ichneumous déposent leurs œufs dans le corps des chenilles et de différentes autres larves, en introduisant dans l’animal l’extrémité de leur tarière ou oviducte ; elles semblent avoir uninstinct admirable pour découvrir les larves, même dans les en-
droits les plus inaccessibles; mais souvent la longueur de leur tarière leur est: d’un grand secours pour atteindre les larves qui se tiennent sous les écorces, ou dans d’autres endroits où il ne peut passer qu’un corps extrêmement mince. Leurs larves se développent bientôtau-dedans de cesautres insectes, en dévorant d’abord tout le systéme graisseux,
M. Westwood a représenté (Int. 10 the Mod. Class. of Ins., t. 11, p. 440, fig. 76) une chenille attaquée par des larves d’Ichneumons; jusqu’au moment où elles ont atteint presque leur entier développement, elles n’ont encore atteint que la graisse de la chenille qui a pu Continuer à vivre malgré ces parasites; mais quand ils sont arrivés au moment de se métamorphoser, ils dévorent les autres parties de la chenille, et comme M. Audouin l’a montré dans un mémoire inséré dans les Annales de la Société Entomologique de France, plusieurs se font une coque de la peau, qui doit servir à protéger la nympbhe; d’autres espèces, qui se trouvent en grand nombre sur une même chenillle, en sortent au moment de la métamorphose, et se filent une petite coque de soie. Toutes les larves d’Ichneumons sont privées de pattes, ce qui ne paroît pas surprenant pour des animaux qui vivent parasites et ne doivent pas se déplacer durant le temps qu’ils passeront à cet état; en général, la soie filée par les larves d’Ichneumons est blanche ou jaunâtre, et chez plusieurs espèces un certain nombre de cocons se trouvent agglomérés par quelques fils soyeux.
La dénomination d’Ichneumon donnée à ces insectes par Linné rappelle le quadrupède connu sous le même nom, qui passoit chez les anciens pour détruire les crocodiles en vivant à leurs dépens.
M. Audouin, dans son grand ouvrage sur la pyrale de la vigne, fera connoître plusieurs espèces d’Ichneumons qui vivent aux dépens de la Pyrale, et qui diminuent d’autant le nombre de cet insecte nuisible.
M. Gravenhorst, entomologiste célébre, a fait une monographie complète des insectes de cette famille, qui se trouvent en Europe. Gomme il les a étudiésavec le plus grand soin, et que ses genres sont toujours
basés sur des caractères importans, nous avons suivi la classification qu’il nous a tracée.