ULO MITES. HYPOPHLÉE. Fabr
Gre. 2. ULOMA. Cast.
Gre. 3, TOxicuM. Latr.
carré, trilobé en avant. Galette des mâchoires très-longue, lancéolée.
Mandibules dentées, aussi longues que la tète.
Genre l.PHRÉNAPATES. iTirôy. Antennes ayant leurs trois derniers articles plus gros que les précédents.
Tête cornue-
La première famille des Piméliens est celle des Piméliides ; elle est composée en général d'insectes d'assez forte taille, dont la couleur est presque toujours noire. Les Piméliides habitent les régions chaudes, sablonneuses, arides; ils sont abondants sur les bords de la Méditerranée , principalement en Orient ; les parties méridionales de l'Afrique ont aussi des représentants de cette famille, ainsi que les contrées arides de l'Amérique méridionale, comme le Tucuman, le Chili , le Pérou.
Cette famille peut être subdivisée en plusieurs groupes. Un entomologiste en a même proposé un assez grand nombre (1) ; mais nous ne les adoptons pas tous , quelquesuns d'entre eux nous ayant paru ne pas offrir de caractères suffisants.
Pour nous les Piméliidessont divisés en neuf groupes. Le premier, celui despiMÉLiiTES, est l'un des plus nombreux ; car le genre Pimelia renferme une quantité d'espèces trèsconsidérable. Tous les Coléoptères de ce genre ont une forme courte, arrondie; ils sont épais et pourvus de pattes assez longues.
L'espèce que nous considérons comme typique , parce qu'elle est commune dans le midi de la France, est la Pimélieà deux points [Pimelia bipunctafa){V\. 9, fig. 7).
(I) royez Solier, Essai sur les CoUaptérides. Annales de la société entomol. de France.
Le genre Trachyderme se compose de quelques espèces africaines [T. hispida. Fab. du Sénégal, etc.)
Les Diésies , Platyopes , Sternodes habitent la Russie méridionale, la Sibérie ; ils sont peu nombreux en espèces.
LesCryptochilessontde petits Piméliites, souvent d'une couleur grisâtre , avec des côtes sur les élytres : ils paraissent propres au cap de Bonne-Espérance.
Les ADESMiiTEs s'éloigncnt très-pcu des précédents. La longueur des pattes postérieures de la plupart d'entre eux leur donne toutefois un aspect un peu différent.
Le genre Épiphysa, remarquable par son corselet trèscourt, avec ses élytres comme bossues, ne renferme encore qu'une seule espèce du cap de Bonne-Espérance [E. JlavicoUis, Fab.)
Les Physosternes habitent le même pays.
La seule espèce encore décrite du genre Mégagénie [Megagenius Frioli, Sol.) se trouve en Barbarie.
Les Adesmies proprement dites sont presque toutes Africaines; quelques-unes se trouvent aussi en Orient.
Les Physogasters sont d'assez petite taille et propres au, Chili et au Tucuman ; leurs élytres sont très-gibbeuses.
Les PBAOciïEs sont tous habitants du Chili et du Tucuman : leur taille est médiocre ; leur forme est plus ou moins orbiculaire, ou oblongue, plus ou moins convexe, en gé-, néral d'une couleur bronzée: nous ne connaissons pas leurs habitudes, et il n'y arien de particulier à mentionner sur la structure particuhère des divers genres de ce groupe.
Les ÉjRODiiTEs, qui forment un quatrième groupe parmi les Piméliides, sont abondants en espèces dans l'Europe méridionale , l'Orient et l'Afrique.
Les Erodies [Erodius] sont très-gibbeux ; leursélytres offrent presque toujours des côtes dont l'épaisseur varie
nou-seulement suivant les espèces , mais aussi suivant les individus; ce qui a jeté de grandes perturbations dans les distinctions spécifiques. L'Érodie bossu {E.gibbiis, Fab.), qui est d'un noir assez brillant avec de faibles côtes sur les élytres, peut être considéré comme le type du genre : il est commun dans le midi de l'Europe et en Barbarie.
On a décrit deux espèces de Leptonyche {Leptonychus), l'une et l'autre du Sénégal.
Le genre Calognathus a été établi sur une seule espèce ( C. Chevrolatii^ Guér. ) du cap de Bonne-Espérance, espèce fort remarquable par ses mandibules saillantes comme chez les Lucanes, et ses tarses ciliés et munis de crochets extrêmement longs.
Les Zophosis constituent un genre nombreux en espèces, d'assez petite taille en général et de forme elliptique, peu convexe. Les Zophosis habitent l'Europe méridionale et surtout l'Afrique.
Les MOLUBiTES renferment des insectes d'aspect assez varié, quoique très-semblables sous le rapport des caractères zoologiques.
Les Moluris sont tous propres au cap de Bonne-Espérance; la plupart sont extrêmement convexes, {type M. ^triata, Fabr. ) ; mais il y a aussi plusieurs espèces qui sont d'une forme oblongue, offrant cependant tout à fait les mêmes caractères.
Les Trachynotes habitent le même pays; ils se font remarquer par des rugosités sur le corselet et les élytres.
Nous ne connaissons qu'un seul Leptode de la Géorgie. [L. Boisduvalii, Sol.)
Les Sépidies ( Sepidium ) se trouvent dans le midi de l'Europe et en Orient; leur corselet présente uneéminence qui s'avance un peu sur la tête en forme de capuchon;
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c'est uu caractère qui les fait reconnaître au prenaier abord.
Les Cyrtodères , dont les antennes sont fort grêles , habitent l'Afrique.
Le sixième groupe des Piméliites est celui des akisi- TEs ; c'est un des plus étendus de la famille et l'un de ceux chez lesquels ou observe des formes très-différentes.
Les Eurychores, tous d'Afrique et d'Orient, paraissent très-singuliers à raison de la forme évasée de leur corselet.
Les Akis constituent un genre assez étendu , composé de Coléoptères d'un noir brillant : le type, l'Akis ponctué {Akis punctata, Thunb.), long de quinze à dix-huit millimètres , ayant quelques rides sur les élytres et une rangée latérale de points élevés, est commun dans le midi de la France.
Le seul Élénophore connu (£". collaris, Fab.) se trouve dans les mêmes localités.
Le genre Cacicus est représenté aussi par une seule espèce du Tucuman. (C)
Les Mélaphores et les Évanyosomes sont d'élégants petits Coléoptères du Chili (1).
Les Tagénies, répandues particulièrement dans le midi de l'Europe , ont un corps grêle et une taille assez minime. {T.filiformis,Ysi\).)
Les Adélostomes leur ressemblent; mais leur forme est plus carrée; et ils se font remarquer par des sillons (^, sulcatum, Dup.)
Les Ammophores et les Psammétiques sont particuliers au Chili.
Les Nyctoporis ont été trouvés seulement en Californie
(I) Voy, Guérin, Magasin de Zoologie, 1834.
et les Plathyolmus dans l'Amérique méridiouale centrale.
LesScotobies se trouvent en diverses parties de l'Amérique méridionale; leurs élytres sont rugueuses ou sillonnées.
Enfin les Émalodères ont été trouvés dans la Colombie et au Pérou (1).
Les scAURiTEs forment un groupe très-limité.
Les Scaures [Scaurus] sont communs dans le midi do TEurope et en Barbarie.
Le Scaure triste (S. tristis^Fahv. ) est le type du genre.
Le genre Herpiscie est établi sur une seule espèce du cap de Bonne-Espérance, et celui de Céphalostène sur deux espèces de la Grèce et de l'Asie Mineure (2).
Les TENTVRiiTES sout dcs Coléoptèrcs presque toujours d'un noir brillant, de moyenne taille et étroits. M. Solier a formé dans ce groupe une longue série de genres , que nous regardons comme de simples divisions du genre Tentyria, tant ils reposent sur des caractères peu tranchés.
Les Tentyries sont abondants dans le midi de l'Europe et en Orient ; leurs espèces très-multipliées sont fort difficiles à distinguer.
Les Mésostènes, très- voisins des précédents, habitent aussi l'Orient.
Les Hégéters se trouvent aux îles Canaries ( H. striatus, Latr. etc. )
Les NYCTÉLiiTEs peuvcut compter parmi les plus jolis Piméliides ; ils ont des côtes et quelquefois certain duvet qui leur donne un aspect agréable. Ce sont des habitants du Chili, du Tucuman et de laPatagonie.
(1) Yoy. Blanchard. Voy. d'Orbigny. Insectes.
(2) Voy. Solier, Annales de la Société Entomologique de France, 1 83«.
22 HISTOIKE
Les Gyriosomes ont une forme beaucoup plus large que les Nyctélies et les Callyntras.
Notre seconde famille des Piméliens, celle des blapsides, est moins étendue que la précédente: nous la divisons seulement en quatre groupes : les cossyphites, asidites,
BLAPSITES etPÉDlNITES.
Les premiers sont des insectes très-singuliers qui offrent des rapports très-marqués avec les insectes suivants , mais qui néanmoins ne se placent pas d'une manière heureuse entre les Nyctéliites et les Asidites. Le genre Cossyphe renferme une assez longue série d'espèces propres au midi de l'Europe et à l'Afrique. Leur corselet très-développé et leurs élytres formant un large rebord latéral leur donnent un aspect très-particulier. Le type est le C. Hoffmanseggii, Latr., du Portugal.
Les Helaeus et Cilibe paraissent propres à la NouvcJle Hollande (1).
Les ASIDITES , le plus souvent , courent à terre dans les chemins, dans les endroits poudreux; leur couleur est en général analogue à celle de la poussière.
Les Asides forment un genre nombreux en espèces, qui habitent surtout l'Europe méridionale et la Barbarie. Ou trouve aux environs de Paris l'Aside grise ( Asida grisea, Fabr.) , longue de huit à neuf millimètres , grisâtre, avec quatre lignes élevées et sinueuses sur les élytres.
Les Machlas, remarquables par les rebords épais de leur corselet, sont du cap de Bonne-Espérance, de même que les Hétéroscélis.
Les Pélécyphores, très-voisins des vraies Asides, sont tous mexicains.
(I) Voy. pour ce groupe, de Brème, Monographie (k>s Ck)ssvpliides, Paris, 1842.
Les Scotines habitent le Brésil.
Mais les Dicérodères, Zophères et Nosodermes sont du Mexique; les premiers se reconnaissent à leur corselet pourvu de deux cornes dirigées en avant ; les seconds sont d'assez grande tail le et convexes ; les derniers, au contraire, sont très-plats et très-rugueux.
Le groupe des blapsites a pour genre principal celui des Blaps proprement dits ; ils sont nombreux en espèces et assez communs en Europe et en Afrique. Ils sont de couleur noire, d'assez grande dimension , exhalant toujours une odeur fétide ; ils fréquentent les endroits sombres et humides, comme les caves; ils marchent la nuit et se cachent presque constamment pendant le jour; ils sont regardés par le vulgaire comme un présage de mauvais augure. On a nommé l'espèce la plus commune dans notre pays, le Blaps porte-malheur, présage-mort, sorcière de la mort, etc. ( Blaps mortisaga. Lin. )
C'est un Coléoptère long de vingt millimètres, à élytres très-finement ponctuées, presque lisses et terminées en pointe.
On rapporte que quelques individus ont vomi parfois des larves de Blaps ; mais ce sont là des faits très-peu avérés.
Au rapport de Fabricius, les femmes en Egypte, afin d'engraisser, mangent le Blaps sillonné [B. sulcata], qui y est très-commun, cuit avec du beurre. On l'emploie également contre les douleurs d'oreilles, la morsure du scorpion, etc.
Le genre Gonope renferme une seule espèce du cap de Bonne-Espérance ;
Celui de Pétrobie une seule d'Orient [Petrobius spinimanus , Pal.)
Le genre Nyctérope est propre à l'île de Madagascar.
Les Nyctérines et les Éléodes sont des Blapsités allongés ; les premiers du Chili , les autres du Mexique et de la Californie.
Les Misolampes ont une forme un peu ramassée. On les trouve en Espagne, en Portugal, en Barbarie (Misolampus Hoffmanseggii, Latr. ; Goudotii, Guér. etc.) (1)
Les Héliophuges habitent l'Amérique méridionale.
Les Sphœrotes, qui par leur couleur métallique ressemblent aux Hélops, sont également mexicains. M. de Brème en a décrit huit espèces. Les Hégémones habitent le même pays.
Le genre Chalcéodème est fondé sur une petite espèce de Madagascar ;
Celui de Zophius sur une du cap de Bonne-Espérance.
Les Acanthoraères sont du même pays. Le seul Acanthope connu [Acanthopus caraboides, Germ.) se trouve en Italie et dans les parties méridionales de l'Autriche.
On connaît une seule espèce d'Oxura [O. setosa, Kirby), provenant du Cap.
Les PÉDiNiTES sont en général d'assez petite taille , et vivent pour la plupart dans les terrains secs et arides.
Le genre Isocère ne renferme encore qu'une seule espèce de la Péninsule hispanique et de Barbarie.
Les Eury notes se rencontrent seulement dans l'Afrique australe, comme les Oncotus, Blacodes, Cœdius.
Les Platynotes en général se trouvent aux Indes orientales , tandis que les Pédines sont européens.
Le P. fémoral {Pedintis femoraiis, Fabr.) se trouve aux environs de Paris.
Les Héliophiles habitent surtout l'Europe méridionale, ainsi que les Dendares et les Philax,
(I) Voy. de Bri-me, Monograpliie. Héléromères Blapsides. Paris, 1842.
Les Blapstines sont au contraire presque tous américains.
Les Eulabis ont été trouvés en Californie.
La troisième famille des Piméliens, celle des ténébeio- NiDEs, est composée d'insectes pourvus d'ailes sous leurs élytres. Leur nom indique assez qu'ils recherchent les endroits sombres.
Plusieurs groupes constituent cette famille.
Les OPATRITES ressemblent aux Pédinites à beaucoup d'égards.
Les Opatrinus et les Epilasiums sont américains.
Le genre Opatre renferme une longue série de petites espèces propres à l'Europe méridionale et à l'Afrique. Le type du genre, l'Opatre des sables ( Opatru^n sabulosum. Lin.) , est très-commun aux environs de Paris et dans toute la France.
Les Crypticus se trouvent à peu près dans les mêmes localités. [Crypticus glaber, Fabr. etc.)
Les Leichenum {L. pictum , Fabr.) et les Microzoum {M. tibiale , F ahr.) habitent les mêmes localités que les Opatres.
Le groupe des hétébotarsttes ne renferme qu'un seul genre, qui diffère de tous les autres Ténébrionides par ses tarses : on n'en connaît que quelques espèces exotiques ( Heterotarsus tenehrioides^ Guér. ).
Les CHiROScÉLiTES SB fout remarquer par la structure de leurs antennes.
Le seul genre Chiroscelis (G. digitatus, Fab., de la côte de Guinée) s'y rattache.
LesTÉNÉBRiONiTEs renferment plusicurs genres ; lesZophobas sont allongés et amincis aux dpux extrémités. Tous habitent l'Amérique.
Les Nyctobates ont des dimensions assez considérables et des élytres sillonnés. On les rencontre seulement dans les régions les plus chaudes du globe.
Les Ténébrions proprement dits sont un peu aplatis , avec le corps long et parallèle. Le Ténébrion meunier (TenebriomoHtor, Lin.) en est letype. C'est un Coléoptère (pi. 9 , fig. 8) long de quinze millimètres , d'un brun noirâtre, avec les élytres fortement striées. Il est très-commun dans notre pays ; et sa larve, qui vit de farine, de biscuit de mer, etc., cause souvent des pertes considérables. Elle a reçu le nom de Ver de farine : elle est (pi. 9, fig. 9) longue, cylindrique, d'un fauve clair luisant, avec le dernier anneau du corps muni de deux petites pointes. Les amateurs d'oiseaux insectivores s'en servent pour nourrir les habitants de leurs volières.
Le genre Upis renferme plusieurs espèces exotiques : une seule est européenne; elle habite la Suède [Upis ceramboides, Fabr. ).
Le genre Calcar se trouve dans l'Europe méridionale et les Boros dans le Nord.
Les Dolichodères et Acthrodactyles sont des habitants de l'île de Madagascar, qui se font remarquer par leur corps allongé et leurs antennes aplaties à l'extrémité.
Les PYTHiTEs constituent un groupe très-restreint.
Le genre Pytho se compose d'une seule espèce [P. depressus, Lin. ) qui se trouve en Suède , en Allemagne, etc.
Le genre Catapiestus est établi sur une seule espèce de .lava [C.piceus, Perty).
Les Epitragites sont plus nombreux en espèces. Les Imatismes (/maf?5mws) se rencontrent en Afrique et aux Indes orientales.
Les Épitragues sont des Ténébrionides de moyenne tail le,
de couleurs brunâtres ou bronzées, qui sont abondants dans presque toute l'Amérique méridionale. Il en est de même des Géobores (1).
Les MONOMMiTES renferment le seul genre Monomma, dont toutes les espèces connues habitent l'île de Madagascar. Leur aspect général et la plupart de leurs caractères les lient étroitement aux Épitragites ; mais les fossettes du corselet pour recevoir les antennes sont un caractère unique parmi tous les Coléoptères hétéromères, et qui semble leur donner quelque affinité avec certains Élatérides ou Eucnémides.
Les ULOMITES vivent dans une foule de détritus végétaux ; beaucoup se trouvent dans des bois pourris , sous des écorces et aussi dans des champignons. C'est ainsi qu'on rencontre les Hypophlées, dont le corps est généralement étroit et cylindrique, et les Ulomes, chez lesquels il est assez aplati [U. culinariSy Fabr.).
Ces derniers offrent d'assez grandes différences de formes, sur lesquelles ou s'est appuyé pour baser des genres ; mais nous ne connaissons pas encore assez la valeur de ces différences pour les adopter.
Ces insectes ont une assez grande ressemblance avec les Colydiites.
Les PHRÉNAPATiTES constitucut un groupe singulier, qui s'éloigne beaucoup de tous les autres types de la famille des Ténébrionides. Les parties de la bouche ont des caractères tout particuliers. Nous connaissons actuellement deux espèces américaines du genre Phrénapates (type P. Bennetii , Kirby).
(1) Voy. Blanchard, Voyage d'Orbigny, Insectes.