‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 979 sur 1317 · SCOLIA · texte numérisé non relu

SCOLIA

CINQUIÈME FAMILLE. — SCOLIENS:

SCOLIETES, Larr.; SCOLIDÆ, Westrw.

Caractères. Antennes épaisses.— Labre saillant. — Pattes courtes, assez robustes, avec les cuisses arquées vers leur extrémité, et comprimées. — Corps généralement robuste, — Les mâles et les femelles toujours ailés.

Cette famille renferme plusieurs genres qui se composent de belles et grandes espèces, dont plusieurs sont indigènes, mais dont le plus grand nombre appartient aux pays chauds; elles vivent bien certainement toutes à leur état de larve aux dépens d’autres insectes, mais jusqu’à présent l’on n’a presque aucun renseignement sur leur maniére de vivre, si ce n’est une observation encore inédite faite par M. Passerini sur une espèce du genre Scolia, et une autre faite par M. Schuckard sur une espèce de Sapyge.

Il existe encore une quantité considérable d’espèces inédites de Scoliens, surtout parmi les Exotiques ; mais nous avons déjà vu que dans cet ordre il en était ainsi pour la plupart des familles qui le composent, Les espèces européennes ont été en grande partie décrites par différens auteurs, et dans ces derniers temps par M. Vanderlinden et M. Schuckard.

Peut-être les Scoliens et les Mutilliens ne devroient-ils constituer qu’une seule famille; car dans ces derniers temps lon a reconnu que plusieurs mäles Scoliens appartenoient à des femelles de Mutilliens ; mais nous avons encore malheureusement trop peu de faits positifs pour opérer ces sortes de réunions avec pleine certitude.

Nous séparons les Scoliens en deux groupes qui ont été regardées comme deux familles distinctes par quelques auteurs; ce sont les Scozn1Tes et les SAPIGITES.

SCOLIITES,.

Antennes généralement plus courtes que la tête et le thorax réunis.— Pattes robustes, tres-épineuses ou fortement ciliées,

Ce groupe renferme les quatre genres suivans :

Scolia, Meria, Myzine, Tiphia.

M. Guérin (Voy. de la Coq.) en a fait connoître un nouveau sous le nom de Parameria.

SCOLIA, Fas., LATR., VAND.

Corps assez long et robuste.— Tête plus étroite que le thorax dans les mâles, au moins aussi large et très-grosse dans les femelles. — Ocelles disposés en triangle sur le front. Chaperon grand et voûté. — Mandibules tridentées dans les mâles, dépourvues de dents, très-grandes et trèsarquées dans les femelles. — Palpes de trois articles, courts et filiformes. — Antennes des mâles longues et fusiformes; celles des femelles moitié plus courtes, recourbées à l'extrémité, et composées d’articles courts ettrès-distincts. —T'horax presque cylindrique. — Ailes ayant une cellule radiale et deux ou trois cellules cubitales ; la troisième petite. —Pattes robustes, avec les jambes munies de fortes épines, — Abdomen long, arrondi latéralement.

Le genre Scolia renferme un certain nombre d’espèces, dont les cellules cubitales varient par leur nombre ; nous avions d’abord pensé, que cette différence pour établir des genres distincts, fondés sur ce caractère, mais toutes les autres parties et même l'aspect général, sont si analogues que nous avons cru devoir y renoncer, en nous contentant de signaler ces différences comme caractères de divisions.

PREMIÈRE DIVISION

Trois cellules cubitales, la seconde recevant une seuie nervure récurrente.

Le type de ceite division est la

Â. SCOLIA HORTORUM. (PI, 4, fig. 4. ©)

d' FaBr., Syst. Piez., p. 2h3, n. 24. — Rossi, Faun. Etrusc., 1. 11, n. 70. —Scolia Interrupta, Faun. Ins., fase. 2. p. 60, tab. 22, fig. 3. — ©, Scolia Flavifrons, Fasr., Syst. Piez., p.210, n°7 Rosst, Faun. Etrusc.,t Il, p. 69. — Long. 44 à 18 lig. — Corps noir, trés-velu ; tête entiérement noire dans le mâle, avec le front

jaune, tacheté de noir dans la femelle ;

MYZINE.

thorax trés-velu, entièrement noir dans le mâle et orné de deux petites taches fauves, contiguës , situées sur l’écusson dans la femelle ; ailes ferrugineuses, avec leur extrémité violacée; pattes noires, abdomen noir, ayantune large bande transversale jaune sur les deuxième et troisième segmens, souvent interrompue dans les deux sexes, mais toujours dans la femelle.

Cette espèce est commune dans le midi de la France, M. Passerini qui a étudié ses métamorphoses, a remarqué que sa larve vivoit aux dépens des larves de l'Oryctes Nasicornis, elle se forme ensuite un cocon . ovoïde, de couleur brunâtre, dans lequel elle se transforme en nymphe.

DEUXIÈME DIVISION

Trois cellules cubitales, la seconde recevant deux nervures récurrentes.

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