‹ Histoire naturelle des insectes (volume 2)Chapitre 986 sur 1317 · TIPHIA FEMORATA · texte numérisé non relu

TIPHIA FEMORATA

PA FarsSyst-Piez., p.232 ,;n. — Rossr, Faun. Etrusc., t. 11, n. 828. — Lar., Hist. nat.,t. XIIL, p. 267.— Panz., Faun.Germ., fase. 53, n. 3. — Jur., Hym., pl. 9, G. 41. — Lep. et Serv., Enc. Mét., t X,p. 655.— %. Tiphia Villosa, Fas., Piez., p. 235, n. 22.— Bethylus Villosus, Panz., Faun. Germ., fasc. 98, n. 16. — d'et ©. Tiphia Femorata, Scu., Foss.

Hym., p. 39, Sp. 4. — Corps entièrement noir dans le mâle, pubescent et ponctué dans les deux sexes ; antennes noires, le métathorax ayant trois lignes longitudinales élevées dont l'intermédiaire plus courte ; ailes diaphanes dans le mâle, avec leurs nervures noires, brunes dans la femelle , avec leurs nervures d’un brun noirâtre; pattes velues, entièrement noires dans le mâle , les antérieures noires dans la femelle, avec l’extrémité des jambes et les tarses roussâtres ; les intermédiaires et les postérieures de cette derniére couleur, à exception des hanches ; abdomen sir, avec le dernier segment et l’extré- :aité des autres d’un roux brunâtre dans la femelle.

Cette espèce varie un peu par la couleur de ses pattes et par la nuance plus ou moins foncée des ailes. On la rencontre dans la plus grande partie de l’Europe; elle se montre quelquefois en assez grande abondance dans certaines localités.

C’est d’après les observations de naturalistes anglais qui ont observé l’accouplement que le Bethylus Villosus a èté reconau être la femelle de la Tiphia Femorata. M. Schuckard est le premier qui ait signalé ce rapprochement. Il en sera sans doute ainsi de beaucoup d’autres espèces,

dont les deux sexes sont placés dans des genres éloignés,

SAPYGITES.

Antennes plus longues que la tête et le thorax réunis. — Pattes généralement gréles, dépourvues d’épines ou de cils.

Ce groupe ne renfermeque deux genres :

Polochrum , Sapyga.

POLOCHRUM, Spin. , Larr.

Ce genre se rapproche beaucoup des Sapyga ; mais il s’en distingue surtout par les yeux échancrés.— Les mandibules fortement dentées. — Et les antennes filiformes, un peu plus minces vers leur extrémité.

La seule espèce connue de ce genre est le

POLOCHRUM REPANDUM.

SPin., Ins. Lig. , fase. 1, p. 23, tab. 2, fig. 8, fig. À. Ç ; B. &.— Larr., Gen.

Crust. et Ins., t. IV, p. 409. — Ler. et SERV., Enc. Mét.,t. X, p. 474. — Vann., Obs. sur les Hym., part. 1, p. 32. — Noir, avec la tête et le thorax tachetés de jaune, et l'abdomen avec six bandes courbées de cette dernière couleur.

Cette espèce a été trouvée en Italie, aux environs de Gènes et de Bologne.

SAPYGA, Larr., Vanp., Scu.; Scolia et Hellus, Far.

Corps assez long. — Tête un peu plus large que le thorax. — Yeux très-échancrés. — Mandibules fortes, ordinairement tridentées. — Labre petit, à peine apparent.— Antennes renflées vers l’extrémité, droites dans les mâles et courbées dans les femelles, avec leur premier article trèslong ; le second fort court, le troisième presque aussi long que le dernier, et les autres allant en décroissant de longueur.

— ‘Fhorax presque cylindrique, tronqué antérieurement et obtus postérieurement.

— Ailes supérieures, ayant une cellule radiale allongée, trois cellules cubitales et le commencement d’une quatrième, la seconde et la troisième recevant chacune une nervure récurrente, Pattes grêles.

— Abdomen presque sessile, allongé.

On ne connoît que quelques espèces indigènes de ce genre, dont le type est la

SAPYGA PUNCTATA.

get ©. Kiuc., Mon. Siric, Germ.,

374 METHOCGA.

p. 64, pl. 7, fig. 4 ® ; fig. 5 et6 4. — LarTr., Hist, Nat. Crust. et Ins., t. XIIT, ‘p. 272. — Spin., Ins. Lig., fasc.A , p. 76.

D. 4. — Panz., Faun. Germ., fasc. 100, n. 47. — Vann., Obs. sur les Hym. d’Europe, part. 4, p. 32. — Scu., Fass. Hym., p. 44. — . Sapyga Quadripunctata, Panz., Faun. Germ., fasc. 87, un. 20. — Sapyga Decipiens, LEP. et SERv., Enc.

Met.,t. X,p. 538, n. 2. — Kzuc., loc:

cit., pl. 7, fig. 6. — Sapyga Décemguttata, Jur., Hym., pl. 9, genre 43. — Hellus Quadriguttatus, Far., Syst. Piez., p. 247, n. 3. — ©. Hellus Sexpunctatus ; ejusd., loc. cit., p.246, n. 4. — Hellus Pacca; ejusd., loc. cit., p. 247, n. 6. — Long. 4 à 5 lig. — Corps noir; tête et thorax velus, et fortement ponctués; la première ayant le bord de l’échancrure des

yeux, et une tache en lunuie sur le chaperon, de couleur blanche dans la femelle, le chaperon entiérement blanc dans le mâle ; antennes noires, brunes en dessous dans la femelle, avec une tache blanche à leur base, et le dessous de leurs quatrième et neuvième segmens, blancs dans le mâle ; thorax, ayant une ligne blanche au bord antérieur vers les angles; ailes colorées, avec leurs nervures noires; pattes entiérement de cette couleur; abdomen noir, tacheté de blanc.

Cette espèce est répandue dans la plus

grande partie de l’Europe.

M. Schuckard l’a prise à l’entrée du nid de l’Osmia bicornis (Hyménoptère de Ja famille des Apiens), ce qui a donné lieu à

penser qu’elle se nourrissait des petits de cet insecte,

SIXIÈME FAMILLE. — MUTILLIENS ;

MUTILLAIRES, Larr.; MUTILLIDÆ, Wrsrw.

Caractères. Antennes filiformes, vibratiles, avec le premier et le troisième articles très-longs; le premier ne formant jamais le tiers de leur longueur. — Faites robustes dans les femelles, avec leurs jambes épineuses et les tarses ciliés. Femeiles toujours aptères.

Les femelles différent souvent aussi des mâles par leurs couleurs; ces derniers ont leur extrémité abdominale toujours munie en dessous d’une ou plusieurs épines.

Les espèces de cette famille sont réparties dans les diverses parties du monde; mais dans les pays chauds l’on en trouve bien certainement un plus grand nombre que dans le nord, et de plus, les espèces propres aux contrées méridionales, sont ordinairement d’une taille beaucoup plus considérable ; mais en général, les petites espèces, aussi bien que les plus grosses, sont ornées de couleurs vives et surtout très-variées. Toutes vivent solitaires; on les rencontre toujours isolées : les femelles courent à terre avec beaucoup d’agilité, et les mâles voltigent sur les fleurs ; mais l’on ignore encore leur manière de vivre à leur étas de larve, et leurs métamorphoses sont également inconnues,

M, Guérin, dans son Entomologie du

Voyage de la Coquille, a singulièrement augmenté le nombre des genres de cette famille.

Nousétablissons deux groupes dans cette famille : les Mutillites et les Dorylites.

MUTILLITES,

Tête grosse. — Antennes insérées vers le milieu de la face, — Abdomen ovalaire et cônique.

Genres : Methoca, Scleroderma, Thynnus, Myrmosa, Mutilla, Psammotherus, Apterogyna.

METHOCA, Larr.

Mutilla, Jur.; Tengyra, LATR.

Tête presque globuleuse. — Yeux placés en triangle sur le vertex, — Antennes filiformes, insérées sur les côtés du chaperon, ayantleur premier article très-épais, les derniers amincis dans les mâles et iégérement renflés dans les femelles, cylindriques et presque égaux.— Le chaperon triangulaire, arrondi à son bord antérieur. — Mandibules bidentées à lèur extrémité. — Thorax ova-

THYNNUS.

laire dans les mâles, étranglé dans les femelles, et formant trois nœuds. -— Ailes supérieures ayant une cellule radiale, s’étendant presque jusqu’à leur extrémité, et trois cellules cubitales dont la première presque aussi longue que les deux suivantes et recevant la première nervure récurrente ; la seconde quadrangulaire, et recevant la seconde nervure récurrente, la troisième atteignant l’extrémité de l’aile.

— Pattes grêles. — Abdomen linéaire dans les mâles. et ovalaire dans les femelles, ayant chez les premiers une épine courbée, très-aiguë à l'extrémité.

Nous ne connoissons qu’une seule espèce de ce genre; c’est la

METHOCA ICHNEUMONIDES.

©.Larr., Hist. Nat. des Crust. et des Ins.,t. XI1LI, p. 269 ; ejusd., Gen. Crust, et Ins.,t. LV, p. 118. — Guér., lcon. du Reg. anim., Ins,, pl. 69, fig. 7. — Curr., Brit. Ent., t& VII, n. 329. — Muiilla Formicatia, Jur., Hym., p. 266, pl. 48, t. IV. — Gonatopus Mutillarius, Nées VON Esens., Ichn. Afjin., 1. I1, p. 384. — &- Tengyra Sanvitali, Latr., Gen. Crust.

et Ins., t. 1V, p. 116. —- Vanp., Obs. sur les Hym., part. 4, p.18. — Guér., Icon.

du Reg. anim. Ins., pl. 69, t. IC. — d' et ©. Methoca Ichneumonides, Scu., Foss. Hym., p. 36, Sp. 4. — Long. ,7 5 lig. 1; © 3 lig. — Le mâle est entièrement noir et velu; la tête est ponctuée sur Je front, et lisse sur le vertex:; les mandibules roussâtres à l’extrémité; le thorax est fortement ponctué, ayant en dessus deux lignes longitudinales paralléles ; 1e métathora x rugueux, ayant une carène longitudinale ; les ailes diaphanes, un peu enfumées, avec leurs nervures d’un brun foncé; abdomen luisant. fortement pouctué : dans la femelle la tête est noire, avec les mandibules ferrugineuses ainsi que les antennes ; celles-ci ayant leurs trois ou quatre derniers articles brunâtres ; lethorax est ferrugineux ainsi que les pattes ; les tarses antérieurs ciliés, et toutes les jambes épineuses ; l’abdomen est noir et luisant, ayant leur cinquième segment bordé de brun, et les derniers ferrugireux à leur extrémité.

Cette espèce à été trouvée dans une grande partie de l’Europe; mais elle est assez rare partout.

C’est d’après les observations de M. Vanderlinden et de M. Burmeisier, que nous regardons le T'engyra Sanvitali de Latreille

comme lé mâle de la Methoca Tchneumonides , Car nous ne nous sommes pas trouvé à même de vérifier cette intéressante observation.

SCLERODERMUS, Kzuc., Larr.

Le genre Sclerodermus de Klug se rapproche beaucoup des Myrmecoda ; il en diffère surtout par les palpes maxillaires fort longs ; et par les antennes, dont le second article est à découvert. — Le thorax est allongé et plan en dessus.

Le type du genre est le Sclerodermus Domesticus, Kiuc., que plusieurs Entomologistes regardent comme une femelle du genre Epyris de Westwood, de la famille des Oxyuriens.

THYNNUS, Far., Lar.; Myrmecoda, LaTr.

Corps allongé. — Tête un peu plus étroite que le thorax, arrondie dass les mäles et presque carrée dans les femelles, — Yeux ovalaires. — Mandibules étroites et bidentées. — Labre trifide.— Antennes droites dans les mâles et contournées dans les femelles, insérées au milieu de la face, ayant leur second article emboîté au milieu du premier dans les femelles ; leur premier article presque cônique, le second trés-court, les autres cylindriques, s’amincissant vers l’extrémité. — Thorax cônico-ovalaire, — Ailes supérieures ayant une cellule radiale s'étendant tout le long de la côte, et trois cellules cubitales dont la seconde et la troisième recoivent chacune une nervure récurrente. — Pattes courtes. — Abdomen ovalaire , tronqué à sa base.

Nous regardons, à l’exemple de M. Guérin, le genre Myrmecoda comme des femelles du genre Thynnus, d'autant plus que M. Westwood rapporte que M. Léwis, voyageur anglais, a trouvé accouplé le Thynnus Variabilis avec une Myrmecoda.

On ne connoiît de ce genre que quelques espèces de la Nouvelle. Hollande; celle que l’on en considère comme le type est le

THYNNUS DENTATUS.

Fag., Syst. Piez,, p.231, n.41.— LarTr..

Gen. Crust. et Ins., t. 1, tab. 13, fig. 4 et 2. — Donov., Gen. Illust. of Ent., part. 4, pl. 41, fig, 4. — RoEmER, Gen.

Ins., tab. 35, fig. 8. — Long. 4 à 5 lig.

Corps noir, avec deux points blancs sur les

deuxième, troisième et quatrième segmens de l'abdomen.

Trouvé à la Nouvelle-Hollande.

MYRMOSA , Larr., JUR., PANZ., LATR.; Mutilla, Rossi ; Hylœus, Fas.

Chez ceux-ci, les antennes sont presque filiformes , rapprochées à leur base et insérées près de la base du chaperon dans les femelles, et sur les côtés dans les mâles. — Le chaperon est large dans ces derniers, triangulaire et caréné longitudinalement dans les femelles, — Leurs mandibules sont unidentées, et celles des males tridentées. — Le thorax est ovalaire dans les mâles, et tronqué postérieurement dans les femelles. — Les ailes ont une cellule radiale et quatre cellules cubitales, dont les seconde et troisième recevant chacune une nervure récurrente. — Les pattes sont épineuses. — L’abdomen est oblong dans les mâles et crénelé latéralement; il est conico-ovalaire dans les femelles, avec le premier segment plus étroit que le second.

Le type de ce genre est la

MYRMOSA MELANOCEPHALA,

Ç .Muiilla Melanocephala, Fas., Syst.

Piez., p. 439, n. 49.— Oxiv., Enc. Mét., t. VIII, p. 65, n. 45. — Cooues., Illust.

Jcon., t. 1, p. 26, pl. 6, fig. 414. — Mutilla dimidiata, Larr., Act. de la soc. d'Hist.

Nat., p. 11,n0.11.— %. Myrmosa Atra, PANz., Faun. Germ., fasc. 85, n. 15. — Myrmosa Nigra, LaTr., Gen., pl. 13, fig, 6. — G'et $ Hist. Nat. des Crust. et des Ins.,t. XIII, p. 266. — Guér., con.

du Reg. anim. Ins., pl. 69, fig. 6. — Scn., Foss. Hym., p. 38. — Long. 4 lig. = à 3 lig. :. — Corps entièrement noir et pubescent dans le mâle, et fortement ponctué : la moitié antérieure des antennes rougeâtre dans la femelle ; les mandibules de la même couleur, avec leur extrémité brune ; le thorax entièrement ferrugineux, lisse et ponctué ; les pattes rougeäâtres, épineuses et pubescentes; l’abdomen est noir et pubescent; les ailes du mâle sont lavées de brunâtre et irisées, avec leurs nervures noires.

Cette espèce se trouve dans la plus

MUTILLA, Lann., Fapr., O1iv., LATR.; Sphex, Decéer ; Apis, CHRIST.

Tête large et comprimée dans les mâles,

MUTILLA.

suborbiculaire, dans les femelles, avec les yeux arrondis chez celles-ci , et fortement échancrés dans les mâles, leurs ocelles placés en triangle sur le vertex, et nuls dans les femelles. — Mandibules tridentées dans les mâles et unidentées dans les femelles.

— Antennes presque filiformes, diminuant graduellement vers l’extrémité. — Thorax allongé. — Ailes supérieures ayant une cellule radiale et trois cellules cubitales presque égales; la seconde et la troisième recevant chacune une nervure récurrente. — Pattes épaisses et robustes dansles femelles. — Abdomen ovalaire.

On connoît quelques espèces indigènes de ce genre, et un plus grand nombre de belles espèces exotiques.

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