DEUXIÈME GROUPE
BRACONITES.
ICHNEUMONES ADSCITI, Nées d’Esenb.
Le second groupe de la famille des Ichneumoniens renferme une quantité assez considérable de genres, et les travaux qui ont été faits sur ce groupe sont plus nombreux que ceux qui ont été faits sur les Ichneumonites ; parmi les auteurs qui se sont particulièrement occupées de l’histoire des Braconites, nous citerons en première ligne, M. Nées von Esenbeck, que nous avons déjà eu occasion de citer en traitant des CHaLcipIENs et des Oxvyu- RIENS; Car cet auteur a cherché à compléter la Monographie de M. Gravenhorst (Ichneumonologia), qui ne s’est occupé que du premier groupe de la famille. L'ouvrage de M. Nées servira donc en quelque sorte de base pour le groupe des BracoNiTES ; mais non pas exclusivement comme a pu l’être l’ouvrage de M. Gravenhorst, caril existe sur ce sujet plusieurs travaux trèsimportans, teis que la Mon. des Braconides de Belgique, par M. Wesmael, et l’Essai sur la Classification des Hyménoptères parasites d'Angleterre, par M. Haliday, intitulé : Anessais on the Class, of the parasites Hym. of Brittain wrich correspond with the Ichneumones minuti of Linnœus, que nous devrons prendre également en considération.
Le travail que nous avons cru devoir
suivre plus spécialement est celui de M. Wesmael, parce que, outre le fond de l’ouvrage qui lui est propre, il a coordonné avec le sien celui de M. Nées von Esenbeck, M. Westwood, dans son /ntrod.
fo the modern Class. of Ins., a donné la série des genres de Braconites qui se trouvent en Angleterre. En coordonnant ceux de M. Haliday avec ceux de M. Wesmael, et ne pouvant pas espérer faire une étude complète de cette famille, n’ayant pas à notre disposition iout le temps désirable, nous nous sommes particuliérement aidés des travaux des auteurs que nous venons de citer; mais malheureusement tous ne se sont occupés que des espèces indigènes; et les exotiques ont été fort négligées, et quant à présent, nous ne pouvons compléter cette lacune qu’impafaitement, car alors en agissant de même pour quelques autres familles, nous dépasserions de beaucoup le cadre qui nous est tracé.
Les Braconites se composent des genres suivans : Opius, Gnamptedon, Meteorus, Microctonus, Rhopalophorus, Euphorus, Leiophron, Blacus, Eubadizon, C'alyptus, Orgilus, Diospilus, Helcon, Rogas, Philax, Ichneutes, Paxylloma, Sigalphus, Chelonus, Ascogaster, Rhitigaster, Agathis, Microdus, Microgaster, Adélius. Mirax, Bracon, Histeromerus, Rogas, Ademon, Exothecus, Pelecystoma, Doryctes, Anisopelma, Hormius, Chremylus, Spathius, Alysia, Chasmodon, Ænone, Dacnusa, Chorebus, Ca«lidius, Praon, Ephedrus, Aphidius.
OPIUS, WEsSMAEL ;
Bracon, WEstTw.
Tête aussi large que le corselei. — Antennes grêles et filiformes, plus longues que le corps. —Le chaperon un peu relevé et cintré à l’extrémité. — Ailes à cellule radiale grande et allongée, et à trois cellules cubitales, dont la seconde beaucoup plus longue que large, recevant une nervure dans son angle interne. — Abdomen ovaiaire, ayant un pédoncule extrêmement court. — Tarière droite trés-courte ou même entiérement cachée.
Ce genre commence le premier groupe de M. Wesmaël, qu’il nomme les Poy- MORPHES, et qui comprend tous les genres suivans, jusqu’au genre SIGALPHUS ; il renferme une assez grande quantité de petites espèces qui habitent les endroits humi-
GNAMPTODON.
desetombragés; leurs métamorphoses n’ont pas encore été observées,
A, OPIUS RECONDITOR.
Wesmaez, Mon. des Bracons de Belgiq., Are sér., p. 134, n. 148. — Long. 1 lig. à 4 lig. +. — Corps noir ; tête d’un noir luisant, avec la face carénée; le chaperon jaunâtre dans le mâle et noir dans la femelle ; mandibules d’un jaune testacé ; thorax noir ; ailes diaphanes, avec le stigma noir ; pattes testacées; abdomen noir, avec le premier segment rugueux, et le second plus brunûtre.
Cette espèce offre quelques variétés dans la couleur du second segment de l’abdo-
men et du prothorax, qui passe du jaune.
au brunûâtre.
Elle n’est pas rare dans les endroits humides, en France, en Belgique, etc.