L. SCOLIA QUADRIPUNCTATA
Fagr,, Syst. Piez., p. 245, n. 39. — Rossi, Faun. Etrusc., t. 11, p.'78.—Panz., Faun. Germ., fase. 3, n. 22. — Scolia 6-Punctata, Rossi, loc. cit., Mant., p. 130.
— Scolia Violacea, Paxz., Faun. Germ., fasc. 66, n. 18. — Long. 7 lig. — Corps noir , tres-velu ; tête et thorax entièrement noir dans les deux sexes; ailes rousses à leur base , et violacées dans le reste de leur étendue ; abdomen noir, deux taches jaunes de chaque côté sur les deuxième et
troisième segmens, et dans quelques variétés femelles, il existe encore deux points sur le premier segment, et deux sur le quatrième également jaunes.
Cette espèce est la plus commune du genre ; on la rencontre dans la plus grande partie de l’Europe, et assez souvent aux environs de Paris.
MERIA, Icric., LaTR., VAND.; Bethylus, Fas.; Tachus, Jur.
Ce genre a beaucoup d’analogie avec les Myzines, dont il diffère notablement par les mandibules privées de dentelures et par le second article des antennes découvert.
Le type du genre est le
MERIA TRIPUNCTATA.
Tiphia Tripunctata, Rossr, Fuun. Etr., t. 11, p. 69, n. 831, tab. 6, fig. 40. Pan- ZER, Faun. Germ., fasc. 47, n. 20.—LaAT., Hist. nat.,t. XIII, p. 268, n. 3.—Spin., Ins. Lig., fasc. 1, p. 81, n. 4, — Bethylus Latreillei, Fas., Syst. Piez., p. 237, n. 4.
— Meria Latreillei, Iiic., Faun. Etr., t. Î1, p. 407, n. 831. — T'achus Staphylinus, JUR., Hym., p. 454, pl. 44. — Meria Tripunctata, VAnD., Obs. sur les Hym., part. 4, p. 16. — Long. 5 lig. — Corps noir ; tête rousse ; thorax noir, avec le prothorax rouge; ailes diaphanes; pattes noires ; abdomen noir , avec ses deux premiers segmens rougeûtres, et trois points blancs sur les autres.
Cette espèce a été trouvée dans le midi de la France, en Italie et en Espagne.
MYZINE, Larr.
Corps élancé dans les mâles, plus robuste dans les femelles. — Mandibules arquées et bidentées à l’extrémité. — Labre légérement échancré au milieu. — Palpes maxillaires de six articles, etleslabiaux de quatre. — Antennes épaisses, filiformes, plus longues que la tête et le corselet réunis, ayant leur premier articie plus épais que les autres, et tronqué obliquement; le second très-petit, et les suivans presque égaux et cylindriques: petites, plus grêles, et contournées dans les femelles. — Ailes supérieures ayant une cellule radiale grande, et quatre cellules cubitales, dont la premiére plus longue que les autres; les seconde et troisième recevant chacune une nervure récurrente; la nervure radiale éloignée du bord de l’aile dans les femelles. — Pat- ” tes courtes. — Abdomen allongé dans les
mâles, trés-épais dans les femelles, ayant,
dans les premiers, le dernier segment terminé en dessous par une grande épine ré-
courbée. — Pattes grêles dans les mâles,
plus fortes et plus courtes dansles femelles,
avec les jambes et les tarses beaucoup plus épineux.
Les Myzines ne se rencontrent généralement que dans les pays chauds, le midi de l’Europe, l'Afrique, l’Asie et l’Amérique Méridionale,
Quelques entomologistes pensent que certaines Mutilles sont des femelles du genre Myzire; entre autres la M. Diadema; cependant, comme nous connoissons les femelles de plusieurs Myzines, et qu’elles sont ailées, il n’y a pas lieu de le penser.
M. Guérin a décrit dix-neuf espèces de ce genre dans un Prodrome d’une Monographie des Myzines (Extrait du Dictionn.
Pitt. d'Hist. nat.) Mais il n’a décrit que les mâles, pensantque les Plesia,regardées, et nous croyons avec raison, par Latreille comme les femelles des Myzines, devaient appartenir à un genre distinct; cependant nous pensons que Latreille ne s’est pas trompé, Car nous avons vu un grand nombre d'individus de la Myzine sexcinta (mâle), et aussi grand nombre d'individus qui appartiendroient au genre Plesia, et qui sont bien évidemment les femelles de Ja même Myzine, car les voyageurs les ont toujours recueillies dans les mêmes localités, et plusieurs traits caractéristiques sem-
blent les rapprocher.