DE LA TRIBU DES BOSTRICHIENS
Fam. 1. BOSTRICHiDES. Antennes de dix articles. Tête enfoncée dans le corselet.
Groupe 1. CISITES. Jambes mutiques.
Genre 1. cis. Antennes ayant leur premier article
grand , les suivants très-grèles, et les trois derniers fort grands.
Groupe 2. BOSTRICHITES. Jambes épineuses. Genre 1. BosTRicHE. Geoff. Corps cylindrique. Antennes ayant {Apaie, Fabr.) leurs derniers articles très-grands,
aussi longs que le reste de l'antenne et en dents.
Gre. 2. psoA. Herbst. {He- Corps étroit. Antennes ayant leur terarthon,G\xéï.) trois derniers articles fort grands,
ovoïdes , le dernier pointu.
Fam. % LYCTITES. Antennes de onze articles.
Genre 1. lycte.
La Famille des bostrichides est subdivisée en deux groupes : les cisites et les bostkichites.
Le premier renferme le seul genre Cis, dont les espèces, toutes de petite taille, assez semblables aux Anobies, quant à la forme , sont répandues dans toute l'Europe. Le Cis du Bolet [Cis Boleti, Fabr.) est le type du genre; il est brunâtre, avec les antennes et les pattes plus claires, et les élytres légèrement rugueuses. Sa larve , trouvée par M. Westwood dans les champignons qui croissent sur les arbres , est molle , blanchâtre , avec la tête écailleuse , comme les mandibules et les pattes , et deux petits crochets à l'extrémité du corps.
Le groupe des bostrichites renferme les genres Bostriche (Bostrichus), Psoa et Hétérartron.
Le premier renferme une nombreuse suite d'espèces,
qui toutes présentent des rugosités plus ou moins fortes sur le corselet et les élytres ; elles sont dispersées dans toutes les régions. Le type , le Bostriche capucin (B. cajmcinuSy Lin.), noir, avec les élytres rouges, est commua dans notre pays : sa larve , qui vit dans le bois^ est de consistance charnue , un peu recourbée comme les larves des Scarabéieus , et munie de très-petites pattes écailleuses.
Le genre Psoa renferme deux espèces du midi de l'Europe [P. viennensis, Fab., eldubia, Rossi).
LegenreHétérartron,que nous considérons comme une simple division des Psoas, est composé de quelques espèces du Chili.
La Famille des lyctides comprend le seul genre Lycte, dont le type, le L, canaliculé [Lyctus canaliculatus, Fabr.), est quelquefois très-commun; il est d'un gris brunâtre, avec un sillon profond sur le corselet ; sa larve, qui est blanchâtre, de consistance charnue et un peu recourbée, vit dans le bois : elle a détérioré considérablement des bois employés pour la construction de la galerie de minéralogie au Jardin des Plantes.
DIX-IIUITIÉME TRIBU.
LES CURCULIOINIENS.
Les Curculioniens se reconnaissent aisément entre tous les Coléoptères à leur tête prolongée en museau ou en trompe, à leur bouche toute rudimentaire, à leurs antennes souvent coudées après le premier article. Ces insectes constituent une des familles les plus naturelles de tout l'ordre des Coléoptères , une de celles dont les limites ne sont sujettes à presque aucune atteinte. Les Curculioniens ont reçu le nom vulgaire de Charançons , et ce-
lui de Rhyncophores ou de Porte-becs, à raison de la conformation particulière de leur tête.
Ces Coléoptères vivent exclusivement de matières végétales ; leurs larves , qui sont privées de pattes, de consistance charnue et plus épaisses antérieurement que vers l'extrémité, avec une tête très-petite , vivent dans Tintérieur des végétaux , soit des tiges , soit des troncs , soit des graines : elles sont quelquefois très-redoutables.
Les Curculioniens, dont on connaît de cinq à six mille espèces, sont répandus dans toutes les régions du globe. Néanmoins tous ces insectes n'offrent entre eux, sous le rapport de l'organisation, que des différences assez légères, qui ne sont pas comparables à ce qu'on observe chez les Scarabéiens et même les Carabiens. Ceci n'a pas empêché de former dans cette tribu des genres aussi multipliés que possible. M. Schœnlierr, l'auteur d'une monographie de cette tribu, en a établi plusieurs centaines (1).
Le tableau suivant présente les diverses coupes quenous avons cru devoir admettre parmi ces Curculioniens.
TABLEAU DES DIVISIONS