DE LA TRIBU DES HESPÉRIENS
re 1 . EUDAMUS. Bolsd.
Gre. 2. PAMpeiLA. Fabr.
Steropes, Boisd.)
Gre. 3.HESPÉRIE. Lin.
Gre. 4. stricthus. Boisd.
Gre. 5. THVMELE. Fabr.
(Thanaos, Boisd.)
Antennes en massue ovalaire , allongée, formant un coude avec la tige de l'antenne. Palpes épais, hérissés, à dernier article très-petit, pointu.
Antennes à massue ovalaire, sans crochet. Palpes à dernier article assez long et grêle.
Antennes à massue ovalaire, ayant ordinairement un petit crocl.et à l'extrémité. Palpes très-hérissés de poils roides; à dernier article trèspetit, pointu.
Antennes en massue forte, oblongue, obtuse, un peu arquée. Palpes à dernier article plus long que dans le genre Hespérie.
Antennes assez grêles, à massue allongée et arquée en dehors.
Les faibles modifications existant entre les divers genres de cette tribu ne permettent pas de les rattacher à plusieurs groupes.
Les Eudaraus sont les Hespériens de la plus grande taille ; on en connaît un nombre considérable d'espèces toutes exotiques et surtout très-répandues dans le nouveau monde.
Les autres renferment tous plusieurs espèces indigènes.
Le type du genre, Pamphila [P. aracinthits , Lin.), désigné vulgairement sous le nom de Miroir, habite les grandes forêts de notre pays.
Les Hespéries proprement dites ont pour la plupart les ailes jaunâtres. L'Hespérie Sylvain (//. Sylvanus, Fabr. ) a les ailes d'un jaune fauve, avec plusieurs taches jaunes pâles, une isolée et les autres en séries transversales. Cet insecte est commun dans toute l'Europe. Le type du genre Syrichte(S. malvœ , Hubn.) est commun dans toute l'Europe, vit sur les mauves dans son premier état; pour se transformer en chrysalide, cette chenille réunit des feuilles en une sorte de paquet ovalaire, au milieu duquel elle subit sa transformatien.
Les Tanaos sont très-voisins des précédents ; le type est le Tanaos tages, Lin., très-commun dans toute l'Europe.
CINQUIÈME TRIBU
LES CYDIMONIENS.
Les insectes de cette tribu, par la forme de leurs ailes e^ par leur grand développement, ressemblent aux Papilionldes 5 mais leurs antennes grêles, plus grêles que chez les Hespériens, les rapprochent de ces derniers, et établissent entre eux et les tribus suivantes un lien direct. Les chenilles des Cydiraoniens sont épaisses et atténuées aux deux extrémités; elles ressemblent considérablement à celles des Hespériens, et, comme celles-ci, elles se filent entre les feuilles une coque à réseau lâche.
Ces Lépidoptères ont un petit nombre de représentants , propres à l'Amérique méridionale et aux archipels du grand Océan pacifique. Pendant longtemps on les confondit, sous la dénomination à'Uranies, avec des insectes tres-semblables sous le rapport de l'aspect général, mais très-différents sous celui des caractères ; c'est seulement depuis quelques années que la distinction a été bien établie.
TABLEAU DES DIVISIONS